« Prends soin de toi » : pourquoi c’est si difficile et comment y arriver

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« Tu devrais prendre soin de toi. »

Combien de fois j’ai entendu cette phrase depuis que je suis devenu aidant pour Diane? Des dizaines? Des centaines?

Chaque fois, j’ai hoché la tête poliment. « Oui, oui, je sais. » Puis je suis retourné à ma routine épuisante sans rien changer.

Parce que voici la vérité : « prends soin de toi » est probablement le conseil le plus donné et le moins suivi par les aidants naturels.

Ce n’est pas parce qu’on ne comprend pas le principe. Tout le monde sait que prendre soin de soi est important. L’analogie du masque à oxygène dans l’avion, on la connaît tous.

Mais savoir et faire sont deux choses complètement différentes.

Aujourd’hui, je vais parler de pourquoi c’est si difficile pour les aidants de prendre soin d’eux-mêmes. Et surtout, comment j’ai finalement réussi à le faire après mon burnout. Pas parfaitement. Mais suffisamment pour rester debout.

![Image suggérée : Masque à oxygène d’avion avec la consigne « Mettez votre masque en premier », symbolisant le principe du self-care]

Sommaire

Pourquoi « prends soin de toi » semble impossible

Avant d’expliquer comment prendre soin de soi, il faut comprendre pourquoi c’est si difficile. Parce que ce n’est pas de la paresse. Ce n’est pas de l’ignorance.

La culpabilité écrasante

C’est probablement l’obstacle numéro un.

Comment prendre du temps pour vous quand Diane lutte avec les symptômes de la SP tous les jours? Comment aller marcher tranquillement pendant qu’elle est coincée à la maison avec ses limitations?

Chaque minute que vous prenez pour vous semble volée à la personne que vous aidez.

Je me souviens d’une fois où je suis allé prendre un café avec un ami. J’étais sorti de la maison depuis 45 minutes et je me sentais déjà coupable. « Je devrais être à la maison. Diane est seule. Elle pourrait avoir besoin de quelque chose. »

Cette culpabilité empoisonne tout plaisir. Vous ne pouvez pas vraiment vous détendre parce qu’une partie de vous se sent horrible de prendre ce temps.

Le manque de temps réel

Ce n’est pas juste une impression. Les aidants MANQUENT vraiment de temps.

Entre le travail (si vous travaillez encore), les soins à la personne aidée, les rendez-vous médicaux, les tâches domestiques, la gestion administrative – il ne reste littéralement pas de temps.

Dire « prends soin de toi » à quelqu’un qui dort 5 heures par nuit et court constamment, c’est comme dire « respire » à quelqu’un qui se noie.

Le conseil n’est pas faux. Mais il ignore complètement la réalité pratique.

L’épuisement qui paralyse

Voici le paradoxe cruel : quand vous avez le plus besoin de prendre soin de vous, vous avez le moins d’énergie pour le faire.

Quand j’étais au pire de mon épuisement, juste l’idée de planifier une activité de self-care me semblait épuisante. Aller marcher? Trop fatigué. Appeler un ami? Pas l’énergie. Prendre un bain relaxant? Même ça semblait trop d’effort.

L’épuisement crée un cercle vicieux : vous avez besoin de self-care pour récupérer, mais vous êtes trop épuisé pour faire du self-care.

La croyance qu’on ne le mérite pas

Beaucoup d’aidants ont cette pensée insidieuse : « Diane souffre vraiment. Moi, je suis juste fatigué. Je n’ai pas le droit de me plaindre ou de prendre du temps pour moi. »

Vous comparez votre fatigue à la maladie de l’autre personne, et évidemment, votre fatigue semble moins importante.

Donc vous la minimisez. Vous la niez. Vous continuez à pousser.

Le perfectionnisme de l’aidant

Beaucoup d’aidants (moi inclus) ont des standards impossibles pour eux-mêmes.

Un « bon » aidant est toujours disponible. Un « bon » aidant ne se plaint pas. Un « bon » aidant peut tout gérer. Un « bon » aidant ne prend pas de pauses pendant que l’autre souffre.

Ces standards impossibles garantissent l’échec. Et quand vous « échouez » à les atteindre, vous vous sentez encore plus coupable, alors vous essayez encore plus fort.

La peur de ce qui pourrait arriver

Si vous prenez du temps pour vous, qui va s’occuper de la personne aidée? Que se passera-t-il s’il y a une urgence pendant que vous êtes absent?

Cette peur vous garde en mode hypervigilance constant. Vous ne pouvez jamais vraiment décrocher parce que vous devez toujours être prêt.

L’habitude de s’oublier

Après des mois ou des années à mettre constamment les besoins de quelqu’un d’autre avant les vôtres, vous oubliez comment reconnaître vos propres besoins.

On vous demande : « Qu’est-ce qui te ferait plaisir? »

Et vous ne savez même plus. Vous avez tellement l’habitude de fonctionner en mode « besoins de l’autre » que vos propres besoins sont devenus invisibles, même pour vous.

![Image suggérée : Balance complètement déséquilibrée, un côté surchargé (besoins de l’autre), l’autre vide (besoins personnels)]

La vérité inconfortable sur le self-care

Voici ce que personne ne vous dit : prendre soin de vous comme aidant n’est pas naturel. Ce n’est pas facile. Ce n’est pas quelque chose qui arrive spontanément.

Ça demande un effort conscient. Un effort constant. Et souvent, ça demande de faire des choses qui vous semblent contre-intuitives ou même égoïstes.

Après mon burnout, ma psychologue Catherine m’a dit quelque chose qui m’a marqué :

« Marc, tu dois traiter le self-care comme une prescription médicale, pas comme une suggestion optionnelle. Si ton médecin te prescrivait un médicament vital, tu le prendrais tous les jours, non? Le self-care, c’est pareil. Ce n’est pas optionnel si tu veux survivre à long terme. »

Cette façon de voir a changé ma perspective. Ce n’était plus « ce serait bien si je prenais soin de moi ». C’était « je DOIS prendre soin de moi pour pouvoir continuer ».

Recadrer le self-care : pas égoïste, essentiel

La première étape pour réussir à prendre soin de vous, c’est de changer comment vous percevez le self-care.

Ce n’est pas égoïste, c’est un investissement

Prendre soin de vous n’enlève pas quelque chose à Diane. Ça vous permet de mieux l’aider à long terme.

Un aidant épuisé est irritable. Fait des erreurs. S’effondre éventuellement.

Un aidant qui se ressource régulièrement est plus patient. Plus attentif. Capable de continuer.

Vous ne prenez pas soin de vous AU DÉTRIMENT de Diane. Vous prenez soin de vous POUR Diane (et pour vous).

Ce n’est pas du temps perdu, c’est du temps investi

Une heure de marche n’est pas une heure « perdue ». C’est une heure qui vous redonne de l’énergie pour les 23 autres heures de la journée.

Vingt minutes de méditation le matin ne sont pas du temps gaspillé. Elles vous aident à gérer le stress des heures suivantes.

Le temps de self-care est un investissement, pas une dépense.

Ce n’est pas facultatif, c’est essentiel

Le self-care n’est pas quelque chose que vous faites « si vous avez le temps » ou « quand tout le reste est fait ».

C’est une nécessité de base, comme manger ou dormir.

Si vous ne mangez pas, vous allez mourir de faim. Si vous ne prenez pas soin de vous, vous allez faire un burnout. C’est aussi simple que ça.

Vous avez le droit d’avoir des besoins

Même si Diane a la SP. Même si elle souffre. Même si ses besoins semblent plus urgents.

Vous restez un être humain avec des besoins légitimes.

Avoir besoin de repos, de connexion sociale, de moments pour vous, d’activités qui vous plaisent – ce n’est pas capricieux. C’est humain.

![Image suggérée : Deux personnes dans un avion mettant leur masque à oxygène – la première sur elle-même, puis aidant l’autre]

Les niveaux de self-care : commencer là où vous êtes

Le self-care n’est pas tout ou rien. Il y a différents niveaux. Commencez par ce qui est faisable MAINTENANT, même si c’est petit.

Niveau 1 : Les bases de survie

Si vous ne faites rien actuellement, commencez ici. Ce sont les non-négociables absolus :

Manger trois repas par jour – Pas des restes froids debout dans la cuisine. De vrais repas, assis, même s’ils sont simples.

Dormir suffisamment – Visez 7-8 heures. Si les réveils nocturnes sont fréquents, trouvez des solutions.

Prendre vos propres médicaments – Si vous avez des prescriptions, prenez-les. Régulièrement. Pas seulement quand vous y pensez.

Aller à vos rendez-vous médicaux – Ne reportez plus. Votre santé compte.

Hygiène de base – Douche régulière. Vêtements propres. Soins de base. Ça semble évident, mais quand vous êtes épuisé, même ça peut glisser.

Ces bases ne sont pas « du self-care », ce sont des nécessités de survie. Si vous ne faites même pas ça, tout le reste est impossible.

Niveau 2 : Les micro-moments

Une fois les bases couvertes, ajoutez des micro-moments de self-care. Quelques minutes à la fois.

5 minutes de respiration profonde – Le matin, dans la voiture, avant de vous coucher. Juste respirer consciemment.

10 minutes de marche – Autour du bloc. Dans votre cour. N’importe où.

15 minutes de lecture avant de dormir – Quelque chose qui n’a rien à voir avec la SP ou l’aidance.

5 minutes d’étirements – Votre corps porte beaucoup de tension. Les étirements aident.

Une tasse de café/thé savourée lentement – Pas avalée entre deux tâches. Vraiment savourée.

Ces micro-moments semblent petits. Mais ils s’accumulent. Et surtout, ils vous rappellent que vous existez en dehors de votre rôle d’aidant.

Niveau 3 : Les pauses régulières

Quand les micro-moments sont devenus une habitude, ajoutez des pauses plus longues.

30 minutes de marche 3-4 fois par semaine – Pas négociable. Mettez-le à l’horaire comme vous mettriez un rendez-vous médical.

Une heure par semaine pour un hobby – Menuiserie, lecture, jardinage, cuisine, musique. Quelque chose qui vous remplit.

Une soirée ou après-midi par semaine complètement libre – Quelqu’un d’autre prend en charge. Vous faites ce que vous voulez.

Un rendez-vous téléphonique hebdomadaire avec un ami – Connexion sociale régulière. Même juste 20 minutes.

Niveau 4 : Les investissements substantiels

Quand vous avez de l’énergie et les ressources, investissez plus substantiellement :

Thérapie régulière – Mensuellement ou bimensuellement. C’est un investissement, pas une dépense [ARTICLE À CRÉER].

Groupe de soutien pour aidants – Connexion avec des gens qui comprennent vraiment. Où trouver des groupes au Québec [ARTICLE À CRÉER].

Activité physique régulière – Gym, yoga, natation. Ce qui vous plaît.

Répit prolongé – Une fin de semaine par mois. Le répit n’est pas un luxe [ARTICLE À CRÉER].

Vous n’avez pas à faire tous les niveaux immédiatement. Commencez par le niveau 1. Puis ajoutez graduellement.

![Image suggérée : Pyramide à 4 niveaux montrant la hiérarchie du self-care, des bases en bas aux investissements substantiels en haut]

Comment intégrer le self-care concrètement

Savoir QUOI faire est une chose. Savoir COMMENT l’intégrer dans votre réalité est autre chose.

Stratégie 1 : Ancrez-le dans votre routine

Ne comptez pas sur la motivation ou le temps libre. Intégrez le self-care dans votre routine quotidienne.

Pour moi :

  • Marche : tous les matins après le déjeuner, 30 minutes – C’est dans mon horaire comme un rendez-vous fixe.
  • Menuiserie : tous les soirs après le souper, 20 minutes minimum – Même si je suis fatigué, je descends au sous-sol.
  • Lecture : tous les soirs avant de dormir, 15 minutes – Ça signale à mon cerveau que la journée est finie.

Ce n’est pas « quand j’ai le temps ». C’est « à cette heure précise, tous les jours ».

Stratégie 2 : Rendez-le aussi facile que possible

Enlevez tous les obstacles.

Vous voulez marcher? Laissez vos chaussures de marche près de la porte. Pas besoin de les chercher.

Vous voulez méditer? Téléchargez une application guidée. Pas besoin de savoir comment faire.

Vous voulez lire? Gardez un livre sur votre table de nuit. Pas besoin de le chercher.

Plus c’est facile, plus vous allez le faire.

Stratégie 3 : Commencez ridiculement petit

Ne vous mettez pas l’objectif de courir 5 km par jour si vous ne faites rien actuellement.

Commencez par 5 minutes de marche. Puis augmentez graduellement.

Le but n’est pas la perfection. C’est la constance.

Stratégie 4 : Liez-le à quelque chose d’existant

Utilisez des déclencheurs qui existent déjà dans votre routine.

« Après avoir bu mon café du matin, je fais 5 minutes de respiration. »

« Après avoir aidé Diane à se coucher, je prends 20 minutes pour mon hobby. »

« Avant de commencer ma journée de travail, je fais 10 minutes d’étirements. »

Les déclencheurs rendent l’habitude automatique.

Stratégie 5 : Protégez ce temps farouchement

Traitez votre temps de self-care comme vous traiteriez un rendez-vous médical de Diane. Non-négociable.

Si quelqu’un vous demande quelque chose pendant ce temps : « Je ne suis pas disponible à cette heure. Je peux t’aider après. »

Diane elle-même a appris à respecter mon temps de marche matinal. Elle sait que de 9h à 9h30, je ne suis pas disponible sauf urgence absolue.

Stratégie 6 : Acceptez l’imperfection

Certains jours, vous allez sauter votre routine. Une urgence arrivera. Vous serez trop épuisé.

C’est correct.

L’objectif n’est pas de faire 100% parfaitement tous les jours. C’est de faire 80% la plupart des jours.

Un jour manqué n’est pas un échec. C’est juste un jour. Recommencez le lendemain.

Gérer la culpabilité qui vient avec le self-care

Même quand vous commencez à prendre soin de vous, la culpabilité peut rester. Voici comment je la gère :

Recadrer la pensée culpabilisante

Quand la pensée « Je devrais être avec Diane » arrive pendant que je marche, je la remplace consciemment :

« Cette marche me donne l’énergie et la patience pour être présent pour Diane le reste de la journée. »

« Diane bénéficie d’un conjoint en santé qui peut être là à long terme. »

Demander à Diane de vous donner la permission

Littéralement. J’ai demandé à Diane : « Est-ce que tu es d’accord que je prenne 30 minutes chaque matin pour marcher? »

Elle a dit oui. Elle voit la différence dans mon énergie et mon humeur.

Maintenant, quand la culpabilité arrive, je me rappelle : « Diane elle-même veut que je fasse ça. »

Reconnaître que la culpabilité est un mensonge

La culpabilité vous dit que prendre soin de vous est mal. C’est un mensonge.

La culpabilité est basée sur des standards impossibles et une vision déformée de ce qu’est un « bon » aidant.

Vous ne faites rien de mal. Vous faites quelque chose d’essentiel.

Parler de la culpabilité

En thérapie. Dans un groupe de soutien. Avec un ami de confiance.

Quand vous mettez des mots sur la culpabilité, elle perd de son pouvoir.

Et quand d’autres aidants vous disent « Moi aussi je ressens ça », vous réalisez que c’est une expérience commune, pas une faiblesse personnelle.

![Image suggérée : Chaînes qui se brisent, symbolisant se libérer de la culpabilité]

Ce qui m’aide personnellement

Voici mon système actuel de self-care. Ce n’est pas parfait. Mais c’est durable.

Quotidien

  • 30 minutes de marche matinale
  • Trois vrais repas assis
  • 20 minutes de menuiserie le soir
  • 15 minutes de lecture avant de dormir
  • Mes propres médicaments et vitamines

Hebdomadaire

  • Mercredi après-midi complet libre (infirmière à la maison avec Diane)
  • Un soir avec des amis ou une activité sociale
  • Au moins une conversation téléphonique avec un ami proche

Mensuel

  • Une fin de semaine de répit (ma sœur prend la relève)
  • Rendez-vous avec mon psychologue
  • Groupe de soutien pour aidants
  • Rendez-vous médicaux au besoin

Trimestriel

  • Révision de mon système : qu’est-ce qui fonctionne, qu’est-ce qui ne fonctionne plus?
  • Ajustements au besoin

Annuel

  • Une semaine de vacances complète
  • Bilan de santé complet

Ce système s’est construit graduellement. Je n’ai pas commencé avec tout ça. J’ai commencé avec juste la marche matinale. Puis j’ai ajouté, petit à petit.

Quand le self-care ne suffit pas

Soyons honnêtes : parfois, même avec du self-care, vous êtes quand même épuisé.

Parce que le problème n’est pas juste le manque de self-care. C’est aussi que vous portez une charge trop lourde.

Si vous faites tout le self-care du monde mais que vous êtes toujours seul aidant 24/7, vous allez quand même vous épuiser.

Le self-care doit aller de pair avec :

Le self-care n’est pas une solution miracle. C’est une pièce du puzzle. Mais une pièce essentielle.

Un dernier mot : donnez-vous la permission

Si vous retenez une seule chose de cet article, que ce soit ceci :

Vous avez la permission de prendre soin de vous.

Pas quand tout sera réglé. Pas quand Diane ira mieux. Pas quand vous aurez plus de temps.

Maintenant. Avec toutes les imperfections de votre situation actuelle.

Vous avez la permission de prendre 10 minutes pour respirer.

Vous avez la permission de manger un repas assis.

Vous avez la permission de prendre une marche.

Vous avez la permission d’avoir des besoins.

Vous avez la permission d’être humain.

Prendre soin de vous n’est pas un luxe égoïste. C’est un acte de sagesse et de courage.

C’est reconnaître que vous ne pouvez pas aider quelqu’un d’autre si vous êtes vous-même détruit.

C’est choisir la durabilité plutôt que le martyre.

C’est investir dans votre capacité à être là pour la personne que vous aimez, aujourd’hui et demain.

Alors s’il vous plaît, prenez soin de vous. Commencez petit. Commencez maintenant.

Diane a besoin de vous. Mais elle a besoin de vous en santé, pas épuisé jusqu’à l’effondrement.

Et vous? Vous méritez de vivre, pas juste de survivre.

NOTE IMPORTANTE

Les stratégies de self-care présentées ici reflètent ce qui fonctionne pour moi. Votre situation est unique.

Adaptez ces idées à votre réalité. L’important est de commencer, même petit.

Si vous vous sentez coupable de prendre soin de vous, parlez-en à un professionnel. Cette culpabilité peut être travaillée et désamorcée.

NOTE DE MARC

Je ne vais pas vous mentir : prendre soin de moi est encore difficile certains jours. La culpabilité revient parfois. La tentation de tout sacrifier pour Diane est toujours là.

Mais je me rappelle où m’a mené cette approche. À l’effondrement complet. À être incapable d’aider Diane pendant des semaines.

Prendre soin de moi n’est pas égoïste. C’est la chose la plus altruiste que je puisse faire. Parce que ça me permet de continuer à être là.

Vous aussi, vous méritez ce même choix.

Pour aller plus loin : Ressources professionnelles

Soutien pour développer des habitudes de self-care

Applications utiles pour le self-care

  • Calm ou Headspace – Méditation guidée
  • Insight Timer – Méditation gratuite
  • MyFitnessPal – Suivi nutritionnel
  • Sleep Cycle – Améliorer le sommeil

Lecture recommandée