Jongler entre l’école et ton rôle de proche aidant : guide pratique

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Adolescent étudiant à son bureau avec livres ouverts et calendrier visible, illustrant l’organisation du temps lorsqu’on aide un parent atteint de sclérose en plaques.

CLAUSE DE NON-RESPONSABILITÉ

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Quand un de tes parents vit avec la SP, tu as probablement plus de responsabilités à la maison que tes amis. Entre les devoirs, les examens et aider à la maison, ça peut vite devenir stressant. Mais il existe des trucs concrets pour mieux t’organiser.

Pourquoi c’est si difficile de tout faire?

Tu n’es pas paresseux si tu trouves ça dur. C’est normal de se sentir débordé quand tu dois gérer l’école ET aider à la maison. Être proche aidant à l’adolescence, c’est comme avoir deux jobs en même temps.

Ton cerveau d’ado est encore en développement. Planifier et organiser demande beaucoup d’énergie mentale. Quand tu dois aussi penser aux tâches à la maison, c’est encore plus difficile.

Adolescent regardant un agenda rempli, expression préoccupée mais déterminée.

Faire l’inventaire de ton temps

Commence par noter tout ce que tu fais pendant une semaine. Écris tes heures de cours, tes devoirs, ton temps d’étude et tes responsabilités à la maison. Ça te donnera un portrait réel de ta situation.

Tu découvriras peut-être que tu passes plus de temps que tu pensais à aider à la maison. Certains jeunes proches aidants font 10 à 20 heures par semaine de tâches de soutien. C’est presque un emploi à temps partiel!

Cette étape est importante parce que tu ne peux pas améliorer ce que tu ne mesures pas. Avoir un portrait clair t’aidera aussi à en parler avec tes parents ou ton école [ARTICLE À CRÉER].

Prioriser : tout n’est pas également urgent

Tu ne peux pas tout faire parfaitement. Il faut choisir ce qui est vraiment important. Les profs utilisent une méthode simple : urgent ET important, important MAIS pas urgent, urgent MAIS pas important, ni urgent ni important.

Les devoirs pour demain? Urgents ET importants. Étudier pour l’examen de la semaine prochaine? Important mais pas urgent. Ranger ta chambre? Peut-être pas urgent ni important si tu as un examen demain.

Applique cette logique aussi à tes responsabilités à la maison. Aider ton parent à prendre sa médication? Urgent et important. Faire le ménage complet de la cuisine? Important mais ça peut attendre un peu.

Matrice de priorisation en quatre sections pour organiser tâches scolaires et responsabilités à la maison.

Créer un horaire réaliste

Un bon horaire ne remplit pas chaque minute de ta journée. Tu as besoin de temps pour respirer, pour les imprévus et pour te reposer. Bloque d’abord tes périodes non-négociables : l’école, le sommeil, les repas.

Ensuite, réserve des plages pour l’étude et les devoirs. Les experts recommandent 1 à 2 heures par jour au secondaire, mais ajuste selon tes besoins. Identifie aussi quand tu es le plus concentré – certains préfèrent étudier le matin, d’autres le soir.

N’oublie pas de bloquer du temps pour toi. Ce n’est pas égoïste, c’est essentiel. Prendre soin de ton bien-être t’aidera à mieux performer à l’école ET à mieux aider ton parent.

Utiliser des outils qui fonctionnent pour toi

Pas besoin d’applications compliquées. Un agenda papier marche très bien si tu préfères écrire. Google Calendar ou l’application Calendrier de ton téléphone sont aussi super pratiques. L’important c’est de choisir un outil que tu vas vraiment utiliser.

Mets des alarmes pour te rappeler les choses importantes. Une alarme 15 minutes avant de partir pour l’école. Une autre pour commencer tes devoirs. Une pour rappeler à ton parent de prendre sa médication si c’est une de tes responsabilités.

Certains jeunes utilisent des couleurs différentes : bleu pour l’école, vert pour les responsabilités à la maison, rouge pour les rendez-vous médicaux de leur parent. Trouve ce qui te convient.

Négocier avec tes parents

Tes parents ne savent peut-être pas à quel point tu es occupé. C’est important d’avoir une conversation honnête avec eux. Choisis un moment calme, pas quand tout le monde est stressé.

Montre-leur ton inventaire de temps. Explique tes obligations scolaires et combien d’heures tu passes à aider à la maison. Propose des solutions : peut-être que certaines tâches peuvent attendre la fin de semaine? Ou qu’un autre membre de la famille pourrait aider?

Tes parents veulent probablement que tu réussisses à l’école. Mais la fatigue liée à la SP peut parfois leur faire oublier combien tu en fais déjà. La communication est la clé.

Parent et adolescent en discussion calme à table, atmosphère bienveillante et constructive.

Demander de l’aide à l’école

Ton école peut t’offrir du soutien. Certaines écoles ont des programmes pour les jeunes proches aidants. Tu pourrais avoir droit à des extensions de délai pour tes travaux dans les périodes difficiles. Ou à un local tranquille pour étudier.

Parle à ton enseignant titulaire, à un conseiller d’orientation ou à un travailleur social de ton école [ARTICLE À CRÉER]. Tu n’as pas besoin de tout raconter si tu n’es pas à l’aise. Dis simplement que tu as des responsabilités familiales importantes.

Beaucoup de jeunes hésitent à demander de l’aide parce qu’ils ont peur d’être jugés. Mais les intervenants scolaires veulent t’aider. C’est leur job et ils en ont vu d’autres.

Accepter que tout ne sera pas parfait

Certaines semaines, tu n’auras pas le temps de tout faire. C’est correct. Tu fais de ton mieux dans une situation difficile. Avoir 75% dans un examen quand tu gères aussi la maison, c’est souvent mieux que 95% sans aucune autre responsabilité.

Arrête de te comparer à tes amis qui n’ont pas les mêmes défis. Leur réalité est différente. Les sacrifices que tu fais sont réels et importants.

Si tu sens que ça devient vraiment trop, que tes notes chutent beaucoup ou que tu es constamment épuisé, c’est un signal d’alarme. Parles-en à un adulte de confiance.

Protéger ton sommeil

Quand on manque de temps, on sacrifie souvent le sommeil. Mais c’est une erreur. Le manque de sommeil affecte ta concentration, ta mémoire et ta capacité à gérer le stress. Les ados ont besoin de 8 à 10 heures de sommeil par nuit.

Si tu dois choisir entre finir un devoir tard le soir ou dormir, parfois dormir est le meilleur choix. Tu seras plus efficace le lendemain matin. Discutes-en avec tes profs – plusieurs acceptent les travaux en retard s’ils comprennent ta situation.

Crée une routine de sommeil. Couche-toi et lève-toi à peu près à la même heure chaque jour, même la fin de semaine. Évite les écrans 30 minutes avant de dormir.

Chambre d’adolescent en soirée avec lumière douce et réveil sur la table de nuit, ambiance propice au sommeil.

Trouver des raccourcis intelligents

Tu peux être efficace sans être parfait. Pour les repas, prépare des lunchs simples : sandwichs, fruits, yogourt. Pas besoin de créer un chef-d’œuvre culinaire chaque jour. Si ton parent peut cuisiner certains jours, préparez ensemble des portions doubles à congeler.

Pour le ménage, concentre-toi sur l’essentiel. Une maison « assez propre » c’est suffisant. Les planchers peuvent attendre quelques jours si tu as un gros examen. Demande à ton parent ce qui est vraiment prioritaire pour lui.

Pour l’école, utilise les périodes libres pour faire tes devoirs. Comme ça, tu as moins de travail le soir. Forme un groupe d’étude avec des amis – vous pouvez vous aider mutuellement et c’est souvent plus motivant.

Prévoir les périodes plus difficiles

Tu sais probablement quand les symptômes de ton parent sont pires. Peut-être après ses traitements ou pendant certaines périodes de l’année. Anticipe ces moments et organise-toi en conséquence.

Les semaines d’examens à l’école, essaie de réduire tes autres engagements. Préviens ton parent que tu auras moins de temps pour aider. Préparez ensemble un plan B : peut-être qu’un voisin ou un autre membre de la famille peut donner un coup de main?

Avoir un plan rend les périodes stressantes moins paniquantes. Tu sais déjà comment tu vas gérer.

Célébrer tes victoires

Prends le temps de reconnaître ce que tu accomplis. Réussir un examen quand tu as aussi aidé ton parent toute la semaine? C’est génial! Finir tous tes devoirs ET faire le souper? Tu mérites d’être fier!

Ces petites victoires comptent. Elles te rappellent que tu es capable, même quand c’est difficile. Tu développes des compétences [ARTICLE À CRÉER] précieuses : organisation, résilience, empathie.

Note tes succès quelque part – dans un journal, sur ton téléphone, où tu veux. Les jours plus durs, tu pourras les relire et te rappeler tout ce que tu as déjà surmonté.

Note importante

Cet article offre des stratégies d’organisation pour les jeunes proches aidants. Si tu te sens constamment débordé, épuisé ou que tes résultats scolaires chutent de façon importante, il est essentiel d’en parler à un adulte de confiance. Des ressources professionnelles existent pour te soutenir.

En cas de crise ou si tu as besoin de parler à quelqu’un immédiatement, contacte Tel-jeunes au 1 800 263-2266 (24/7) ou par texto au 514 600-1002. C’est gratuit, confidentiel et sans jugement.

Note de Léa

Quand ma mère a reçu son diagnostic de SP, j’avais 14 ans et je suis devenue proche aidante presque du jour au lendemain. Je me souviens de mon bulletin de cette année-là – mes notes avaient chuté et je me sentais tellement coupable. J’avais l’impression de décevoir tout le monde : mes parents parce que je n’aidais pas assez à la maison, mes profs parce que je ne performais plus comme avant.

Ce qui m’a sauvée? Finalement parler à mon enseignante de français. Elle m’a aidée à créer un horaire réaliste et m’a mise en contact avec le travailleur social de l’école. J’ai appris que je n’avais pas besoin d’être parfaite partout. Certaines semaines, je faisais le minimum à l’école pour survivre. D’autres semaines, quand ma mère allait mieux, je me rattrapais.

Le plus important que j’ai appris : demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse. C’est une compétence essentielle. Tu ne peux pas tout porter sur tes épaules. Et tu sais quoi? Les adultes autour de toi veulent t’aider, mais ils ne peuvent pas deviner ce dont tu as besoin. Il faut leur dire.

Aujourd’hui, comme travailleuse sociale, je rencontre des jeunes dans ta situation. Ce que tu vis est difficile, mais tu développes une force et une maturité incroyables. Sois patient avec toi-même. Tu fais de ton mieux, et c’est largement suffisant.

Pour aller plus loin : ressources professionnelles

L’Appui Québec
Organisme qui soutient les proches aidants de tous âges, incluant les jeunes. Ils offrent de l’information, du répit et des références vers des ressources locales.

Regroupement des Aidants Naturels du Québec (RANQ)
Offre du soutien spécifique aux proches aidants, incluant des ressources pour les jeunes.

Tel-jeunes
Service confidentiel et gratuit pour les jeunes, disponible 24/7. Tu peux parler de n’importe quoi, incluant ton rôle de proche aidant.

Société canadienne de la SP – Section Québec
Offre de l’information sur la SP et peut te mettre en contact avec des ressources pour les familles.

  • Ligne d’information : 1 844 859-6789

Services scolaires
Chaque école a des ressources pour les élèves en situation difficile. N’hésite pas à parler à ton conseiller d’orientation, au travailleur social de ton école ou à un enseignant en qui tu as confiance.