Vivre dans les limbes : quand tu attends un diagnostic

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Femme assise dans une salle d’attente, tenant un téléphone coloré entre ses mains, entourée d’un environnement institutionnel en noir et blanc, illustrant un temps suspendu durant l’attente d’un diagnostic.

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« L’attente avant le diagnostic était torture. L’incertitude était pire que la vérité. »

Sophie

Six semaines. Quarante-deux jours. Mille huit heures.

C’est le temps que j’ai dû attendre entre ma rencontre avec le Dr. Bergeron et mon rendez-vous d’IRM. Six semaines à vivre dans un état de suspension totale, coincée entre « je sais que quelque chose ne va pas » et « je ne sais pas encore quoi ».

Les gens qui n’ont jamais vécu cette attente ne peuvent pas vraiment comprendre. Ce n’est pas juste de l’impatience. C’est vivre dans un brouillard d’incertitude qui colore chaque minute de chaque jour.

Le poids invisible de l’incertitude

Chaque matin, je me réveillais avec la même question : « Qu’est-ce qui ne va pas avec moi? »

Cette question me suivait sous la douche. Pendant le déjeuner. Au travail devant mon ordinateur. En préparant le souper. Au lit avant de m’endormir. Elle était là, constante, épuisante, inévitable.

Femme devant son ordinateur, regard perdu, main sur le front, lumière d'écran dans une pièce sombre

L’incertitude, c’est un poids invisible mais très réel. Tu ne peux pas planifier ton avenir parce que tu ne sais pas de quoi sera fait cet avenir. Tu ne peux pas te rassurer parce que tu n’as pas d’informations pour te rassurer. Tu es juste là, suspendue, en attente.

Marc me demandait parfois : « Qu’est-ce que je peux faire? » Je ne savais jamais quoi répondre. Il ne pouvait rien faire. Personne ne pouvait rien faire. Il fallait juste attendre.

Les recherches nocturnes : mon addiction dangereuse

À 2h du matin, je tapais mes symptômes dans Google. Encore. Pour la centième fois. Comme si cette fois, j’allais trouver quelque chose de nouveau, quelque chose de différent, quelque chose de rassurant.

« Engourdissement pieds mains fatigue vision floue »

Les résultats étaient toujours les mêmes. Sclérose en plaques. Lupus. Maladie de Lyme (déjà éliminée). Tumeur cérébrale. Sclérose latérale amyotrophique. Fibromyalgie. Neuropathie périphérique.

Écran d’ordinateur affichant des résultats de recherche médicale, avec le reflet de lunettes dans l’écran, illustrant une recherche nocturne anxieuse.

Chaque diagnostic possible ouvrait un nouvel onglet. Chaque nouvel onglet menait à un forum de discussion. Chaque forum contenait des histoires qui me terrorisaient ou me donnaient un faux espoir temporaire.

« Mes premiers symptômes ressemblaient exactement aux tiens et finalement ce n’était qu’une déficience en B12! »

« J’ai eu ces mêmes symptômes et maintenant je suis en fauteuil roulant. »

Les deux messages apparaissaient dans le même fil de discussion. Comment étais-je censée savoir où je me situais dans ce spectre?

Marc me trouvait souvent ainsi, à 3h du matin, les yeux rouges, mon ordinateur sur les genoux, en larmes. « Viens te coucher, » disait-il doucement. « Tu ne trouveras pas de réponses comme ça. »

Il avait raison. Mais je ne pouvais pas m’arrêter. Les recherches internet étaient devenues une compulsion, une tentative désespérée de reprendre le contrôle sur une situation complètement hors de mon contrôle.

Les symptômes qui changeaient chaque jour

Ce qui rendait l’attente encore plus difficile, c’était l’imprévisibilité de mes symptômes. Certains jours, je me sentais presque normale et je me demandais si je n’avais pas exagéré, si tout ça n’était pas juste dans ma tête.

D’autres jours, je pouvais à peine sortir du lit. L’engourdissement dans mes pieds montait jusqu’à mes genoux. Ma vision se brouillait. La fatigue me clouait au canapé.

Calendrier annoté avec des jours marqués en rouge et en vert, illustrant la variabilité des symptômes au fil du temps.

J’avais commencé un journal détaillé de mes symptômes, comme le Dr. Bergeron me l’avait suggéré lors de notre première rencontre. Chaque jour, je notais : niveau de fatigue sur 10, engourdissements (où et intensité), problèmes de vision, équilibre, brouillard mental, douleurs.

Regarder ce journal, c’était voir un pattern chaotique qui ne faisait aucun sens. Trois bons jours, puis deux jours terribles, puis un jour moyen, puis un excellent jour, puis une semaine difficile. Aucune logique. Aucune prévisibilité.

Cette variabilité me faisait douter de moi-même. Peut-être que je n’avais rien de grave après tout? Peut-être que c’était vraiment juste du stress? Mais alors, pourquoi le neurologue m’envoyait-il passer une IRM?

L’anxiété qui grandissait

Au fur et à mesure que les jours passaient, mon anxiété ne faisait qu’augmenter. Chaque nouvelle sensation dans mon corps déclenchait une alarme. Un picotement dans ma main? Mon cœur s’accélérait. Un moment d’oubli? Panique.

Je sursautais au moindre appel téléphone, pensant que c’était peut-être l’hôpital qui m’appelait pour avancer mon rendez-vous ou pour m’annoncer quelque chose d’urgent.

Téléphone posé sur une table avec une notification lumineuse, observé avec anxiété par une personne en arrière-plan, illustrant une attente tendue.

La nuit, je faisais des cauchemars. Dans mes rêves, le Dr. Bergeron me montrait des images d’IRM complètement blanches, envahies de lésions. Ou au contraire, des IRM parfaitement normales, me laissant sans diagnostic, sans explication, sans réponses.

Je ne savais pas lequel des deux scénarios me terrifiait le plus.

Marc essayait de me rassurer. « Dans quelques semaines, on va savoir. On va avoir des réponses. Et peu importe ce que c’est, on va le gérer ensemble. »

Mais ses mots, aussi bien intentionnés soient-ils, glissaient sur moi sans vraiment pénétrer. L’anxiété était devenue une présence constante, un bruit de fond dans ma tête qui ne s’arrêtait jamais.

Faire semblant que tout va bien

La partie la plus épuisante n’était peut-être pas l’attente elle-même, mais le fait de devoir faire semblant que tout allait bien devant les autres.

Au travail, je souriais et livrais mes projets comme d’habitude. Avec mes clients, j’étais professionnelle et enjouée. Dans les réunions Zoom, je gardais ma caméra allumée et participais activement, même les jours où je pouvais à peine me concentrer.

Personne en vidéoconférence affichant un sourire professionnel à l’écran, mais révélant une expression fatiguée et stressée une fois la caméra éteinte.

Seulement mes proches les plus intimes – Marc, mes parents, Amélie – savaient vraiment ce que je vivais. Pour tous les autres, j’étais juste Sophie, peut-être un peu fatiguée dernièrement, mais essentiellement normale.

Maintenir cette façade demandait une énergie que je n’avais déjà pas. Mais l’alternative – dire à tout le monde « j’attends des tests pour savoir si j’ai quelque chose de grave » – me semblait encore pire. Je n’avais pas envie de voir la pitié dans leurs yeux. Je n’avais pas envie de répondre aux questions pour lesquelles je n’avais pas encore de réponses.

Alors je souriais. Je hochais la tête. Je changeais de sujet. Et le soir, seule dans ma voiture avant de rentrer, je pleurais de fatigue et d’épuisement émotionnel.

Les moments de distraction temporaire

Il y avait quelques rares moments où j’oubliais presque l’attente. Quand je me perdais complètement dans un projet de design graphique particulièrement absorbant. Quand Marc et moi regardions une série vraiment captivante. Quand Amélie me faisait rire avec ses histoires absurdes.

Ces moments étaient précieux, comme de petites bulles d’air dans un océan d’anxiété. Mais ils ne duraient jamais longtemps.

L’anxiété revenait toujours. Souvent au milieu d’un moment de détente. Je riais, et soudain je me souvenais : « Oh. J’attends toujours de savoir si j’ai une maladie grave. » Le rire s’éteignait. La bulle éclatait.

J’essayais quand même de cultiver ces moments. De regarder des films. De lire des livres. De passer du temps avec les gens que j’aimais. Non pas parce que ça effaçait mon anxiété, mais parce que ça me rappelait qu’il y avait encore de la vie à vivre, même dans l’attente.

Le jour où j’ai craqué

Trois semaines après ma visite chez le neurologue, j’ai eu une vraie crise de panique. La première de ma vie.

C’était un vendredi après-midi. Je travaillais sur un logo pour un client. Soudain, mes mains ont commencé à trembler. Mon cœur s’est emballé. Ma respiration est devenue superficielle, rapide, incontrôlable.

Mains tremblantes tenant un verre d’eau en gros plan, illustrant l’anxiété et une sensation de panique.

J’avais l’impression de mourir. Littéralement. Mon cerveau hurlait : « C’est ça. C’est maintenant. Quelque chose de terrible est en train de se passer. »

Marc était au travail. J’ai appelé Amélie en panique. « Je ne peux pas respirer. Quelque chose ne va vraiment pas. Je pense que je devrais aller à l’urgence. »

Sa voix était calme, ancrée. « Sophie, écoute-moi. Tu es en train de faire une crise de panique. Respire avec moi. Inspire pendant quatre secondes. Retiens. Expire pendant quatre secondes. »

Elle est restée au téléphone avec moi pendant vingt minutes. Lentement, très lentement, ma respiration s’est normalisée. Mon cœur a ralenti. Les tremblements se sont calmés.

Quand c’était fini, je me suis effondrée sur mon canapé, épuisée. Amélie était toujours là, à l’autre bout du fil. « Sophie, tu ne peux pas continuer comme ça. Cette attente te détruit. Tu as besoin d’aide. »

Chercher du soutien pendant l’attente

Amélie avait raison. Je ne pouvais pas traverser cette période seule, en faisant semblant que tout allait bien. J’avais besoin de soutien.

J’ai appelé le CLSC le lendemain. Ils m’ont référée à une psychologue qui avait de l’expérience avec les personnes en attente de diagnostic médical. Le premier rendez-vous disponible était dans trois semaines, mais j’ai pris. C’était mieux que rien.

En attendant, j’ai commencé à chercher d’autres formes de soutien. J’ai trouvé un groupe Facebook pour les personnes en attente de diagnostic neurologique. Lire les histoires des autres – des gens qui vivaient exactement ce que je vivais – m’a aidée à me sentir moins isolée.

J’ai aussi commencé à parler plus ouvertement à Marc de ce que je ressentais vraiment. Pas juste « je suis anxieuse », mais les détails. Les peurs spécifiques. Les pensées catastrophiques à 3h du matin. Les moments où je doutais de moi-même.

Il ne pouvait pas résoudre mes problèmes, mais le simple fait de les dire à voix haute, d’être entendue et comprise, ça allégeait un peu le poids.

Les stratégies qui m’ont aidée (un peu)

Pendant ces semaines d’attente, j’ai développé quelques stratégies pour rendre les jours un peu plus supportables. Elles ne réglaient rien, mais elles m’aidaient à survivre.

Limiter mes recherches internet. Je me suis imposé une règle : pas de Google après 21h. Et maximum 30 minutes de recherches par jour. C’était difficile à respecter, mais nécessaire.

Téléphone affichant une alarme ou une notification de temps d’écran, rappelant les limites d’utilisation numérique.

Tenir un journal. Pas juste de mes symptômes, mais aussi de mes émotions. Écrire « Je suis terrifiée aujourd’hui » ou « Je me sens un peu mieux ce matin » m’aidait à externaliser ce que je ressentais.

Bouger mon corps. Les jours où j’en avais l’énergie, même juste une courte marche de 10 minutes dans mon quartier m’aidait à sortir de ma tête. L’exercice léger calmait temporairement mon anxiété.

Routines rassurantes. Café le matin dans ma tasse préférée. Appel quotidien avec Amélie. Série avec Marc le soir. Ces petites routines créaient une structure dans le chaos.

Permission de ne pas être productive. Les jours difficiles, je me donnais la permission de ne rien accomplir. Rester en pyjama. Regarder des films sans réfléchir. Exister, tout simplement.

Quand l’attente devient insoutenable

Quatre semaines dans l’attente, j’ai appelé le bureau du Dr. Bergeron. « Y a-t-il une possibilité d’avancer mon rendez-vous d’IRM? Ou même juste de savoir si quelqu’un a annulé? »

La secrétaire était sympathique mais ferme. « Je comprends votre anxiété, Madame Martineau. Mais il n’y a malheureusement pas d’ouverture plus tôt. Vous êtes déjà sur la liste prioritaire. »

Personne tenant un téléphone contre son oreille avec une expression de déception et de frustration, éclairée par une lumière naturelle.

J’ai raccroché et j’ai pleuré. De frustration. D’impuissance. De cette sensation d’être coincée dans un système qui ne bougeait pas assez vite pour mon cerveau qui hurlait « j’ai besoin de savoir MAINTENANT. »

C’est Marc qui a mentionné la possibilité d’une IRM privée. « Ça coûterait environ 800$, mais on pourrait avoir un rendez-vous dans une semaine. Je sais que c’est beaucoup d’argent, mais… »

Nous avons eu une longue conversation ce soir-là. Pouvions-nous nous permettre cette dépense? Était-ce vraiment nécessaire ou est-ce que je pouvais tenir encore deux semaines?

Finalement, nous avons décidé d’attendre. Nous n’étions qu’à deux semaines du rendez-vous public. Deux semaines, je pouvais survivre deux semaines. J’en avais déjà survécu quatre.

Mais le simple fait de savoir que l’option privée existait, que nous aurions pu payer pour avoir des réponses plus vite si vraiment ça devenait insupportable, ça m’aidait étrangement. Savoir qu’il y avait une porte de sortie d’urgence, même si je choisissais de ne pas l’utiliser.

Ce que j’aurais aimé qu’on me dise

Si je pouvais remonter dans le temps et parler à la Sophie qui commençait cette période d’attente, voici ce que je lui dirais:

L’attente est horrible, mais elle ne dure pas éternellement. Même si chaque jour semble interminable, tu vas finir par avoir tes réponses. Cette période ne définit pas le reste de ta vie.

Message écrit à la main sur une feuille de papier, évoquant une lettre personnelle dans une ambiance douce et intime.

Il est normal de ne pas fonctionner à 100% pendant cette période. Tu n’as pas besoin d’être productive, positive, ou forte tout le temps. Tu peux juste survivre, et c’est suffisant.

Les recherches internet ne vont pas te donner les réponses que seule l’IRM peut te donner. Elles vont juste augmenter ton anxiété. Limite-les autant que possible.

Parle de ce que tu vis. À tes proches. À un professionnel si tu peux. Cette attente est trop lourde à porter seule. Tu n’as pas à faire semblant que tout va bien.

Et surtout : tu n’es pas en train d’exagérer. Tu n’es pas faible. Tu n’es pas folle. Ce que tu ressens est légitime et compréhensible. N’importe qui dans ta situation ressentirait la même chose.

Les derniers jours avant l’IRM

Les cinq derniers jours avant mon rendez-vous d’IRM ont été les plus longs. J’étais tellement proche d’avoir des réponses que l’attente devenait presque physiquement douloureuse.

Je comptais les heures. Encore 120 heures. Encore 96 heures. Encore 72 heures.

Agenda avec la date d’une IRM encerclée plusieurs fois en rouge, illustrant l’attente et le compte à rebours avant un examen médical.

La nuit avant l’IRM, je n’ai presque pas dormi. Mon esprit tournait en boucle. Demain, ils allaient regarder à l’intérieur de mon cerveau. Demain, ils allaient voir ce qui n’allait pas. Demain, j’allais commencer à avoir des réponses.

Marc me tenait la main dans le noir. « Quoi que ce soit, on va le gérer ensemble, » murmurait-il. « Demain, on commence à savoir. Et savoir, c’est mieux que de ne pas savoir. »

J’espérais qu’il avait raison.

Conseils pour ceux qui attendent maintenant

Si vous êtes en train de vivre cette même attente en ce moment, voici quelques conseils concrets qui pourraient vous aider:

Demandez un soutien psychologique dès maintenant. N’attendez pas d’être en crise comme je l’ai fait. Les CLSC offrent des services, ou vous pouvez contacter la Ligne d’écoute et de soutien de la Société de la SP.

Liste de ressources et de numéros de téléphone présentée de manière claire et accessible, illustrant l’aide et le soutien disponibles.

Créez une routine quotidienne structurée. Même si c’est simple: lever, café, marche, travail, souper, série, dodo. La structure aide quand tout semble chaotique.

Trouvez un exutoire physique pour l’anxiété. Marche, yoga doux, étirements – quelque chose qui bouge votre corps et calme votre esprit, adapté à vos capacités actuelles.

Limitez vos recherches internet, sérieusement. Fixez-vous des limites claires et demandez à quelqu’un de vous aider à les respecter.

Parlez à quelqu’un qui comprend. Les groupes de soutien en ligne pour personnes en attente de diagnostic peuvent être précieux. Vous n’êtes pas seul(e).

Donnez-vous la permission d’être imparfait(e). Vous n’avez pas à être productif(e), positif(ve), ou fonctionnel(le) à 100%. Survivre à cette période, c’est déjà beaucoup.

La lumière au bout du tunnel

L’attente finit toujours par se terminer. Le jour du rendez-vous arrive, même s’il semble ne jamais devoir arriver. Les résultats reviennent, même si ça prend du temps. Et puis, vous passez de « je ne sais pas » à « maintenant je sais », et c’est un nouveau chapitre qui commence.

Pour moi, ce nouveau chapitre allait commencer dans quelques jours, quand je recevrais l’appel du Dr. Bergeron m’annonçant les résultats de mon IRM.

Porte légèrement entrouverte laissant passer une lumière douce, symbolisant l’espoir et la transition vers des réponses.

Mais avant cela, il y avait encore une étape à franchir: entrer dans ce tube d’IRM et faire face à ce qu’il allait révéler.

NOTE IMPORTANTE :

La période d’attente du diagnostic est reconnue comme particulièrement difficile psychologiquement. Si vous vivez cette situation, n’hésitez pas à demander du soutien psychologique même avant d’avoir un diagnostic définitif. Votre détresse émotionnelle est légitime et mérite d’être accompagnée.

NOTE DE SOPHIE :

L’attente du diagnostic a été l’une des périodes les plus difficiles de ma vie. Ces études confirment que ce n’est pas juste dans ma tête – l’incertitude a un impact psychologique réel et documenté. Si j’avais su que ce que je vivais était normal et partagé par tant d’autres, peut-être que j’aurais été moins dure envers moi-même. À ceux qui attendent : votre angoisse est valide, et vous n’êtes pas seuls.

Pour aller plus loin : études et ressources scientifiques

Impact psychologique de l’incertitude diagnostique

Période prodromique

  • Symptoms Prior to Diagnosis of Multiple Sclerosis in Individuals Younger Than 18 Years – Étude récente suggérant la présence d’une période prodromique avec signes et symptômes non spécifiques dans les 5 années précédant un premier code diagnostique lié à la SP, mettant en lumière l’importance de reconnaître les signes précoces.
  • Multiple sclerosis – a review – Discussion sur l’émergence possible d’un diagnostic de « SP pré-symptomatique », ouvrant la voie à des stratégies potentiellement préventives mais aussi à des questions éthiques sur l’annonce d’un diagnostic avant l’apparition de symptômes.

Stratégies d’adaptation pendant l’attente

Anxiété et santé mentale