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Personne ne parle de ça. Mais c’est réel.
Quand la SP arrive dans une vie, elle ne frappe pas seulement la personne qui reçoit le diagnostic. Elle frappe aussi le couple. Et parfois, elle frappe tellement fort que le couple ne survit pas.
Je suis Daniel, travailleur social et navigateur en santé. Pendant 15 ans, j’ai accompagné des personnes atteintes de SP et leurs familles. J’ai vu des couples se battre ensemble et en sortir plus forts. Et j’ai vu d’autres couples se briser malgré tous leurs efforts.
Ce sujet est difficile. Mais vous méritez d’avoir l’information honnête sur ce qui peut arriver. Et surtout, vous méritez de connaître les ressources qui existent pour vous aider si vous traversez cette épreuve.
[INSERTION IMAGE : Couple de dos regardant dans des directions différentes, représentant la distance émotionnelle]
Sommaire
Les statistiques qu’on préfère ignorer
Parlons des chiffres d’abord. Parce que les chiffres ne mentent pas.
Selon une étude publiée dans la revue Cancer, une femme atteinte de SP ou de cancer court six fois plus de risques de vivre une séparation ou un divorce qu’un homme dans la même situation. Le taux de séparation pour les femmes malades est de 20,8%, comparé à 2,9% pour les hommes malades. En comparaison, le taux de divorce dans la population générale est d’environ 11%.
Oui, vous avez bien lu. Les femmes atteintes de SP sont abandonnées six fois plus souvent que les hommes atteints.
Pourquoi cette différence? Les chercheurs pointent vers le manque de capacité de certains hommes à s’engager rapidement dans le rôle d’aidant et la meilleure capacité des femmes à assumer la charge d’un foyer et d’une famille.
Je ne juge pas. Je constate. Et je vous donne l’information parce que vous avez le droit de savoir.
Pourquoi la SP met les couples à l’épreuve
La SP ne brise pas les couples du jour au lendemain. C’est un processus lent et douloureux.
Voici ce qui se passe souvent.
La SP est imprévisible. Vous ne savez pas comment vous vous sentirez demain, la semaine prochaine, dans un an. Cette incertitude ronge les deux partenaires. L’un ne sait jamais quand il pourra compter sur l’autre. L’autre se sent coupable de ne pas pouvoir promettre qu’il sera là.
La fatigue invisible
La fatigue de la SP n’est pas juste être fatigué. C’est un épuisement qui vous cloue au lit. Le partenaire qui ne vit pas avec la SP ne comprend pas toujours. « Tu as juste dormi 12 heures, comment peux-tu encore être fatigué? » Cette incompréhension crée de la distance.
Le déséquilibre des rôles
Avant la SP, vous étiez deux partenaires égaux. Maintenant, l’un devient aidant et l’autre devient aidé. Ce changement de dynamique transforme la relation. L’intimité se perd. Le partenaire devient presque un infirmier. La personne atteinte se sent comme un fardeau.
La perte d’intimité physique
La SP affecte souvent la vie sexuelle. Les symptômes, la fatigue, les médicaments, tout contribue à diminuer la libido ou les capacités physiques. Pour certains couples, c’est un coup fatal à l’intimité qui les liait.
[INSERTION IMAGE : Mains qui se tiennent mais avec de l’espace entre elles, symbolisant la distance malgré la connexion]
L’isolement social progressif
La vie sociale change avec la SP. Sortir devient compliqué. Les amis disparaissent graduellement. Le couple se retrouve isolé, ce qui intensifie les tensions.
La charge mentale inégale
Gérer les rendez-vous médicaux, les traitements, les symptômes, les formulaires d’assurance – tout ça s’ajoute au quotidien normal. Cette charge mentale supplémentaire pèse lourd sur les épaules du couple.
Les signes que votre couple est en difficulté
Comment savoir si votre couple est simplement en train de s’ajuster à la SP ou s’il est en train de se briser?
Voici les signes d’alarme que j’ai observés au fil des années.
La communication s’arrête
Vous ne parlez plus vraiment. Vous vous contentez de coordonner le quotidien. « As-tu pris ton médicament? » « Ton rendez-vous est à quelle heure? » Mais vous ne parlez plus de vos peurs, de vos espoirs, de vos émotions.
L’un des deux commence à éviter la maison
Le partenaire travaille de plus en plus tard. Il trouve des raisons de sortir. Il préfère être n’importe où sauf à la maison. C’est souvent un signe qu’il ne sait plus comment gérer la situation.
La colère remplace la compassion
Les petites choses provoquent des explosions. La personne atteinte se sent constamment jugée. Le partenaire se sent constamment pris pour acquis. La colère devient l’émotion dominante du couple.
L’un parle de séparation « pour le bien de l’autre »
« Tu mérites mieux. » « Je ne veux pas être un fardeau. » « Tu serais plus heureux sans moi. » Ces phrases sont souvent des appels à l’aide déguisés. La personne qui les dit ne veut pas vraiment partir – elle veut savoir qu’on veut qu’elle reste.
[INSERTION IMAGE : Personne assise seule dans une pièce, regard vers la fenêtre]
Les projets d’avenir disparaissent
Vous ne parlez plus de demain. Vous survivez aujourd’hui. L’avenir est devenu trop incertain ou trop effrayant pour en discuter ensemble.
Quand la séparation devient inévitable
Parfois, malgré tous les efforts, la séparation devient la seule option.
Je ne vais pas vous mentir en disant que tous les couples peuvent être sauvés. Certains ne le peuvent pas. Et parfois, se séparer est la décision la plus saine pour les deux personnes.
Quand la relation devient toxique
Si la maladie a transformé votre relation en source constante de douleur, de reproches, de culpabilité et de ressentiment, il est peut-être temps de considérer la séparation. Rester dans une relation toxique ne fait de bien à personne, maladie ou pas.
Quand l’un des deux ne peut plus continuer
Être aidant est épuisant. Je l’ai vu brûler des gens. Si votre partenaire est au bout du rouleau et que toutes les ressources ont été épuisées, il vaut peut-être mieux se séparer avant que sa santé mentale ou physique en souffre davantage.
Quand les deux veulent des choses incompatibles
Parfois, la maladie révèle que vous voulez des choses fondamentalement différentes. L’un veut se battre, l’autre veut accepter. L’un veut continuer à voyager malgré tout, l’autre veut s’installer dans une routine sécuritaire. Ces différences ne sont pas toujours réconciliables.
Ce que j’ai appris en accompagnant des couples qui se séparent
Voici ce que j’ai observé pendant toutes ces années.
La culpabilité est universelle
Que vous soyez la personne atteinte qui décide de partir ou le partenaire qui ne peut plus rester, la culpabilité vous ronge. « Suis-je un monstre? » C’est la question que tout le monde se pose. Non, vous n’êtes pas un monstre. Vous êtes humain. Les humains ont des limites.
Le timing est rarement « bon »
Il n’y a jamais de bon moment pour se séparer quand l’un des deux a une maladie chronique. Vous attendrez toujours que l’autre aille mieux, que la poussée passe, que les choses se stabilisent. Mais parfois, ce moment n’arrive jamais.
Les deux souffrent, différemment
La personne atteinte perd son partenaire et son système de soutien au moment où elle en a le plus besoin. Le partenaire qui part se sent comme un abandonnant même s’il part pour sa propre survie. Il n’y a pas de gagnant dans ces situations.
[INSERTION IMAGE : Boîtes de déménagement dans une pièce vide]
Les ressources juridiques et financières au Québec
Si vous êtes en processus de séparation ou de divorce, voici les ressources concrètes disponibles au Québec.
Info-Séparation
Le service Info-Séparation est un point de départ gratuit pour les personnes qui se séparent. Des juristes vous éclaireront sur les aspects juridiques de votre séparation.
- Téléphone : 1-844-522-6900 (option 2)
- Service : Gratuit, disponible partout au Québec
- Site web : https://info-justice.ca/services/info-separation/ (À CRÉER : Article détaillé sur Info-Séparation)
Aide juridique
L’aide juridique permet aux personnes à faible revenu d’obtenir les services d’un avocat gratuitement ou pour un maximum de 800$. Dans les dossiers de séparation ou de divorce, seule votre propre situation financière est considérée, pas celle de votre ex-conjoint.
- Téléphone : Trouvez votre bureau local via le site de la Commission des services juridiques
- Admissibilité : Basée sur votre revenu familial
- Site web : https://educaloi.qc.ca/capsules/aide-juridique-gratuit-ou-payant/
Médiation familiale
Au Québec, les couples avec enfants ont droit à des heures de médiation familiale gratuites. Le médiateur vous aide à parvenir à une entente pour régler les conséquences de votre séparation.
- Service : Premières séances gratuites pour les couples avec enfants
- Information : Via le site Justice Québec
- Site web : https://www.quebec.ca/famille-et-soutien-aux-personnes/separation-et-divorce/mediation-familiale (À CRÉER : Guide complet sur la médiation familiale avec SP)
Service d’aide à l’homologation (SAH)
Ce service aide les parents séparés à obtenir une révision d’un jugement de cour à coût abordable, sans passer par la cour.
- Admissibilité : Accessible même si vous n’êtes pas admissible à l’aide juridique
- Coût : Réduit
- Information : Via les bureaux d’aide juridique
211 Québec
Pour trouver rapidement des ressources communautaires, publiques et parapubliques près de chez vous.
- Téléphone : 211
- Service : Gratuit, 24/7
- Aide avec : Références vers ressources locales pour tous types de besoins
[INSERTION IMAGE : Personne au téléphone prenant des notes, air déterminé]
Les impacts financiers à anticiper
Parlons argent. Parce qu’une séparation quand l’un des deux a la SP, ça coûte cher.
Perte du revenu du ménage
Si vous viviez à deux salaires, vous vous retrouvez maintenant à un salaire. Ou pire, si la personne atteinte ne travaille plus et que son partenaire était l’unique revenu, les deux se retrouvent dans une situation financière précaire.
Les médicaments, l’équipement adapté, les rendez-vous – ces coûts étaient peut-être partagés avant. Maintenant, la personne atteinte doit les assumer seule. Son budget est beaucoup plus serré.
Frais juridiques
Même avec l’aide juridique, une séparation coûte de l’argent. Avocat, notaire, déménagement, duplicata de meubles – tout s’additionne rapidement.
Perte d’assurance collective
Si vous étiez couvert par l’assurance collective de votre ex-conjoint, vous perdez cette couverture. Vous devrez trouver une autre source d’assurance médicaments et soins de santé.
Implications fiscales
Votre situation fiscale change complètement. Vous devez informer Revenu Québec de votre changement de statut matrimonial. Cela peut affecter vos crédits d’impôt, vos prestations, tout.
- Action requise : Informer Revenu Québec du changement dès que possible
- Impact : Sur le crédit d’impôt pour solidarité, la prestation fiscale canadienne pour enfants, etc.
Organismes qui peuvent aider financièrement
- L’Appui pour les proches aidants : 1-855-852-7784 | lappui.org (À CRÉER : Ressources L’Appui pour situation de séparation)
- Centraide : Ressources locales pour aide financière d’urgence
- Fonds d’urgence Société de la SP : Contactez votre section régionale
Ce qu’on ne vous dit pas sur la vie après la séparation
Voici les réalités que personne ne mentionne dans les brochures.
C’est plus difficile au début que vous le pensez
Les premiers mois sont brutaux. Vous passez par toutes les émotions. Culpabilité, soulagement, tristesse, colère, liberté, solitude – tout en même temps. C’est normal. Ça ne veut pas dire que vous avez pris la mauvaise décision.
Vos proches vont avoir des opinions
Tout le monde aura quelque chose à dire. « Comment peux-tu le quitter alors qu’il est malade? » « Tu mérites mieux que ça. » « Vous devriez essayer encore. » Fermez vos oreilles. Eux ne vivent pas votre vie. Vous oui.
La personne atteinte peut survivre seule
Beaucoup de gens pensent qu’une personne atteinte de SP ne peut pas vivre seule. C’est faux. Avec les bonnes ressources et adaptations, la plupart des personnes atteintes peuvent vivre de façon autonome. Ce ne sera pas facile, mais c’est possible.
[INSERTION IMAGE : Personne ouvrant ses rideaux le matin, lumière entrant dans la pièce]
Le partenaire qui part a le droit de refaire sa vie
Si vous êtes le partenaire qui est parti, vous avez le droit d’être heureux. Vous avez le droit de rencontrer quelqu’un d’autre. Vous avez le droit de ne pas porter la culpabilité éternellement. Ce n’est pas de l’égoïsme. C’est de la survie.
La personne atteinte peut aussi être soulagée
Parfois, la personne atteinte ressent aussi du soulagement. Elle n’a plus à gérer la culpabilité d’être un fardeau. Elle peut se concentrer sur sa santé sans inquiétude constante pour l’autre. Ce soulagement n’enlève rien à la tristesse, mais il est réel.
Les conversations difficiles à avoir maintenant
Si votre couple est en crise, voici les conversations qu’il faut avoir. Maintenant. Pas dans six mois.
« Es-tu encore capable de faire ça? »
Le partenaire aidant doit être honnête sur ses limites. Pas pour blesser. Pas pour menacer. Mais pour que vous puissiez trouver des solutions ensemble avant que tout explose.
« De quoi as-tu besoin de moi que tu n’as pas? »
La personne atteinte doit pouvoir exprimer ses besoins non comblés. Pas de reproches. Juste des faits. « J’ai besoin que tu passes 20 minutes par jour à juste parler avec moi. » « J’ai besoin que tu comprennes que ma fatigue est réelle. »
« Qu’est-ce qui doit changer pour que notre couple survive? »
Soyez spécifiques. « Nous avons besoin d’aide extérieure. » « Nous devons engager quelqu’un pour certaines tâches. » « Nous devons aller en thérapie de couple. » Des solutions concrètes, pas des souhaits vagues.
« Si nous nous séparons, à quoi ça ressemble? »
Oui, parlez de la séparation même si vous ne voulez pas vous séparer. Avoir ce plan B enlève parfois la panique qui empêche de penser clairement. Et parfois, en discutant de séparation, vous réalisez que vous ne voulez pas vraiment ça.
Les erreurs à éviter
Voici ce que je vois souvent et que vous devriez éviter.
Attendre que ça aille mieux tout seul
Ça n’ira pas mieux tout seul. Les problèmes de couple causés par la SP nécessitent des interventions actives. Attendre ne fait qu’empirer les choses.
Prendre des décisions pendant une crise
Ne décidez pas de vous séparer pendant une poussée de SP. Ne décidez pas de rester ensemble juste parce que vous avez peur. Attendez que les émotions intenses se calment, puis prenez une décision réfléchie.
Utiliser les enfants comme raison de rester ou partir
« On reste ensemble pour les enfants. » « Je pars pour que mes enfants aient un parent en santé. » Les enfants ne devraient jamais porter le poids de votre décision. Prenez la décision qui est meilleure pour VOUS, adultes. Les enfants s’adapteront mieux à des parents séparés mais en santé qu’à des parents ensemble mais misérables.
Cacher la situation à votre équipe médicale
Votre neurologue, votre travailleur social, votre infirmière – ils doivent savoir si vous traversez une séparation. Ça affecte votre santé mentale, ça affecte votre traitement, ça affecte tout. Ils peuvent vous diriger vers des ressources appropriées.
Ne pas documenter les besoins d’aide pour la SP
Si vous vous séparez, documentez bien tous les besoins d’aide liés à la SP. Rendez-vous médicaux, traitements, limitations, coûts – tout doit être noté. Ça peut être important pour les questions de pension alimentaire ou de partage des responsabilités si vous avez des enfants.
Soutien psychologique pendant et après
Vous aurez besoin d’aide professionnelle. Ce n’est pas négociable.
Thérapie de couple
Si vous voulez essayer de sauver votre couple, consultez un thérapeute de couple qui a de l’expérience avec les maladies chroniques. Pas n’importe quel thérapeute – quelqu’un qui comprend vraiment la dynamique particulière créée par la SP.
- Coût : Variable, souvent 100-150$ par session
- Fréquence : Généralement hebdomadaire au début
- Trouver un thérapeute : Via l’Ordre des psychologues du Québec ou votre CLSC
Thérapie individuelle
Que vous restiez ensemble ou vous sépariez, vous avez tous les deux besoin de thérapie individuelle. Chacun doit travailler sur ses propres émotions, sa propre culpabilité, ses propres peurs.
- Via CLSC : Gratuit mais liste d’attente
- Privé : 100-200$ par session
- Programme d’aide aux employés : Gratuit via votre employeur si disponible
Groupes de soutien pour aidants
Si vous êtes le partenaire aidant en burnout, joignez un groupe de soutien pour aidants. Vous y trouverez des gens qui comprennent vraiment ce que vous vivez.
- Société de la SP : Groupes de soutien régionaux
- L’Appui : Groupes pour proches aidants
- CLSC : Vérifiez les groupes offerts localement
Groupes de soutien pour personnes atteintes
Si vous êtes la personne atteinte qui traverse une séparation, parlez-en avec d’autres personnes atteintes de SP. Ils ont souvent vécu des expériences similaires.
- Société de la SP du Centre-du-Québec : Contactez-nous pour les groupes disponibles
- Forums en ligne : Communautés de soutien (mais privilégiez les rencontres en personne quand possible)
[INSERTION IMAGE : Groupe de personnes assises en cercle, discussion de soutien]
Reconstruire après la séparation
Que vous soyez la personne atteinte ou le partenaire qui est parti, voici comment reconstruire.
Pour la personne atteinte
Activez tout le réseau de soutien disponible
Vous ne pouvez plus compter sur votre ex-partenaire. Il est temps d’activer toutes les autres ressources. Services du CLSC, aide à domicile, transport adapté, équipe médicale solide – construisez votre nouveau réseau.
Demandez les adaptations dont vous avez besoin
Maintenant que vous vivez seul, votre domicile a peut-être besoin d’adaptations. Barres d’appui, siège de douche, rampes – demandez une évaluation par un ergothérapeute du CLSC. Ces adaptations sont souvent gratuites ou à coût réduit.
Revoyez vos finances avec un professionnel
Consultez un planificateur financier ou un travailleur social pour revoir votre budget. Vous avez peut-être droit à des programmes d’aide supplémentaires maintenant que vous êtes seul.
Vous n’êtes pas juste « la personne avec la SP qui a été quittée ». Vous êtes une personne complète avec des forces, des passions, des rêves. Travaillez à reconstruire votre identité au-delà de la maladie et au-delà de cette séparation.
Pour le partenaire qui est parti
Gérez la culpabilité avec de l’aide professionnelle
La culpabilité vous rongera si vous ne la travaillez pas. Vous avez fait un choix difficile mais nécessaire. Un thérapeute peut vous aider à trouver la paix avec ce choix.
Maintenez une distance saine
Vous n’êtes plus le partenaire. Vous n’êtes plus l’aidant principal. Établissez des frontières claires. Vous pouvez encore vous soucier de votre ex, mais vous ne pouvez plus être responsable de tout.
Reconstruisez votre vie sans culpabilité
Vous avez le droit d’être heureux. Vous avez le droit de sortir, de voyager, de rencontrer quelqu’un d’autre. Votre vie n’est pas terminée parce que vous avez quitté quelqu’un de malade.
Restez vigilant pour votre propre santé mentale
Le burnout d’aidant ne disparaît pas immédiatement après la séparation. Continuez à surveiller votre santé mentale et physique. Vous pourriez avoir besoin de temps et d’aide pour vraiment récupérer.
Ce que je vous dirais si vous étiez assis dans mon bureau
Voici ce que je dis aux gens qui viennent me voir dans cette situation.
Votre couple n’a pas échoué. Vous avez tous les deux fait de votre mieux dans une situation extrêmement difficile.
La SP est une maladie qui teste les limites humaines. Certains couples survivent. D’autres non. Ça ne dit rien sur l’amour que vous aviez l’un pour l’autre. Ça dit que vous avez rencontré un défi plus grand que ce que vous pouviez surmonter ensemble.
Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise décision. Il n’y a que la décision que vous pouvez vivre avec.
Rester ensemble n’est pas automatiquement « mieux ». Partir n’est pas automatiquement « pire ». La seule bonne décision est celle qui vous permet de dormir la nuit, de vous regarder dans le miroir, de continuer à vivre.
Demander de l’aide n’est pas un échec. C’est un acte de courage.
Que vous demandiez de l’aide pour sauver votre couple ou pour vous séparer sainement, c’est du courage. Trop de gens attendent d’être complètement brisés avant de demander de l’aide. Ne soyez pas ces gens.
Vous survivrez à ça. Peut-être pas intact, mais vous survivrez.
Je ne vais pas vous mentir et dire que ça ne fera pas mal. Ça fera très mal. Mais vous êtes plus fort que vous le pensez. J’ai vu des centaines de personnes traverser cette épreuve et en sortir de l’autre côté. Différentes, oui. Brisées à jamais, non.
[INSERTION IMAGE : Aube se levant sur un nouveau jour, ciel coloré]
En terminant
Personne ne veut parler de divorce et séparation dans le contexte de la SP. C’est trop douloureux. Trop culpabilisant. Trop tabou.
Mais c’est une réalité pour beaucoup trop de couples. Et ignorer cette réalité ne la fera pas disparaître.
Si vous lisez cet article parce que votre couple est en crise, sachez ceci : vous n’êtes pas seul. Vous n’êtes pas un monstre. Vous n’êtes pas en train d’échouer. Vous êtes en train de naviguer une des situations les plus difficiles qu’un couple peut traverser.
Il y a des ressources. Il y a de l’aide. Il y a des gens qui comprennent.
Utilisez-les. Maintenant. Pas quand tout sera tombé en ruines.
Parce que parfois, sauver votre couple demande d’accepter de l’aide extérieure. Et parfois, sauver vous-même demande d’accepter que le couple ne peut pas être sauvé.
Les deux sont valides. Les deux sont honorables. Les deux méritent du soutien.
Vous méritez du soutien. Quel que soit le chemin que vous choisissez.
Articles connexes sur notre blog
- Couple et relation avec la SP
- Devenir aidant sans avoir choisi
- Signes de burnout d’aidant
- Reconstruire son identité avec la SP
NOTE IMPORTANTE
L’information dans cet article est basée sur mon expérience professionnelle et sur des données de recherche disponibles. Chaque situation de couple est unique. Si vous traversez une crise conjugale, consultez des professionnels qualifiés – thérapeute de couple, travailleur social, conseiller juridique – pour obtenir de l’aide adaptée à votre situation spécifique.
Les ressources mentionnées étaient à jour au moment de la publication, mais les services et critères d’admissibilité peuvent changer. Contactez toujours directement les organismes pour confirmer les informations.
NOTE DE DANIEL
Cet article a été difficile à écrire. J’ai vu trop de couples se déchirer en silence, trop de personnes porter une culpabilité qui les écrasait, trop de séparations qui auraient pu être moins dévastatrices avec le bon soutien au bon moment.
Si vous êtes en train de vivre cette situation, je veux que vous sachiez que j’ai pensé à vous en écrivant chaque mot. Vous n’êtes pas jugé ici. Vous n’êtes pas seul. Et il y a de l’espoir, même si vous ne le voyez pas encore.
N’hésitez pas à contacter la Société de la SP du Centre-du-Québec. Nous pouvons vous orienter vers les bonnes ressources, vous écouter sans jugement, et vous accompagner à travers cette épreuve.
Prenez soin de vous.
Les coûts liés à la SP peuvent parfois créer des dettes, notamment envers Revenu Québec. Si vous êtes dans cette situation, sachez qu’il existe des options de négociation et d’arrangement de paiement.
Lien : 👉 Dette d’impôts : comment négocier avec Revenu Québec quand on vit avec la SP
Pour aller plus loin : Ressources professionnelles
Soutien immédiat
- Ligne d’écoute 811 (Info-Social) : 811 – 24h/7j – Gratuit
- Tel-Aide : 514-935-1101 – Écoute sans jugement
- Société de la SP du Centre-du-Québec : Pour soutien et orientation
Ressources juridiques
- Info-Séparation : 1-844-522-6900 (option 2) | info-justice.ca
- Aide juridique du Québec : Trouvez votre bureau local via csj.qc.ca
- Barreau du Québec : Référence d’avocats | barreau.qc.ca
- Chambre des notaires : Référence de notaires | cnq.org
Soutien psychosocial
- Ordre des psychologues du Québec : Trouvez un thérapeute | ordrepsy.qc.ca
- CLSC de votre région : Services gratuits de travail social et psychologie
- L’Appui pour les proches aidants : 1-855-852-7784 | lappui.org
Soutien financier
- 211 Québec : 211 – Références vers ressources d’aide financière
- Centraide : Ressources locales d’urgence
- Société de la SP : Fonds d’urgence et programmes d’aide
Médiation et résolution de conflits
- Justice Québec – Médiation familiale : quebec.ca/famille-et-soutien-aux-personnes/separation-et-divorce/mediation-familiale