La SP ne touche pas juste votre corps. Elle entre dans votre chambre à coucher. Elle s’assoit à la table familiale. Elle crée des tensions dans votre couple. Parfois, elle mène à la séparation.

Ces sujets sont difficiles. Peu de gens en parlent ouvertement. Mais ils sont réels. Et vous n’êtes pas seul à les vivre.

Cette page regroupe les ressources concrètes pour naviguer les situations relationnelles et familiales complexes causées ou aggravées par la SP au Québec. Aspects légaux, soutien psychologique, options pratiques.

Pas de jugement. Juste l’information dont vous avez besoin pour prendre les bonnes décisions pour vous.

[IMAGE 1 : Suggestion – Deux chaises face à face, représentant conversation difficile, lumière douce]

Quand la SP transforme votre couple

La SP change la dynamique de couple. Parfois de façon subtile. Parfois radicalement.

Les défis courants dans les couples touchés par la SP

Déséquilibre des rôles

Le partenaire en santé devient souvent aidant. Cette transformation est difficile pour les deux.

Pour la personne atteinte :

  • Perte d’indépendance
  • Culpabilité d’être un « fardeau »
  • Sentiment de perdre son rôle dans le couple
  • Difficulté à demander de l’aide

Pour le partenaire :

  • Épuisement physique et émotionnel
  • Difficulté à jongler rôle d’aidant ET de conjoint
  • Perte d’intimité et de spontanéité
  • Culpabilité d’être fatigué ou frustré

Ce déséquilibre érode lentement la relation de couple si non adressé.

Lien vers : Redéfinir votre relation : du conjoint à l’aidant

[IMAGE 2 : Suggestion – Couple assis ensemble mais regardant dans directions différentes, tension palpable mais pas dramatique]

Communication qui se détériore

Patterns destructeurs courants :

  • Ne plus parler des vrais problèmes (peur de blesser)
  • Accumulation de ressentiments non exprimés
  • Évitement des sujets difficiles
  • Communication limitée à l’organisation pratique (rendez-vous, médicaments, tâches)

La maladie devient le seul sujet de conversation. Le couple disparaît derrière la SP.

Intimité sexuelle affectée

On en parlera en détail plus bas, mais c’est un défi majeur pour beaucoup de couples.

Peur de l’avenir

Les deux partenaires vivent avec l’incertitude :

  • Va-t-elle progresser rapidement ?
  • Pourrai-je continuer à assumer ce rôle ?
  • À quoi ressemblera notre vie dans 10 ans ?

Cette anxiété constante pèse lourd sur la relation.

Isolement social du couple

Vous sortez moins. Voyez moins vos amis. Le couple devient isolé socialement, ce qui amplifie tous les autres problèmes.

Lien vers : Être malade chronique dans un couple : les conversations qu’il faut avoir

Maintenir l’équilibre couple/aidance

Séparer les moments « couple » des moments « soins »

Crucial mais difficile à faire.

Exemples concrets :

Moments soins (nécessaires) :

  • Aide avec médication
  • Assistance physique (transferts, habillage si nécessaire)
  • Rendez-vous médicaux

Moments couple (à protéger farouchement) :

  • Repas ensemble sans parler de la SP
  • Activités plaisantes communes (film, jeux, discussions)
  • Intimité (pas juste sexuelle – affection, tendresse)
  • Projets partagés

Règle à essayer : 1 soirée par semaine minimum où la SP n’est PAS le sujet de conversation.

Difficile au début. Mais nécessaire pour préserver la relation.

[IMAGE 3 : Suggestion – Couple riant ensemble, moment de légèreté et connexion]

Aide externe pour réduire charge sur le conjoint

Plus le conjoint doit assumer de soins, plus la relation souffre.

Solutions :

  • Services d’aide à domicile (CLSC) pour soins de base
  • Famille/amis pour tâches pratiques
  • Services professionnels si financièrement possible (ménage, préparation repas)

But : Libérer le conjoint du rôle d’aidant le plus possible pour qu’il puisse rester conjoint d’abord.

Lien vers : Obtenir de l’aide à domicile via le CLSC] (section dans page pilier système santé)

Thérapie de couple spécialisée

Un thérapeute qui comprend les maladies chroniques peut aider énormément.

Ce qu’un bon thérapeute fait :

  • Facilite communication honnête
  • Aide à naviguer les changements de rôles
  • Enseigne stratégies pour maintenir connexion
  • Valide les émotions difficiles des deux côtés

Où trouver :

  • Ordre des psychologues du Québec : ordrepsy.qc.ca
  • Cherchez « thérapie couple maladie chronique » ou « thérapie couple soins »
  • Certains CLSC offrent thérapie couple (listes d’attente longues)

Coût privé : 120-180$/séance. Souvent partiellement couvert par assurances.

Investissement qui peut sauver votre couple.

Groupes de soutien pour couples

Société de la SP offre parfois groupes spécifiquement pour couples touchés par SP.

Parler avec d’autres couples qui vivent la même chose :

  • Réduit sentiment d’isolement
  • Partage de stratégies qui fonctionnent
  • Validation que vos défis sont normaux

Information : Société de la SP 1-800-268-7582

[IMAGE 4 : Suggestion – Groupe de couples en discussion, atmosphère de soutien mutuel]

Quand la relation devient toxique

Parfois, la maladie révèle ou amplifie des dynamiques malsaines.

Signes d’alerte :

  • Partenaire vous reproche constamment votre maladie
  • Négligence volontaire de vos besoins
  • Contrôle excessif sous prétexte de « prendre soin »
  • Violence verbale ou physique (même « justifiée » par stress)
  • Isolation délibérée de votre réseau de soutien
  • Menaces de vous abandonner si vous n’êtes pas « assez reconnaissant »

Si vous reconnaissez plusieurs de ces signes : ce n’est pas normal. Ce n’est pas acceptable. Même si vous êtes malade.

Ressources si relation devient abusive :

Ligne d’aide violence conjugale (24h/7j) :

Maisons d’hébergement Plusieurs sont adaptées pour personnes à mobilité réduite. Ne restez pas dans une situation dangereuse parce que vous avez des limitations physiques.

Info-Social 811 Peut vous orienter vers ressources locales.

Vous méritez le respect et la dignité. Votre maladie ne vous enlève pas ce droit.

Séparation et divorce avec la SP

C’est une réalité taboue mais fréquente. Le taux de divorce est plus élevé chez les couples touchés par maladie chronique.

Raisons courantes de séparation

Épuisement du partenaire aidant

Certains partenaires n’arrivent plus à assumer le fardeau. C’est douloureux à entendre, mais c’est une réalité.

Ce n’est pas toujours de la « méchanceté ». Parfois, c’est une limite humaine atteinte.

Problèmes préexistants amplifiés

La SP met une pression énorme sur le couple. Les fissures qui existaient déjà s’élargissent.

Si la relation était déjà fragile avant la SP, la maladie peut être le coup final.

Changements majeurs de personnalité

Parfois causés par lésions cérébrales de la SP, parfois par la dépression chronique.

Le partenaire sent qu’il ne reconnaît plus la personne qu’il a épousée.

Infidélité

La SP crée des vulnérabilités. Manque d’intimité. Distance émotionnelle. Certains partenaires vont chercher ailleurs ce qui manque dans le couple.

Douloureux mais pas rare.

Lien vers : Divorce et séparation causés par la maladie : ce que vous devez savoir

[IMAGE 5 : Suggestion – Alliance retirée ou deux chemins divergents, représentant séparation sans drama excessif]

Aspects légaux de la séparation au Québec

Deux types de séparation au Québec :

1. Séparation de fait

  • Vous ne vivez plus ensemble
  • Pas de procédure légale obligatoire
  • Ne met pas fin au mariage légalement

2. Divorce (si vous êtes mariés)

  • Met fin légalement au mariage
  • Nécessite procédures juridiques
  • Peut être contesté ou sur consentement mutuel

Si vous êtes en union de fait (pas mariés) : Au Québec, l’union de fait ne donne PAS les mêmes droits que le mariage.

  • Pas de partage automatique des biens
  • Pas de pension alimentaire entre conjoints (sauf pour enfants)
  • Beaucoup plus compliqué si vous êtes la personne dépendante financièrement

Important : Si vous êtes en union de fait avec SP, consultez avocat AVANT la séparation pour protéger vos droits.

[IMAGE 6 : Suggestion – Documents juridiques, représentant les aspects légaux]

Partage des biens avec la SP

Si vous êtes mariés :

Régime matrimonial : Détermine comment les biens sont partagés.

Société d’acquêts (régime par défaut au Québec si marié après 1970) :

  • Biens acquis durant le mariage sont partagés 50/50
  • Biens possédés avant mariage restent à chacun
  • Héritages et dons restent à chacun

Séparation de biens :

  • Chacun garde ses biens
  • Aucun partage (sauf résidence familiale avec enfants)

Résidence familiale : Protection spéciale même si appartient à un seul conjoint. Ne peut pas être vendue sans consentement de l’autre pendant procédure.

Si vous êtes la personne avec SP et que vous avez besoin de la maison adaptée : Vous pouvez demander à garder la résidence (avec compensation financière à l’ex) si c’est essentiel à votre autonomie.

Argument à faire valoir : Maison est adaptée à vos besoins (rampe, salle de bain accessible, etc.). Déménager serait préjudiciable.

Pas automatique, mais tribunaux considèrent ces facteurs.

[IMAGE 7 : Suggestion – Maison, représentant l’enjeu de la résidence]

Pension alimentaire

Pension alimentaire pour vous (la personne avec SP) :

Si vous êtes mariés : Vous pouvez demander pension alimentaire si :

  • Vous êtes dans le besoin (revenus insuffisants)
  • Votre ex a les moyens de payer

La SP est un facteur important : Vos limitations réduisent votre capacité de gagner un revenu. Tribunaux en tiennent compte.

Durée de pension : Variable selon :

  • Durée du mariage
  • Vos besoins
  • Capacité de l’ex de payer
  • Votre capacité de devenir autonome financièrement

Avec SP sévère limitant employabilité : pension peut être indéfinie (jusqu’à remariage ou décès).

Si vous êtes en union de fait : Au Québec : PAS de pension alimentaire entre conjoints de fait. Seulement pour enfants.

Exception rare : Si vous pouvez prouver « enrichissement injustifié » (vous avez contribué substantiellement aux biens de l’autre sans compensation).

Difficile à prouver. Consultez avocat.

Si vous PAYEZ la pension alimentaire (vous êtes l’ex en santé) :

Vos obligations ne disparaissent pas parce que votre ex a la SP.

Mais si votre ex reçoit prestations d’invalidité gouvernementales (RRQ), cela réduit généralement le montant de pension.

[IMAGE 8 : Suggestion – Calculatrice avec documents financiers, aspects financiers de séparation]

Garde des enfants et SP

Question cruciale : Est-ce que votre SP affecte votre capacité parentale ?

Principe de base au Québec : « Intérêt de l’enfant » guide toutes décisions.

Avoir la SP ne vous enlève PAS automatiquement la garde de vos enfants.

Facteurs considérés :

  • Votre capacité ACTUELLE de prendre soin des enfants
  • Stabilité de votre état
  • Aide disponible (famille, services)
  • Qualité de la relation parent-enfant
  • Volonté de l’enfant (si assez âgé)

Si vos limitations physiques sont importantes mais que vous êtes parent capable émotionnellement et cognitivement :

  • Garde partagée avec adaptations possible
  • Aide à domicile peut être argument en votre faveur
  • Réseau de soutien important à démontrer

Si votre ex utilise votre SP pour essayer d’obtenir garde exclusive :

Documentez :

  • Votre implication parentale actuelle
  • Services d’aide dont vous bénéficiez
  • Stabilité de votre état (lettres médicales)
  • Relation forte avec vos enfants

Consultez avocat spécialisé en droit familial qui comprend les enjeux de handicap.

Tribunal ne peut pas vous discriminer sur base de votre handicap. Mais doit considérer intérêt de l’enfant.

Équilibre délicat. Avocat expérimenté est essentiel.

[Lien vers : Garde d’enfants et séparation avec la SP : aspects légaux] (À venir)

[IMAGE 9 : Suggestion – Jouets d’enfants ou photos de famille, représentant l’enjeu des enfants]

Médiation familiale : option à privilégier

Médiation familiale : Processus où un médiateur neutre aide le couple à s’entendre sur les termes de la séparation.

Avantages :

  • Moins conflictuel que procès
  • Moins coûteux
  • Plus rapide
  • Vous gardez contrôle sur les décisions (pas un juge)

Au Québec : 5 premières heures de médiation sont GRATUITES (payées par le gouvernement) si vous avez enfants ou êtes mariés.

Après 5 heures : 125-200$/heure (partagé entre les deux)

Quand médiation ne convient PAS :

  • Violence conjugale
  • Déséquilibre de pouvoir trop important
  • Refus de l’un des conjoints de négocier de bonne foi

Comment trouver un médiateur :

  • Association de médiation familiale du Québec : amfq.ca
  • Barreau du Québec
  • Ordre des psychologues (certains font aussi médiation)

Pour couples avec SP, cherchez médiateur sensibilisé aux enjeux de maladie chronique.

[Lien vers : Médiation familiale avec la SP : guide pratique] (À venir)

[IMAGE 10 : Suggestion – Trois personnes à table de négociation, atmosphère calme et professionnelle]

Soutien psychologique durant séparation

La séparation avec SP est doublement difficile :

  • Deuil de la relation
  • Peur accrue face à l’avenir sans partenaire
  • Questions existentielles (« Qui va m’aider maintenant ? »)

Vous avez besoin de soutien professionnel.

Thérapie individuelle Pour traiter :

  • Deuil de la relation
  • Anxiété face à l’avenir
  • Reconstruction identité
  • Gestion des émotions (colère, tristesse, peur)

Groupes de soutien

  • Groupes pour personnes séparées/divorcées
  • Groupes SP (autres comprennent défis spécifiques)

Ne traversez pas ça seul. La séparation ET la SP ensemble, c’est trop lourd pour une personne seule.

[Lien vers : Soutien psychologique post-séparation avec la SP] (À venir)

[IMAGE 11 : Suggestion – Personne en thérapie, atmosphère de soutien et écoute]

Communication avec l’ex après séparation

Si vous avez des enfants, vous devrez continuer à communiquer.

Règles de base :

Communication centrée sur les enfants uniquement

  • Besoins des enfants
  • Horaires
  • Décisions parentales importantes

Évitez :

  • Reproches sur le passé
  • Commentaires sur sa nouvelle vie
  • Utiliser enfants comme messagers
  • Discussions sur votre santé (sauf si impact direct sur enfants)

Moyens de communication à privilégier :

  • Application coparentalité (OurFamilyWizard, Coparently)
  • Courriel (trace écrite, temps de réflexion avant réponse)
  • Textos pour urgences uniquement

Évitez appels téléphoniques si conversations deviennent conflictuelles.

Si votre ex utilise votre SP pour vous dévaloriser ou inquiéter les enfants :

Documentez. Contactez votre avocat. C’est de l’aliénation parentale et c’est pris au sérieux par les tribunaux.

[Lien vers : Communication avec l’ex-conjoint après séparation : stratégies pratiques] (À venir)

Sexualité et intimité avec la SP

Sujet difficile. Peu de gens en parlent. Mais 50-70% des personnes avec SP ont des problèmes sexuels.

Dysfonctions sexuelles causées par la SP

Chez les femmes :

Problèmes primaires (causés directement par lésions SP) :

  • Diminution de la libido
  • Difficulté à atteindre l’orgasme
  • Diminution des sensations génitales
  • Sécheresse vaginale
  • Spasticité affectant les jambes (rend positions difficiles)

Problèmes secondaires (causés par symptômes SP) :

  • Fatigue extrême
  • Douleur
  • Problèmes vésicaux/intestinaux (peur d’accidents pendant sexe)
  • Difficulté de mobilité

Problèmes tertiaires (psychologiques) :

  • Baisse d’estime de soi
  • Dépression
  • Anxiété de performance
  • Changements dans l’image corporelle
  • Peur de ne plus être désirable

[IMAGE 12 : Suggestion – Couple enlacé tendrement, intimité émotionnelle, pas nécessairement sexuelle]

Chez les hommes :

Problèmes primaires :

  • Dysfonction érectile (difficulté à obtenir/maintenir érection)
  • Éjaculation retardée ou absente
  • Diminution de libido
  • Diminution des sensations

Problèmes secondaires :

  • Fatigue
  • Spasticité
  • Problèmes vésicaux (crainte de fuite urinaire)

Problèmes tertiaires :

  • Anxiété de performance (cercle vicieux)
  • Dépression
  • Sentiment de ne plus être « viril »

Lien vers : Sexualité et dysfonctions sexuelles avec la SP

Solutions médicales disponibles

Pour dysfonction érectile :

Médicaments oraux :

  • Viagra (sildénafil)
  • Cialis (tadalafil)
  • Levitra (vardénafil)

Efficacité : 70-80% chez hommes avec SP

Coût : 10-25$ par comprimé. Partiellement couvert par certaines assurances.

Prescription nécessaire : Parlez à votre médecin ou urologue.

Autres options si médicaments ne fonctionnent pas :

  • Injections intracaverneuses
  • Pompes à vide
  • Implants péniens (dernier recours)

Pour sécheresse vaginale :

Lubrifiants :

  • À base d’eau (KY, Astroglide)
  • À base de silicone (durée plus longue)
  • Coût : 10-20$

Hydratants vaginaux (utilisation régulière) :

  • Replens, Vagisil
  • Coût : 15-30$

Œstrogènes vaginaux (sur prescription) : Si sécheresse sévère et autres solutions insuffisantes.

Pour diminution de libido :

Plus complexe. Pas de « pilule miracle ».

Approches :

  • Traiter la dépression sous-jacente (antidépresseurs souvent RÉDUISENT libido, parlez à médecin pour ajuster)
  • Thérapie sexuelle
  • Ajustement des attentes (qualité plutôt que fréquence)

[IMAGE 13 : Suggestion – Médicaments et produits lubrifiants, représentation sobre et médicale]

Adaptations pratiques pour maintenir vie sexuelle

Gestion de la fatigue :

  • Planifier intimité quand vous avez le plus d’énergie (souvent matin)
  • Sieste avant si nécessaire
  • Réduire attentes (pas besoin de marathon)

Gestion spasticité :

  • Étirements avant
  • Médications antispasticité prises au bon moment
  • Positions adaptées (moins d’étirements musculaires)

Gestion problèmes vésicaux/intestinaux :

  • Vidange vessie/intestins avant
  • Réduction liquides quelques heures avant
  • Protection (alèse) si anxiété persiste
  • Communication ouverte avec partenaire crucial

Adaptation positions :

  • Positions qui demandent moins d’effort physique
  • Utilisation d’oreillers pour support
  • Partenaire prend rôle plus actif si nécessaire

Expansion de la définition de « sexe » :

Sexe ≠ juste pénétration.

  • Caresses
  • Sexe oral
  • Utilisation de jouets sexuels
  • Masturbation mutuelle
  • Intimité émotionnelle et physique sans orgasme comme but

Élargir votre répertoire réduit pression de performance et maintient connexion.

[IMAGE 14 : Suggestion – Oreillers de positionnement ou lit confortable, représentant adaptations sans être explicite]

Parler de sexualité avec votre médecin

Les médecins ne demandent PAS automatiquement. Ils attendent souvent que vous abordiez le sujet.

Mais beaucoup de personnes sont trop gênées pour en parler.

Résultat : Problèmes sexuels non traités pendant des années.

Comment aborder le sujet :

Directement : « J’ai des problèmes sexuels depuis que j’ai la SP et j’aimerais en discuter. »

Si trop gêné pour dire ça : « J’ai des questions sur les effets de la SP sur l’intimité. »

Votre médecin de famille peut :

  • Prescrire médicaments (Viagra, etc.)
  • Référer en urologie (hommes) ou gynécologie (femmes)
  • Référer en sexologie

Si votre médecin semble mal à l’aise ou minimise le problème : Demandez référence à un spécialiste. C’est un besoin de santé légitime.

[Lien vers : Parler de sexualité avec son médecin : guide pratique] (À venir)

[IMAGE 15 : Suggestion – Consultation médicale professionnelle, atmosphère de confiance]

Thérapie sexuelle

Sexologue peut aider énormément, surtout pour aspects psychologiques.

Ce qu’un sexologue fait :

  • Évalue problèmes sexuels (physiques, psychologiques, relationnels)
  • Enseigne techniques et stratégies
  • Travaille avec couple sur communication
  • Aide à reconstruire intimité

Où trouver :

  • Ordre professionnel des sexologues du Québec : opsq.org
  • Certains psychologues ont formation en sexologie

Coût : 90-150$/séance. Parfois couvert partiellement par assurances.

Thérapie sexuelle peut se faire en couple OU individuellement.

Important : Cherchez sexologue qui a expérience avec maladies chroniques/handicaps.

Redéfinir l’intimité

Intimité ≠ juste sexe.

Avec la SP, l’intimité physique non-sexuelle devient parfois plus importante :

  • Se tenir la main
  • Câlins
  • Massages
  • Dormir collés
  • Baisers tendres

Maintenir connexion physique affectueuse même quand sexe est difficile ou impossible.

Intimité émotionnelle aussi cruciale :

  • Conversations profondes
  • Partage de vulnérabilités
  • Rires ensemble
  • Moments de qualité

Un couple peut être proche et intime avec vie sexuelle réduite ou absente. Mais ça nécessite communication et réajustement d’attentes.

[Lien vers : Reconstruire l’intimité après le diagnostic de SP] (À venir)

[IMAGE 16 : Suggestion – Couple marchant main dans la main, connexion émotionnelle visible]

Dater et nouvelles relations avec la SP

Si vous êtes célibataire avec SP, rencontrer quelqu’un soulève questions spécifiques.

Quand divulguer votre diagnostic

Pas de réponse unique. Ça dépend de votre situation et confort.

Arguments pour divulguer tôt (1-3 premiers rendez-vous) :

Pour :

  • Filtre rapidement les personnes qui ne peuvent pas gérer
  • Évite investissement émotionnel avant de savoir leur réaction
  • Honnêteté dès le départ
  • Moins de stress (pas besoin de cacher symptômes)

Contre :

  • Risque que personne parte avant de vraiment vous connaître
  • Peut définir la relation par la maladie dès le début
  • Perte de chance de montrer qui vous êtes au-delà de la SP

Arguments pour divulguer plus tard (après connexion établie) :

Pour :

  • Personne vous connaît comme VOUS d’abord, pas comme « personne avec SP »
  • Connexion émotionnelle peut rendre nouvelle plus facile à accepter
  • Vous avez temps de voir si ça vaut la peine d’investir

Contre :

  • Certains se sentent trompés si divulgation tardive
  • Plus dur émotionnellement si personne part après investissement
  • Difficulté de cacher symptômes crée stress

Ma suggestion : Avant que relation devienne sérieuse (exclusive, intime), la personne devrait savoir. Mais pas nécessairement premier rendez-vous.

[IMAGE 17 : Suggestion – Deux personnes prenant café ensemble, début de connexion]

Comment divulguer

Choisissez bon moment :

  • Pas en public où conversation peut être entendue
  • Pas juste avant ou après intimité
  • Moment calme où vous avez du temps de parler

Soyez direct mais pas dramatique :

« Il y a quelque chose d’important que je veux te dire. J’ai la sclérose en plaques. C’est une maladie neurologique chronique. Ça affecte mon énergie et ma mobilité parfois, mais je gère bien avec traitements. Je voulais que tu le saches. »

Laissez l’autre poser questions.

Ne vous excusez pas. Ne minimisez pas trop non plus.

C’est un fait de votre vie. Pas une tare. Pas une tragédie.

Réactions possibles :

Positive : « Merci de me le dire. Je ne connais pas beaucoup sur la SP, mais j’aimerais en apprendre plus. »

Neutre/Hésitante : « OK, c’est beaucoup d’information. J’ai besoin d’y réfléchir. »

Négative : « Je ne pense pas pouvoir gérer ça. Désolé. »

Toutes sont des réactions humaines valides.

Si quelqu’un part à cause de votre SP : ça fait mal, mais mieux maintenant qu’après des années ensemble.

Sites de rencontre et divulgation

Divulguer ou non dans votre profil ?

Arguments POUR mentionner dans profil :

  • Filtre immédiat
  • Attire personnes ouvertes et matures
  • Pas de surprise désagréable plus tard

Arguments CONTRE mentionner dans profil :

  • Beaucoup vont passer sans vous connaître
  • Peut attirer « sauveurs » (pas sain)
  • Définit votre identité par la maladie

Compromis : Ne pas mentionner dans profil, mais divulguer rapidement dans conversations avant de rencontrer en personne.

[IMAGE 18 : Suggestion – Personne regardant téléphone/application de rencontre, moderne et sobre]

Trouver quelqu’un qui comprend

Qualités à chercher chez un partenaire potentiel quand vous avez la SP :

  • Empathie (pas pitié)
  • Flexibilité (plans peuvent changer)
  • Communication ouverte
  • Maturité émotionnelle
  • Capacité d’adaptation
  • Indépendance (pas besoin de vous « sauver »)

Red flags :

  • Veut vous « guérir » avec remèdes miracles
  • Vous traite comme fragile/incapable
  • Impatient avec vos limitations
  • Ne respecte pas vos besoins de repos
  • Minimise vos symptômes (« c’est juste de la fatigue »)

Vous méritez quelqu’un qui vous aime pour vous, SP incluse mais pas définie par elle.

Parentalité avec la SP

Être parent avec la SP soulève questions pratiques et émotionnelles.

Devenir parent : la décision

Grossesse et SP :

Faits médicaux :

  • La grossesse n’aggrave PAS la SP à long terme
  • Pendant grossesse : diminution souvent des poussées (hormones protectrices)
  • Post-partum : risque accru de poussées (premiers 3-6 mois)
  • Certains traitements modificateurs doivent être arrêtés avant/pendant grossesse

Question à discuter avec neurologue AVANT de tomber enceinte :

  • Quel traitement vous prenez et quand arrêter
  • Plan de gestion pendant grossesse
  • Plan post-partum (reprise traitement, gestion poussées)

Lien vers : La question des enfants quand on a la SP] (article existant section atteints)

[Lien vers : SP et grossesse : ce que vous devez savoir] (À venir)

[IMAGE 19 : Suggestion – Femme enceinte, représentation douce et positive]

Considérations pratiques :

Questions honnêtes à vous poser :

  • Ai-je l’énergie physique pour m’occuper d’un bébé/jeune enfant ?
  • Ai-je un réseau de soutien solide ?
  • Mon partenaire peut-il assumer plus si nécessaire ?
  • Mes finances permettent-elles d’engager aide si besoin ?
  • Mes symptômes sont-ils stables actuellement ?

Il n’y a pas de « bonne » réponse. C’est une décision profondément personnelle.

Certaines personnes avec SP deviennent d’excellents parents. D’autres choisissent de ne pas avoir d’enfants. Les deux sont valides.

Être parent avec la SP : défis et adaptations

Défis courants :

Fatigue vs besoins constants enfants Bébés et jeunes enfants ne comprennent pas que maman/papa a besoin de repos.

Solutions :

  • Siestes quand bébé dort (vraiment, faites ça)
  • Partenaire prend relève aux moments difficiles
  • Famille/amis pour aide régulière
  • Services de répit (gardienne, CPE)

Limitations physiques Porter un bébé, courir après un bambin, jouer physiquement.

Solutions :

  • Équipements adaptés (porte-bébé ergonomique, poussette légère)
  • Jeux assis (lecture, casse-têtes, dessin)
  • Enceinte de jeu où enfant est sécuritaire pendant que vous vous reposez
  • Partenaire prend activités physiques

Culpabilité « Je ne suis pas le parent que je voulais être. »

Réalité : Vous êtes le parent que vous POUVEZ être. Et c’est suffisant.

Vos enfants n’ont pas besoin de perfection. Ils ont besoin d’amour, de présence (même fatiguée), et de stabilité.

[IMAGE 20 : Suggestion – Parent et enfant lisant ensemble, moment de qualité sans exigence physique]

Expliquer la SP aux enfants

Adaptez explication à l’âge :

Jeunes enfants (3-7 ans) : « Maman/Papa a une maladie qui fait que son corps se fatigue plus vite. Parfois j’ai besoin de me reposer. Mais je t’aime toujours très fort. »

Enfants (8-12 ans) : « J’ai une maladie qui s’appelle sclérose en plaques. Ça affecte mes nerfs et fait que parfois je suis très fatigué(e) ou j’ai mal. Ça ne va pas partir, mais j’ai des médicaments qui aident. Tu peux me poser n’importe quelle question. »

Adolescents : Information plus détaillée. Honnêteté sur incertitudes. Assurance que ce n’est pas leur responsabilité de prendre soin de vous.

Lien vers : Comment parler de la SP à un enfant

Ressources pour jeunes : Section Jeunes et amis du blog

Quand vos capacités parentales diminuent

Question difficile : Que faire si votre SP progresse et limite votre capacité de prendre soin de vos enfants ?

Options selon sévérité :

Limitations légères-modérées :

  • Augmenter aide externe (gardienne, famille)
  • Partenaire assume plus de tâches parentales
  • Enfants plus âgés prennent responsabilités adaptées à leur âge (PAS rôle d’aidant)

Limitations sévères :

  • Aide professionnelle à domicile
  • Garde partagée modifiée (si séparé) pour refléter capacités actuelles
  • Dans cas extrêmes : placement temporaire ou permanent chez autre parent/famille

Décision déchirante mais parfois nécessaire pour bien-être des enfants.

Important : Cherchez aide et conseils AVANT que situation devienne critique. Services sociaux, travailleur social, psychologue peuvent aider à naviguer ces décisions.

Note importante

Les relations et situations familiales avec la SP sont complexes. Il n’y a pas de solutions simples. Chaque situation est unique.

Ce qui est universel : vous méritez le respect, l’amour et le soutien. Votre maladie ne diminue pas votre valeur comme partenaire, parent, ou être humain.

Les choix difficiles (séparation, divulgation, parentalité) n’ont pas de « bonne » réponse universelle. La bonne réponse est celle qui respecte vos besoins, vos valeurs, et votre réalité.

Cherchez du soutien professionnel pour naviguer ces décisions. Vous ne devez pas faire ça seul.

Note de Daniel

Ces situations sont parmi les plus difficiles que je vois dans ma pratique. La séparation avec la SP. Les questions sur la parentalité. Les problèmes d’intimité.

Ce sont des sujets dont personne ne parle ouvertement. Mais ils sont réels pour tellement de gens.

Mon message principal : ne laissez pas la honte ou la gêne vous empêcher de chercher l’aide dont vous avez besoin.

Consulter un avocat pour protéger vos droits lors d’une séparation n’est pas méchant ou égoïste. C’est prudent.

Parler de problèmes sexuels avec votre médecin n’est pas gênant. C’est un besoin de santé légitime.

Demander de l’aide avec la parentalité n’est pas un échec. C’est reconnaître vos limites et prioriser le bien-être de vos enfants.

Toutes ces situations nécessitent du courage. Du courage pour être honnête avec vous-même sur ce que vous pouvez gérer. Du courage pour avoir les conversations difficiles. Du courage pour faire les choix nécessaires même s’ils sont douloureux.

Vous n’êtes pas seul. D’autres ont navigué ces mêmes situations. Les ressources existent. Utilisez-les.

Pour aller plus loin : Ressources professionnelles

Séparation et divorce

Violence conjugale

Sexualité

  • Ordre professionnel des sexologues du Québec : opsq.org
  • Votre médecin de famille ou neurologue

Soutien psychologique

  • Ordre des psychologues du Québec : ordrepsy.qc.ca
  • Votre CLSC : Services psychosociaux
  • Société de la SP : 1-800-268-7582

Parentalité et famille

  • Centres jeunesse : Soutien aux familles
  • Info-Social 811 : Orientation vers ressources
  • Section Jeunes et amis du blog

Aide juridique familiale