Ce mardi de novembre où tout s’est arrêté : mon histoire de burnout

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[SUGGESTION IMAGE : Stationnement vide tôt le matin, lumière grise et froide de novembre – atmosphère de solitude]

Je me souviens de chaque détail de ce mardi matin de novembre.

Le ciel était gris. Il faisait froid. J’étais dans le stationnement de mon bureau, à 7h45 du matin comme d’habitude.

J’avais ma mallette sur le siège passager. Mon café refroidissait dans le porte-gobelet. J’avais ma liste de tâches pour la journée : 27 items. Une présentation importante à 9h. Une réunion avec l’équipe à 11h. Un appel avec un client à 14h. Et entre tout ça, je devais appeler le CLSC pour maman, confirmer son rendez-vous chez le neurologue, et rappeler la pharmacie pour son ordonnance.

Une journée normale, en somme. Une journée comme les 800 autres jours des trois dernières années.

Sauf que ce mardi-là, quelque chose de différent est arrivé.

Mon cœur s’est mis à battre très vite. Trop vite. Mes mains tremblaient. Je n’arrivais plus à respirer correctement. J’avais l’impression qu’une main invisible serrait ma poitrine.

J’étais certaine que j’étais en train de mourir.

Je ne savais pas encore que c’était une crise de panique. Je ne savais pas encore que c’était mon corps qui me disait : « Stop. Ça suffit. Je n’en peux plus. »

Ce que je savais, c’est que je ne pouvais pas entrer dans ce bureau.

Aujourd’hui, je coordonne des services de soutien aux aidants. J’aide des centaines de personnes à éviter ce qui m’est arrivé.

Mais ce jour-là, j’étais juste Julie. 38 ans. Gestionnaire de projets. Mère de deux enfants. Aidante de ma mère atteinte de SP progressive. Et complètement, totalement, épuisée.

Voici mon histoire.

Les trois années avant l’effondrement

Les gens pensent que le burnout arrive soudainement. Un jour vous allez bien, le lendemain vous vous effondrez.

C’est faux.

Le burnout est une spirale lente. Une érosion graduelle. Vous ne vous rendez même pas compte que vous descendez, parce que chaque jour ressemble au précédent, juste un tout petit peu plus difficile.

Année 1 : « Je peux gérer ça »

Ma mère a reçu son diagnostic de SP progressive primaire en octobre. J’avais 35 ans. Émile avait 8 ans, Chloé 5 ans.

Au début, ça semblait gérable. Maman avait encore beaucoup d’autonomie. Elle avait juste besoin d’aide pour certaines choses. Les rendez-vous médicaux. Quelques courses. Un peu de compagnie.

J’ai pensé : « Je vais juste m’organiser différemment. Je peux faire ça. »

J’ai commencé à me lever à 5h30 au lieu de 6h30. Pour avoir une heure de plus dans ma journée. J’allais voir maman avant le travail ou à l’heure du lunch. Je travaillais pendant que les enfants dormaient.

J’ai commencé à dire non à des activités sociales. « Désolée, je ne peux pas venir au souper, j’ai trop à faire. » « Non merci, je ne peux pas me joindre au club de lecture cette session. »

Mes amies comprenaient. Elles disaient : « Bien sûr, prends le temps qu’il te faut. On se voit bientôt! »

Sauf que « bientôt » n’est jamais arrivé.

Année 2 : « C’est juste temporaire »

La SP de maman progressait. Ses besoins augmentaient. Elle avait maintenant besoin d’aide pour s’habiller certains matins. Pour préparer ses repas. Pour gérer ses médicaments de plus en plus complexes.

Je coordonnais tout. Les rendez-vous médicaux (qui se multipliaient). Les assurances (un cauchemar bureaucratique). L’adaptation de sa maison (rampes, barres d’appui, siège de douche).

Au travail, on m’a confié un gros projet. « Julie, tu es notre meilleure gestionnaire. On a besoin de toi sur celui-là. C’est juste pour quelques mois intenses. »

J’ai dit oui. Parce que je disais toujours oui.

Je dormais maintenant 5-6 heures par nuit. Parfois moins. Je mangeais rapidement entre deux tâches. Je sautais mes propres rendez-vous médicaux et dentaires. « Je n’ai pas le temps. Je vais y aller plus tard. »

[SUGGESTION IMAGE : Agenda surchargé, post-its partout, téléphone qui ne cesse de sonner – chaos organisationnel]

À la maison, je n’étais plus vraiment présente. Je répondais à mes enfants de façon automatique. Mon conjoint et moi ne parlions que de logistique. « Qui va chercher Chloé au soccer? » « As-tu payé la facture d’électricité? »

Émile a commencé à avoir des problèmes de comportement à l’école. Des crises de colère. Des difficultés à se concentrer.

L’école a appelé. « Madame Bergeron, nous aimerions vous rencontrer pour discuter d’Émile. »

J’ai pleuré dans ma voiture après cet appel. Parce que je savais. Je savais que les problèmes d’Émile venaient de moi. De mon absence. De mon stress constant.

Mais je ne savais pas comment changer les choses. Il y avait trop à faire. Trop de gens qui dépendaient de moi.

Je me disais : « C’est juste temporaire. Le projet va se terminer. Les choses vont se calmer. Je vais pouvoir respirer. »

Année 3 : La descente finale

L’année de mes 38 ans a été la pire.

La SP de maman progressait rapidement. Elle avait maintenant besoin de beaucoup plus d’aide. Son moral était au plus bas. Elle se sentait coupable d’être un « fardeau ».

Ce qui me brisait le cœur. Parce que je l’aimais. Je voulais l’aider. Mais j’étais tellement épuisée que je n’avais plus de patience, plus de douceur.

Conférence 1: Le microbiote

Je me surprenais à être brusque avec elle. Impatiente. Et ensuite je me détestais pour ça.

Au travail, la pression était immense. Le projet était en retard. Mon patron me mettait la pression. « Julie, on compte sur toi. Tu as toujours livré. »

À la maison, tout se désintégrait. Émile avait maintenant besoin de rencontrer un psychologue. Chloé faisait des cauchemars et venait dans notre lit toutes les nuits. Mon conjoint était frustré. « Tu n’es jamais là. Même quand tu es là physiquement, tu es ailleurs. »

Il avait raison.

J’étais un zombie. Je fonctionnais sur l’adrénaline et la caféine. Mon corps fonctionnait, mais j’étais vide à l’intérieur.

Les signes étaient là. Tellement évidents maintenant quand je regarde en arrière.

Je pleurais facilement. Pour n’importe quoi. Une publicité triste à la télé. Un commentaire anodin d’un collègue.

J’avais mal partout. Maux de tête constants. Mal au dos. Tension dans les épaules. Problèmes digestifs.

Je tombais malade constamment. Rhumes. Grippes. Infections urinaires. Mon système immunitaire était à plat.

J’oubliais des choses importantes. Des rendez-vous. Des conversations qu’on venait d’avoir. Des noms de collègues que je connaissais depuis des années.

Mon médecin m’avait dit, quelques mois plus tôt : « Julie, tu vas vers un burnout. Tu dois ralentir. »

J’avais hoché la tête. J’avais dit : « Oui, je sais. Je vais faire attention. »

Mais je n’avais rien changé. Parce que je ne savais pas comment. Et parce que, au fond, je pensais encore que je pouvais tenir le coup.

Le mardi où tout s’est arrêté

Novembre. Un mardi matin.

La veille, j’avais travaillé jusqu’à minuit pour préparer ma présentation. Je m’étais levée à 5h. J’avais à peine dormi.

Dans la voiture, en route vers le bureau, je répétais mentalement ma présentation. Je pensais aux 27 tâches de ma liste. Je pensais au rendez-vous de maman chez le neurologue le lendemain. Je pensais à tout.

Et puis, dans le stationnement, mon corps a dit stop.

Crise de panique. La première de ma vie.

Mon cœur battait tellement fort que je l’entendais dans mes oreilles. Ma poitrine était serrée comme dans un étau. Je n’arrivais plus à respirer normalement. Mes mains tremblaient. J’avais chaud et froid en même temps. J’avais la nausée.

J’étais terrifiée.

J’ai pensé que c’était une crise cardiaque. À 38 ans. Dans le stationnement de mon bureau.

J’ai appelé mon conjoint. En pleurant, à peine capable de parler. « Je ne sais pas ce qui m’arrive. Je pense que je suis en train de mourir. »

Il est venu me chercher. M’a amenée à l’urgence.

Cinq heures d’attente. Électrocardiogramme. Prises de sang. Examen médical.

Le médecin m’a finalement dit : « Votre cœur va bien. C’était une crise de panique. Mais madame Bergeron, votre corps vous envoie un message très clair. Vous êtes en burnout sévère. »

Il m’a donné un arrêt de travail. Douze semaines minimum.

J’ai pleuré. De soulagement. De honte. De peur. De culpabilité.

Comment j’allais expliquer ça à mon patron? À mon équipe qui comptait sur moi? À ma mère qui avait besoin de moi?

Comment j’allais faire financièrement avec juste 70% de mon salaire?

Comment j’allais remplir mes journées si je ne travaillais pas?

Je ne savais pas encore que ces douze semaines allaient sauver ma vie.

Les douze semaines qui ont tout changé

Semaines 1-2 : L’effondrement

Les deux premières semaines, j’ai dormi. C’est à peine si je me souviens de cette période.

Mon corps récupérait de trois ans de privation chronique de sommeil. Je dormais 10, 12, parfois 14 heures par jour. Des siestes l’après-midi. Je m’endormais sur le divan en regardant la télé.

Mon médecin m’avait prescrit des antidépresseurs à faible dose. J’avais résisté au début. « Je ne veux pas de médicaments. Je vais être capable de m’en sortir seule. »

Il m’avait regardée avec compassion et m’avait dit : « Julie, si vous aviez le diabète, vous prendriez de l’insuline sans culpabilité. Votre cerveau a besoin de soutien en ce moment. Ce n’est pas de la faiblesse. C’est du soin. »

J’ai pris les médicaments. Et ça m’a aidée à ne pas sombrer complètement dans la dépression.

Mon conjoint s’est occupé de tout. Des enfants. De la maison. De coordonner les soins de maman (avec l’aide de son frère qui s’est finalement impliqué).

Je n’ai rien fait. Et c’était exactement ce dont j’avais besoin.

NeuroÉquilibre

Semaines 3-4 : Le brouillard se lève

Après deux semaines de sommeil intense, j’ai commencé à reprendre un peu de forces physiques.

Mais émotionnellement, j’étais en montagnes russes. Un jour je me sentais mieux. Le lendemain j’étais au fond du trou.

[SUGGESTION IMAGE : Femme regardant par la fenêtre, expression pensive et vulnérable – moment de réflexion]

J’ai commencé à voir une psychologue. Recommandée par mon médecin. Spécialisée en burnout et en gestion du stress.

La première séance, j’ai pleuré pendant 50 minutes. Je lui ai raconté tout. Les trois années. La pression au travail. L’aidance. La culpabilité. L’épuisement.

Elle m’a écoutée. Sans me juger. Sans me dire « tu aurais dû faire ci » ou « tu n’aurais pas dû faire ça ».

À la fin, elle m’a simplement dit : « Julie, ce qui vous est arrivé n’est pas de votre faute. Vous avez fait de votre mieux avec les ressources et les connaissances que vous aviez. Maintenant, nous allons travailler ensemble pour que vous ne retombiez pas là. »

Ces mots m’ont libérée d’un poids immense.

Semaines 5-8 : La reconstruction commence

J’ai commencé à établir une routine douce. Rien d’exigeant. Juste des petites choses pour me reconnecter à moi-même.

Marcher 30 minutes par jour. Dans la nature quand c’était possible. Juste marcher. Pas pour faire de l’exercice. Pas pour brûler des calories. Juste pour bouger mon corps et respirer.

Cuisiner de vrais repas. Pendant trois ans, j’avais mangé n’importe quoi, n’importe comment. Maintenant, je prenais le temps de cuisiner. Des légumes. Des soupes. Des plats qui nourrissaient vraiment mon corps.

Lire pour le plaisir. Quelque chose que je n’avais pas fait depuis trois ans. Des romans. De la fiction. Juste pour m’évader.

Méditer. Ma psychologue m’avait appris des exercices de respiration et de méditation. Au début, je trouvai ça ridicule. Mais j’ai persisté. Et lentement, j’ai commencé à sentir une différence.

J’ai aussi commencé à faire le ménage dans ma vie.

J’ai dit non pour la première fois. Ma mère m’a appelée un jour pour me demander de l’emmener faire des courses. J’ai dit : « Maman, je ne peux pas aujourd’hui. Mais ton frère peut t’aider. »

Ça semblait si simple. Mais pour moi, c’était révolutionnaire.

Semaines 9-12 : Comprendre et reconstruire

Avec ma psychologue, j’ai commencé à comprendre les patterns qui m’avaient menée au burnout.

Mon besoin de tout contrôler. Si je ne le faisais pas moi-même, ça ne serait pas bien fait. Ça ne serait pas fait assez vite. Je devais être aux commandes.

Ma difficulté à demander de l’aide. Parce que demander de l’aide, c’était admettre que je n’étais pas capable. C’était être faible. C’était déranger les autres.

Mon perfectionnisme. Rien n’était jamais assez bon. Je pouvais toujours faire mieux. Faire plus.

Ma culpabilité constante. Culpabilité envers ma mère si je ne faisais pas assez pour elle. Culpabilité envers mes enfants si je n’étais pas une mère parfaite. Culpabilité envers mon employeur si je ne donnais pas 110%.

Ces patterns n’étaient pas apparus avec l’aidance. Ils étaient là depuis longtemps. L’aidance les avait juste amplifiés à un niveau insoutenable.

Avec ma psychologue, j’ai appris :

À établir des limites. Non seulement c’est correct de dire non, c’est nécessaire. C’est vital.

À déléguer et à demander de l’aide. Accepter l’aide ne fait pas de moi une personne faible. Ça fait de moi une personne intelligente qui comprend qu’on ne peut pas tout faire seule.

À pratiquer l’auto-compassion. Me parler comme je parlerais à une amie. Avec bienveillance. Avec douceur.

À reconnaître mes signaux d’alarme. Quand je commence à être irritable. Quand j’ai du mal à dormir. Quand je me sens submergée. Ce sont des signaux que je dois ralentir. Pas des signaux que je dois pousser plus fort.

La décision qui a changé ma vie

Vers la fin de mes douze semaines d’arrêt, mon médecin m’a demandé : « Julie, vous sentez-vous prête à retourner travailler? »

J’ai réalisé que non. Pas à ce travail. Pas à ce rythme. Pas à cette vie.

J’ai pris la décision la plus difficile et la plus libératrice de ma vie. Je ne retournerais pas à mon ancien poste.

C’était terrifiant. Mon salaire représentait une grosse partie des revenus de notre famille. Et si je faisais une erreur? Et si je regrettais?

Mais quelque chose en moi savait. Je ne pouvais plus retourner là.

Pas seulement à cause de la pression du travail. Mais parce que ce travail n’avait plus de sens pour moi.

Pendant mon burnout, j’avais découvert ce qui me passionnait vraiment : aider les aidants.

J’avais passé trois ans à tâtonner dans le noir. À faire des erreurs. À réinventer la roue. À m’épuiser inutilement.

Et je savais que des centaines, des milliers d’autres aidants vivaient exactement la même chose en ce moment même.

Et si je pouvais les aider? Et si je pouvais leur éviter ce que j’avais vécu?

Atelier: Le dessin conceptuel au service des émotions

C’est devenu ma nouvelle mission.

Ma vie maintenant

Aujourd’hui, sept ans après ce mardi de novembre, je coordonne des services de soutien aux aidants pour un organisme communautaire.

Mon travail a du sens. Chaque jour, j’aide des aidants à construire des systèmes durables. À éviter le burnout. À prendre soin d’eux-mêmes.

Ma mère vit toujours chez elle, avec un système de soutien solide que nous avons construit ensemble. Je l’aide encore, mais de façon soutenable. Je ne suis plus sa seule source de soutien.

Mes enfants vont bien. Émile a maintenant 18 ans. Chloé 15 ans. Notre relation s’est reconstruite. Ils ont appris que leur mère est humaine. Qu’elle peut se tromper. Qu’elle peut tomber et se relever.

Mon couple a survécu. À peine, mais il a survécu. Mon conjoint et moi avons dû reconstruire notre relation avec beaucoup de communication et de thérapie de couple.

Et moi? Je vais bien. Pas parfaite. Mais bien.

Je dors 7-8 heures par nuit. Je fais du yoga une fois par semaine. Je vois mes amies régulièrement. J’ai des limites claires et je les respecte.

Je ne suis pas retournée au burnout. Parce que j’ai appris. J’ai construit des systèmes. J’ai des stratégies.

Mais surtout, j’ai appris la leçon la plus importante : Prendre soin de moi n’est pas optionnel. C’est essentiel.

NOTE IMPORTANTE

Si vous vous reconnaissez dans mon histoire, si vous sentez que vous êtes sur cette même spirale descendante, n’attendez pas de vous effondrer comme moi.

Vous n’avez pas besoin de toucher le fond pour demander de l’aide.

Appelez Info-aidant de L’Appui (1-855-852-7784) aujourd’hui. Prenez rendez-vous avec votre médecin. Parlez à quelqu’un.

Le burnout n’est pas une médaille d’honneur. Ce n’est pas la preuve que vous êtes un bon aidant. C’est la preuve que vous avez dépassé vos limites depuis trop longtemps.

Il existe un autre chemin. Un chemin où vous prenez soin de votre proche ET de vous-même. Un chemin soutenable.

Mais pour le trouver, vous devez d’abord reconnaître où vous en êtes vraiment.

NOTE DE JULIE

Raconter mon histoire de burnout n’est pas facile. Même sept ans plus tard.

Il y a toujours une partie de moi qui a honte. Qui pense : « J’aurais dû être plus forte. J’aurais dû voir les signes plus tôt. »

Mais je la raconte quand même. Parce que si mon histoire peut aider ne serait-ce qu’une seule personne à reconnaître sa propre spirale avant l’effondrement, ça vaut la peine.

Le burnout m’a brisée. Mais il m’a aussi reconstruite plus forte. Plus sage. Plus consciente de mes limites et de mes besoins.

Il m’a forcée à arrêter de jouer au héros et à commencer à construire des systèmes durables.

Il m’a appris que demander de l’aide n’est pas de la faiblesse. C’est du courage.

Si vous êtes en train de lire ceci et que vous êtes épuisé, submergé, au bout du rouleau : vous n’êtes pas seul. Je suis passée par là. Des milliers d’autres aidants sont passés par là.

Et nous nous en sommes sortis. Vous aussi, vous pouvez vous en sortir.

Mais pas en continuant sur la même voie. Il faut changer de direction.

Aujourd’hui. Pas demain. Aujourd’hui.

[SUGGESTION IMAGE : Julie aujourd’hui, souriante et sereine, dans son bureau avec des photos de sa famille – symbolisant la reconstruction]

Pour aller plus loin : Ressources professionnelles

Les informations sur le burnout et la récupération dans cet article s’appuient sur :

L’Appui pour les proches aidants offre un service gratuit et confidentiel d’écoute et de soutien au 1-855-852-7784 (7 jours/7, 8h-20h). Le service Info-aidant peut vous aider si vous êtes en situation d’épuisement ou de crise. lappui.org

Le Maslach Burnout Inventory (MBI) est un outil reconnu internationalement pour évaluer le niveau de burnout. Il est utilisé par les professionnels de la santé pour diagnostiquer et suivre l’évolution du syndrome d’épuisement.

La Haute Autorité de Santé a publié des recommandations pour le repérage et la prise en charge du syndrome d’épuisement professionnel (applicable aussi au burnout des aidants).

Recherches sur la récupération post-burnout : Les travaux sur la reconstruction après burnout identifient généralement plusieurs phases : l’effondrement initial, la décompression, la récupération physique et émotionnelle, puis la reconstruction et la réorientation. La durée de récupération est souvent proportionnelle à la durée d’exposition au stress chronique.

Programmes de soutien psychologique : La psychothérapie, particulièrement les approches cognitivo-comportementales et la thérapie d’acceptation et d’engagement, a démontré son efficacité dans le traitement du burnout.

Méditation et pleine conscience : Les pratiques de mindfulness ont montré des résultats prometteurs dans la gestion du stress chronique et la prévention des rechutes de burnout.

Si vous êtes en situation de crise ou d’épuisement sévère, consultez immédiatement votre médecin de famille. Le burnout des aidants est reconnu comme un enjeu de santé publique au Québec, et des ressources existent pour vous aider.

Pour des situations urgentes de détresse psychologique, vous pouvez aussi contacter :

  • Ligne québécoise de prévention du suicide : 1-866-APPELLE (1-866-277-3553), disponible 24h/24, 7 jours/7
  • Info-Social 811 : Pour être dirigé vers les ressources appropriées dans votre région