Mes droits face à la discrimination : connaître et défendre ses droits au Québec

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Vivre avec la SP au Québec, c’est naviguer un système complexe. Mais c’est aussi bénéficier d’une protection juridique solide contre la discrimination. Pourtant, trop souvent, les personnes atteintes ne connaissent pas leurs droits ou hésitent à les faire valoir.

Je m’appelle Malik, navigateur en santé depuis 8 ans. Chaque semaine, j’accompagne des personnes qui ont subi de la discrimination. Des refus d’embauche déguisés. Des congédiements après un diagnostic. Des commentaires blessants de collègues. Ces situations ne sont pas justes. Et surtout, elles ne sont pas légales.

[Image suggérée : Photo d’une personne consultant des documents juridiques avec un navigateur en santé dans un bureau lumineux et accueillant]

Ce que dit la loi québécoise

Au Québec, la Charte des droits et libertés de la personne vous protège. Depuis 1982, le handicap figure parmi les motifs interdits de discrimination. Cela inclut les maladies chroniques comme la SP.

L’article 10 de la Charte est clair. Toute personne a droit à l’égalité sans distinction fondée sur son handicap. Cela s’applique partout : au travail, dans les services publics, dans le logement, à l’école.

[Image suggérée : Gros plan sur un extrait de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, article 10 mis en évidence]

La discrimination peut prendre plusieurs formes. Elle peut être directe : un employeur refuse de vous embaucher en raison de votre SP. Ou indirecte : une politique d’entreprise semble neutre, mais désavantage systématiquement les personnes atteintes de maladies chroniques.

Les deux sont interdites par la loi.

Les situations de discrimination les plus fréquentes

Dans mon travail, je rencontre souvent les mêmes scénarios. Les reconnaître est la première étape pour agir.

Au travail

Un employeur qui refuse de vous embaucher après avoir appris votre diagnostic. Un congédiement quelques mois après avoir divulgué votre SP. Un refus d’accommodements raisonnables malgré une recommandation médicale claire. Ces situations constituent de la discrimination.

Même si l’employeur invoque d’autres raisons, si le lien avec votre état de santé existe, il peut s’agir de discrimination. La divulgation de la SP à l’employeur comporte des risques, mais vous avez des protections.

Dans les services

Un propriétaire qui refuse de vous louer un appartement en apprenant votre maladie. Un restaurateur qui vous demande de partir parce que votre déambulateur gêne. Un centre sportif qui refuse votre inscription sans motif valable.

Ces refus de service sont discriminatoires. Ils violent votre droit à l’égalité.

Dans la vie quotidienne

Des commentaires désobligeants répétés de voisins. Un médecin qui minimise vos symptômes en raison de votre âge. Une institution financière qui refuse un prêt uniquement à cause de votre diagnostic.

Chaque fois qu’on vous traite différemment à cause de votre SP, il peut y avoir discrimination.

[Image suggérée : Personne en fauteuil roulant face à des obstacles architecturaux dans un lieu public, symbolisant les barrières discriminatoires]

Comprendre l’obligation d’accommodement

L’accommodement raisonnable est un concept fondamental. Il découle directement du droit à l’égalité. L’idée est simple : traiter tout le monde de la même façon ne crée pas toujours l’égalité.

Parfois, des ajustements sont nécessaires. Un horaire flexible pour gérer la fatigue. Un poste de travail adapté. Des pauses plus fréquentes. Ces accommodements permettent de participer pleinement à la vie sociale et professionnelle.

L’employeur ou le fournisseur de services a l’obligation d’accommoder. À moins que cela ne représente une contrainte excessive. Cette contrainte s’évalue selon plusieurs facteurs : coût, santé et sécurité, droits des autres personnes.

Mais attention. La simple inconvénience ne constitue pas une contrainte excessive. L’employeur doit faire des efforts réels pour trouver une solution. Pour en savoir plus sur ce sujet, consultez notre article sur les accommodements au travail avec la SP.

Documenter les situations problématiques

Si vous vivez une situation discriminatoire, la documentation est essentielle. Plus vous avez de preuves, plus votre dossier sera solide.

Quoi noter

Gardez des traces écrites. Courriels, messages textes, notes manuscrites. Notez les dates, heures, lieux et personnes présentes. Décrivez les faits de manière factuelle, sans interpréter.

Si un collègue fait des commentaires déplacés, notez exactement ce qui a été dit. Si votre employeur refuse un accommodement, demandez la raison par écrit. Ces éléments seront précieux plus tard.

Témoins et preuves

Identifiez les témoins potentiels. Quelqu’un d’autre a-t-il vu ou entendu la situation? Conservez les documents pertinents : évaluations de performance, avis médicaux, correspondances.

Plus votre documentation est précise, plus il sera facile de démontrer la discrimination. Cette étape peut sembler fastidieuse quand vous êtes déjà épuisé par la situation. Mais elle fait toute la différence.

[Image suggérée : Personne notant des informations dans un journal avec des documents et calendrier à proximité]

La Commission des droits de la personne

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) est votre alliée. C’est l’organisme qui assure le respect de la Charte au Québec.

Comment fonctionne la Commission

Vous pouvez porter plainte gratuitement. Le processus commence par une évaluation de votre dossier. Si la plainte est recevable, la Commission ouvre une enquête.

Un conseiller vous contacte pour clarifier les faits. Il contacte aussi la partie mise en cause. L’objectif est d’abord de trouver un règlement à l’amiable. Souvent, la médiation permet de résoudre le conflit sans procès.

Si aucune entente n’est possible, l’enquête se poursuit. La Commission analyse la preuve et détermine s’il y a eu discrimination. Si oui, elle peut vous représenter gratuitement devant le Tribunal des droits de la personne.

Délais importants

Vous avez trois ans après l’incident pour porter plainte. Six mois si cela implique un service de police ou une municipalité. Ne tardez pas trop. Plus le temps passe, plus il est difficile de recueillir des preuves.

Le traitement d’une plainte prend environ 15 mois pour les dossiers réguliers. Les cas complexes peuvent être plus longs. La Commission vous tient informé à chaque étape.

Porter plainte

La plainte doit être écrite. Vous pouvez utiliser le formulaire en ligne sur le site de la CDPDJ. Expliquez en détail ce qui s’est passé. Incluez toute votre documentation.

Vous pouvez porter plainte vous-même. Ou demander à un organisme de défense des droits de le faire pour vous. La Commission peut aussi vous aider à formuler votre plainte si vous appelez.

Si vous n’êtes pas certain qu’il s’agisse de discrimination, contactez quand même la Commission. Ils évalueront votre situation et vous orienteront vers les bonnes ressources.

[Image suggérée : Capture d’écran stylisée du site web de la CDPDJ montrant la section « Porter plainte »]

Le Tribunal des droits de la personne

Si la Commission conclut qu’il y a eu discrimination, elle peut porter votre dossier devant le Tribunal des droits de la personne. Ce tribunal spécialisé entend les causes de discrimination au Québec.

Le rôle du Tribunal

Le Tribunal peut ordonner plusieurs mesures. Faire cesser le comportement discriminatoire. Obliger l’employeur à vous réembaucher. Imposer des dédommagements financiers pour les pertes subies et le préjudice moral.

Le Tribunal peut aussi ordonner des mesures pour empêcher que la situation se reproduise. Formation du personnel, modification de politiques internes, programme d’accès à l’égalité.

Si la Commission refuse votre dossier

Même si la Commission ferme votre dossier, vous pouvez poursuivre. Vous avez 90 jours pour intenter un recours devant le Tribunal à vos propres frais. Vous pouvez aussi vous tourner vers les tribunaux civils.

Certains avocats offrent des services pro bono pour ces situations. La Commission et Justice Pro Bono offrent un service d’accompagnement pour préparer votre dossier.

Vos autres recours

La CDPDJ n’est pas votre seule option. Selon votre situation, d’autres recours existent.

La Commission des normes du travail

Pour des questions de normes du travail (salaire, heures, congés), contactez la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Ils traitent les plaintes liées aux conditions de travail.

Si vous êtes syndiqué, votre syndicat peut déposer un grief. Les conventions collectives offrent souvent des protections supplémentaires.

Les ordres professionnels

Si la discrimination vient d’un professionnel (médecin, avocat, autre), vous pouvez porter plainte à son ordre professionnel. Chaque ordre a un processus pour traiter les manquements déontologiques.

Les tribunaux civils

Vous pouvez toujours poursuivre en responsabilité civile. Cela nécessite un avocat et peut être coûteux. Mais parfois, c’est la meilleure option, surtout si vous réclamez des dommages importants.

Défendre vos droits sans vous épuiser

Porter plainte ou défendre ses droits peut sembler épuisant. Surtout quand vous gérez déjà les symptômes de la SP. Voici quelques stratégies que je recommande.

Choisir vos batailles

Toutes les injustices ne méritent pas une plainte formelle. Parfois, une conversation directe suffit. D’autres fois, laisser tomber préserve votre énergie pour des combats plus importants.

Demandez-vous : cette situation a-t-elle un impact majeur sur ma vie? Y a-t-il une chance raisonnable d’obtenir justice? Ai-je l’énergie nécessaire pour ce processus?

Il n’y a pas de mauvaise réponse. Seule vous savez ce que vous pouvez gérer.

Demander de l’aide

Vous n’êtes pas seul. Des navigateurs comme moi existent pour vous accompagner. Des organismes communautaires offrent du soutien. Des avocats spécialisés en droits de la personne peuvent vous conseiller.

Ne portez pas tout ce poids sur vos épaules. Déléguer certaines tâches vous permet de préserver votre énergie. Pour mieux comprendre comment naviguer le système de santé, n’hésitez pas à consulter nos ressources.

Prendre soin de vous

Un processus de plainte peut durer des mois. Certaines étapes seront frustrantes. Gardez du temps pour vous ressourcer. Entourez-vous de personnes qui vous soutiennent.

Rappelez-vous pourquoi vous le faites. Pour vous. Pour empêcher que d’autres subissent la même chose. Pour faire respecter vos droits fondamentaux.

[Image suggérée : Personne se reposant paisiblement avec une tasse de thé, symbolisant l’importance de prendre soin de soi durant un processus difficile]

Prévenir plutôt que guérir

Connaître vos droits permet aussi de prévenir la discrimination. Quand vous savez ce qui est légal et ce qui ne l’est pas, vous pouvez intervenir plus rapidement.

Communication claire

Si vous divulguez votre diagnostic, faites-le de manière structurée. Expliquez vos besoins en termes d’accommodements. Référez-vous aux recommandations médicales. Mentionnez la Charte et l’obligation d’accommodement si nécessaire.

Une communication claire établit des attentes dès le départ. Elle montre que vous connaissez vos droits.

Éducation continue

Plus les gens comprennent la SP et les droits des personnes atteintes, moins il y aura de discrimination. Partagez des ressources. Invitez votre employeur à des formations de sensibilisation.

La SP Canada et d’autres organismes offrent des présentations gratuites. Ces initiatives créent des milieux plus inclusifs.

Les mythes à déconstruire

Plusieurs mythes persistent autour des droits et de la discrimination. Clarifions quelques-uns d’entre eux.

« Mon employeur peut me congédier s’il juge que je coûte trop cher en accommodements »

Faux. Le coût seul ne justifie pas un refus d’accommodement. Il doit s’agir d’une contrainte excessive. Cette notion s’évalue de manière très stricte. Les tribunaux ont confirmé que des coûts substantiels peuvent être raisonnables.

« Je dois divulguer mon diagnostic pour être protégé »

Pas nécessairement. La Charte vous protège que vous ayez divulgué ou non. Cependant, pour obtenir des accommodements, vous devrez expliquer vos besoins. Vous n’êtes pas obligé de nommer votre maladie, mais vous devez expliquer vos limitations fonctionnelles.

« Porter plainte va ruiner ma réputation professionnelle »

C’est une crainte légitime. Mais les représailles sont illégales. Si quelqu’un vous pénalise pour avoir porté plainte, c’est une nouvelle violation de vos droits. De plus, les processus sont souvent confidentiels jusqu’à une certaine étape.

« Seuls les cas graves méritent une plainte »

Toute discrimination, petite ou grande, viole vos droits. Les commentaires répétés, les micro-agressions, les exclusions subtiles comptent. Si cela affecte votre dignité ou vos opportunités, c’est sérieux.

[Image suggérée : Graphique ou infographie montrant les mythes et réalités sur les droits face à la discrimination]

Cas concrets et leçons apprises

Laissez-moi partager quelques situations que j’ai accompagnées. Les noms sont changés pour protéger la confidentialité.

Marie et le refus d’accommodement

Marie travaillait comme commis administratif. Après son diagnostic, la fatigue l’obligeait à prendre des pauses plus fréquentes. Son gestionnaire refusait, citant l’équité envers les autres employés.

Nous avons documenté chaque refus. Obtenu une note médicale détaillée. Rappelé l’obligation légale d’accommodement. Face à nos arguments, l’employeur a cédé. Marie a obtenu un horaire flexible et peut maintenant travailler de manière soutenable.

La leçon? Connaître la loi et documenter sont essentiels.

Jean et le congédiement déguisé

Jean a été congédié trois mois après avoir divulgué sa SP. Son employeur invoquait une restructuration. Mais aucun autre poste n’avait été touché. Et Jean venait de recevoir une excellente évaluation de performance.

Avec son consentement, nous avons porté plainte à la CDPDJ. L’enquête a révélé des courriels internes problématiques. L’employeur a finalement offert un règlement généreux et modifié ses politiques internes.

La leçon? Le timing et le contexte peuvent démontrer la discrimination même quand l’employeur invoque d’autres raisons.

Sylvie et les commentaires répétés

Sylvie subissait des blagues déplacées de collègues sur son utilisation d’une canne. « T’as pas l’air si malade », « T’exagères un peu, non? ». Chaque commentaire semblait anodin. Mais l’accumulation créait un environnement toxique.

Nous avons rédigé une plainte formelle interne. Demandé une formation de sensibilisation pour toute l’équipe. L’employeur a agi rapidement. Les commentaires ont cessé. Sylvie se sent maintenant respectée.

La leçon? Les micro-agressions répétées constituent du harcèlement discriminatoire. Vous n’avez pas à les tolérer.

Ressources et soutien disponibles

Vous n’êtes pas seul dans cette démarche. Plusieurs ressources existent pour vous accompagner.

Organismes spécialisés

La SP Canada – Division Québec offre de l’information et du soutien. Ils peuvent vous orienter vers des ressources juridiques. D’autres organismes de défense des droits des personnes handicapées existent aussi.

Le Mouvement des personnes d’abord du Québec. L’Alliance québécoise des regroupements régionaux pour l’intégration des personnes handicapées. Ces organismes militent pour vos droits et offrent du soutien.

Services juridiques

Si vous avez besoin de conseils juridiques, plusieurs options s’offrent à vous. L’aide juridique peut être disponible selon votre revenu. Des cliniques juridiques universitaires offrent des consultations gratuites. Certains avocats travaillent en pro bono pour des causes de droits de la personne.

Des professionnels comme moi sont là pour vous guider. Nous connaissons le système. Nous savons quelles questions poser et à qui les adresser. Contactez le CIUSSS de votre région pour savoir si un navigateur en santé est disponible.

NOTE IMPORTANTE

Cet article fournit de l’information générale sur vos droits au Québec. Il ne remplace pas un avis juridique personnalisé. Chaque situation est unique. Si vous vivez de la discrimination, consultez un professionnel qui pourra évaluer votre cas spécifique.

Les lois et politiques évoluent. Assurez-vous de vérifier l’information auprès de sources officielles récentes. La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse est votre référence principale.

N’attendez pas que la situation devienne intolérable pour agir. Plus vous intervenez tôt, plus vous avez d’options.

NOTE DE MALIK

Dans mon travail, je vois trop souvent des personnes qui ont attendu des mois, parfois des années, avant de défendre leurs droits. Par peur. Par épuisement. Par méconnaissance. Et quand elles arrivent enfin à mon bureau, les dégâts sont considérables. Sur leur santé. Sur leur situation financière. Sur leur estime de soi.

Alors je veux être clair : vous méritez d’être traité avec dignité et respect. Toujours. Votre SP ne vous enlève pas vos droits fondamentaux. Elle ne justifie pas qu’on vous discrimine, qu’on vous exclue ou qu’on vous traite comme un fardeau.

Connaître vos droits, ce n’est pas être difficile. C’est être informé. C’est vous protéger. C’est contribuer à créer une société plus juste pour tous.

Et vous n’avez pas à le faire seul. C’est exactement pour ça que des gens comme moi existent. Pour vous accompagner. Pour démêler le jargon juridique. Pour vous aider à naviguer le système. Pour être à vos côtés quand vous faites valoir ce qui vous appartient de droit.

Ma sœur Isabelle a vécu de la discrimination au travail. Pendant longtemps, elle a cru que c’était elle le problème. Qu’elle exagérait. Qu’elle devait juste travailler plus fort pour compenser. Ce n’est que quand elle a finalement consulté un navigateur qu’elle a réalisé : elle n’était pas le problème. Le système l’était.

Alors n’attendez pas. Si quelque chose ne vous semble pas correct, ça ne l’est probablement pas. Faites-vous confiance. Documentez. Cherchez de l’aide. Défendez-vous.

Parce que vos droits ne sont pas négociables. Et que personne ne devrait avoir à choisir entre sa santé et sa dignité.

Pour aller plus loin : Ressources professionnelles

Les informations de cet article s’appuient sur les sources suivantes :

Lois et chartes

  • Charte des droits et libertés de la personne du Québec (RLRQ, chapitre C-12), particulièrement les articles 10 à 20 sur le droit à l’égalité
  • Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) – Site officiel : www.cdpdj.qc.ca
  • Tribunal des droits de la personne du Québec – Guide pratique : tribunaldesdroitsdelapersonne.ca

Ressources gouvernementales

  • Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. « Porter plainte pour discrimination ou harcèlement ». Consulté en décembre 2024.
  • Gouvernement du Québec. « Droit à l’égalité et interdiction de discrimination ». Consulté en décembre 2024.

Organismes de soutien

  • SP Canada – Division Québec
  • Mouvement des personnes d’abord du Québec
  • Alliance québécoise des regroupements régionaux pour l’intégration des personnes handicapées (AQRIPH)

Documentation juridique

  • Proulx, Daniel. « Le droit à l’égalité », JurisClasseur Québec, coll. « Droit constitutionnel », LexisNexis Canada, 2018.
  • Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. « La Charte des droits et libertés de la personne en bref », 2024.