Préparer l’après : quand le rôle d’aidant prend fin

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AVERTISSEMENT DE CONTENU : Cet article aborde le deuil après la perte d’un proche et la fin du rôle d’aidant. Il inclut des réflexions sur la mort, le vide laissé par la perte, et les défis de reconstruction. Si vous venez de perdre un proche ou si vous vous sentez fragile émotionnellement, prenez soin de vous en lisant ceci.

[IMAGE : Aube ou crépuscule avec horizon dégagé, métaphore d’un nouveau commencement]

Le premier matin après le décès de Marc, je me suis réveillée à 6h. Comme tous les matins depuis quatre ans.

J’ai mis les pieds par terre, prête à commencer la routine. Préparer ses médicaments. Vérifier qu’il avait passé une bonne nuit. Planifier les rendez-vous de la journée.

Puis je me suis souvenue. Il n’y avait plus de routine. Plus de médicaments à préparer. Plus de rendez-vous. Plus de Marc.

Je me suis rassise sur le lit, désorientée, perdue. « Qu’est-ce que je fais maintenant? »

Cette question, je l’ai vécue pendant des mois. Peut-être même des années.

Parce que perdre son proche, ce n’est pas seulement perdre la personne qu’on aime. C’est aussi perdre son identité. Son rôle. Sa raison de se lever chaque matin. Sa structure de vie entière.

Les gens parlent du deuil de la personne. Mais personne ne parle du deuil du rôle d’aidant. Du vide terrible que laisse l’absence de cette responsabilité qui vous définissait complètement.

Aujourd’hui, je veux parler de cet après. De ce territoire inconnu et effrayant. Et de comment j’ai appris, lentement, difficilement, à reconstruire une vie qui ait du sens.

Le deuil de l’aidant : différent et compliqué

Mon deuil n’était pas « normal ». Enfin, c’est ce que je pensais.

[IMAGE : Chemin sinueux dans le brouillard, métaphore du parcours difficile du deuil]

Je n’étais pas juste triste. J’étais… soulagée. Et ce soulagement me remplissait de honte.

Le soulagement coupable

Marc ne souffrait plus. Je ne le verrais plus décliner. Plus de chutes. Plus de crises respiratoires qui me terrifiaient. Plus de le voir prisonnier d’un corps qui le trahissait.

Et moi? Je pouvais enfin dormir une nuit complète. Prendre une douche sans m’inquiéter. Sortir de la maison sans paniquer.

« Quel genre de monstre est soulagée que son mari soit mort? » Je me posais cette question cent fois par jour.

Ce que j’ai appris : Le soulagement est normal. Il ne remplace pas l’amour. Il ne diminue pas le chagrin. C’est simplement une reconnaissance honnête que la souffrance – la vôtre et celle de votre proche – est terminée.

Vous pouvez être soulagé ET dévasté. Les deux coexistent. Et c’est correct.

Le deuil anticipé : avoir déjà fait une partie du travail

J’avais commencé à faire le deuil de Marc bien avant sa mort.

Le deuil de l’homme qu’il était avant la maladie. De notre vie de couple. De nos projets futurs. De son autonomie, de sa voix, de sa mobilité.

Quand il est finalement décédé, une partie de mon deuil était déjà faite. Pas tout. Mais une partie.

Certaines personnes autour de moi ne comprenaient pas pourquoi je semblais « moins affectée » qu’elles ne l’attendaient. « Tu as l’air de bien aller. » Sous-entendu : « Tu ne pleures pas assez. »

Mais j’avais déjà versé des milliers de larmes pendant les années d’aidance. Le corps a une limite de larmes avant d’être complètement à sec.

La culpabilité rétrospective

Après sa mort, toutes mes erreurs revenaient me hanter.

« Si seulement j’avais été plus patiente ce jour-là. »

« Si seulement j’avais remarqué ses symptômes plus tôt. »

« Si seulement j’avais trouvé un meilleur médecin, un meilleur traitement, un miracle. »

Le « si seulement » est un poison. Il vous empêche de guérir parce qu’il vous maintient dans une réalité alternative qui n’existe pas.

La vérité difficile à accepter : Vous avez fait de votre mieux avec les ressources, les connaissances et l’énergie que vous aviez à ce moment-là. Juger vos actions passées avec votre sagesse actuelle n’est pas juste envers vous-même.

L’épuisement qui ne disparaît pas immédiatement

J’ai cru naïvement que dès que Marc serait décédé, mon énergie reviendrait. Que je me sentirais reposée enfin.

Ça n’est pas arrivé. Pendant des mois, j’étais toujours épuisée. Vidée. Incapable de faire quoi que ce soit de productif.

Mon corps avait fonctionné en mode survie pendant quatre ans. Il fallait du temps – beaucoup de temps – pour récupérer de cette dette de sommeil, de stress, d’adrénaline constante.

Soyez patient avec votre récupération physique :

Nouveauté ! Club de marche
  • Elle prendra des mois, peut-être un an ou plus
  • Votre corps a subi un marathon de plusieurs années
  • La fatigue persistante est normale
  • Consultez votre médecin si la fatigue ne s’améliore pas du tout

Le vide identitaire : « Qui suis-je maintenant? »

Pendant quatre ans, j’étais « Julie, l’aidante de Marc ». C’était devenu toute mon identité.

Quand Marc est décédé, je n’étais plus rien. Juste… Julie. Et je ne savais plus qui c’était.

[IMAGE : Chaise vide dans un rayon de lumière, métaphore du vide et de la possibilité]

La perte de structure et de sens

Ma journée entière était structurée autour de Marc. Ses médicaments. Ses rendez-vous. Ses besoins. Ses crises.

Sans lui, je me réveillais et… rien. Aucune urgence. Aucune routine. Juste un vide béant de 16 heures à remplir chaque jour.

« Pourquoi me lever? Pour faire quoi? Pour qui? »

Cette pensée était terrifiante. Pas suicidaire. Mais existentielle. Quelle était ma raison d’être maintenant?

La perte du réseau social construit autour de l’aidance

Tous mes « amis » étaient liés à l’aidance. Les travailleurs sociaux. Les infirmières du CLSC. Les autres aidants que je croisais dans les salles d’attente. Les membres de mon groupe de soutien.

Une fois Marc décédé, ces connexions se sont évaporées. Ils passaient à d’autres clients, d’autres patients. Et mes « amis » aidants? Ils n’avaient plus de temps pour moi maintenant que je n’étais plus « des leurs ».

Je me retrouvais seule. Profondément, douloureusement seule.

La difficulté de répondre à « Comment vas-tu? »

Les gens demandaient. Avec gentillesse. Avec inquiétude sincère.

« Comment vas-tu? »

Qu’est-ce que je répondais? La vérité? « Je suis soulagée qu’il soit mort mais je me sens coupable de ce soulagement. Je ne sais plus qui je suis. Je ne sais pas comment vivre une vie normale. Je m’ennuie de lui et en même temps je suis contente de ne plus être responsable de lui. Je suis perdue. »

Non. On ne dit pas ça. On dit : « Ça va. Je prends une journée à la fois. »

Et on continue de se sentir terriblement seul avec la complexité de ce qu’on vit vraiment.

Les premières semaines : naviguer le chaos administratif

Personne ne vous prépare pour la quantité hallucinante de démarches administratives après un décès.

[IMAGE : Pile de documents administratifs, évocation du fardeau bureaucratique]

Les tâches immédiates

Dans le brouillard de mon deuil, j’ai dû :

Dans les premiers jours :

  • Obtenir le constat de décès
  • Contacter la maison funéraire
  • Planifier les funérailles (service? où? quand? combien de personnes?)
  • Aviser la famille et les amis
  • Rédiger l’avis de décès pour le journal
  • Prendre des décisions sur l’inhumation/crémation

Chaque décision était épuisante. Chaque papier à signer me rappelait qu’il était vraiment parti.

Dans les premières semaines :

  • Aviser tous les organismes gouvernementaux :
    • Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ)
    • Retraite Québec (pour arrêt des pensions)
    • Service Canada (pension de vieillesse, RPC)
    • Revenu Québec et Agence du revenu du Canada
  • Fermer ou transférer les comptes bancaires
  • Annuler cartes de crédit, permis de conduire
  • Résilier abonnements (téléphone, internet, etc.)
  • Contacter les assurances (vie, invalidité, maison, auto)
  • Gérer la succession (testament, notaire si nécessaire)

Mon conseil : Demandez à quelqu’un de confiance de vous aider. Un ami. Un membre de la famille. Même un travailleur social ou un comptable.

Vous n’êtes pas en état de gérer tout ça seul dans le brouillard du deuil. Et vous n’avez pas à le faire.

Les impacts financiers

La situation financière change drastiquement après le décès.

Revenus qui cessent :

  • Pensions de la personne décédée
  • Prestations d’invalidité
  • Allocations de conjoint

Nouveaux revenus possibles :

  • Assurance-vie (si applicable)
  • Prestations de survivant (RRQ/RPC)
  • Pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV) pour survivant si âge approprié

Coûts qui peuvent continuer :

  • Hypothèque ou loyer
  • Comptes conjoints
  • Dettes communes

Je me suis retrouvée avec environ 40% moins de revenus du jour au lendemain. Heureusement, j’avais une assurance-vie, mais ce n’est pas le cas de tout le monde.

Ressources financières : Consultez un conseiller financier ou un comptable spécialisé en succession. Les premiers mois après un décès ne sont PAS le moment de prendre des décisions financières majeures.

Reconstruire : les premiers pas hésitants

Après l’ouragan administratif des premières semaines, il y a le calme. Un calme étrange, pesant.

Et la question revient : « Maintenant quoi? »

[IMAGE : Chemin qui s’ouvre devant, lumière au loin, métaphore de l’avenir incertain mais possible]

Réapprendre la vie « normale »

J’avais oublié comment vivaient les gens « normaux ».

Café-rencontre Victoriaville

Comment on remplit ses journées quand on n’a pas quelqu’un dont il faut s’occuper constamment? Comment on fait des plans pour demain sans se dire « mais si Marc a une crise »? Comment on va quelque part sans vérifier d’abord si on peut laisser Marc seul?

Les premières fois que j’ai fait des choses « normales », je me sentais coupable. Comme si j’étais en train de trahir Marc.

Premières activités « normales » qui m’ont fait pleurer :

  • Aller au cinéma un après-midi de semaine (« Marc aurait aimé ce film »)
  • Dormir jusqu’à 9h un samedi (« Avant, je devais être levée à 6h »)
  • Accepter une invitation à souper (« C’est la première fois en quatre ans que je peux sortir le soir »)
  • Lire un livre de la première à la dernière page (« J’avais oublié ce que c’était de se concentrer sur quelque chose »)

Chaque « première fois » était à la fois libératrice et douloureuse.

Retrouver (ou découvrir) ses propres intérêts

« Qu’est-ce que j’aime faire? » Cette question m’a paralysée.

Je n’en avais aucune idée. Mes intérêts d’avant l’aidance semblaient appartenir à une autre vie. À une autre Julie que je ne connaissais plus.

J’ai dû tout réapprendre. Essayer des choses. Échouer. Réessayer.

Ce qui m’a aidée :

  • Faire une liste de « peut-être » : Des activités que je pensais peut-être aimer
    • Yoga (trop calme pour moi à ce moment-là, trop de place pour penser)
    • Bénévolat avec des animaux (ça, c’était bien)
    • Cours de cuisine (meilleur que prévu)
    • Marche en nature (devenu ma thérapie principale)
  • Accepter d’essayer sans obligation : Si une activité ne me plaisait pas, j’arrêtais. Pas de culpabilité. Pas de « je devrais aimer ça ».
  • Me donner la permission de changer : La Julie d’après l’aidance n’était pas la même que la Julie d’avant. Et c’était correct. Je n’avais pas à redevenir qui j’étais. Je pouvais devenir quelqu’un de nouveau.

Reconstruire les liens sociaux

Les amitiés s’étaient effilochées pendant l’aidance. Certaines par ma faute (j’annulais constamment). D’autres parce que les amis s’étaient éloignés (ne sachant pas comment m’aider).

Reconstruire ces liens était terr

ifiant. « Et si mes amis ne me reconnaissaient plus? Et si on n’avait plus rien en commun? »

Ce que j’ai découvert :

  • Certains amis sont revenus naturellement, avec joie et sans jugement
  • D’autres n’étaient plus compatibles avec qui j’étais devenue
  • J’ai dû apprendre à faire de nouveaux amis (à 50 ans, ce n’est pas facile!)
  • Les groupes de soutien au deuil m’ont aidée à me sentir moins seule

Comment j’ai recommencé socialement :

  • Petits pas : café avec une amie plutôt que grand rassemblement
  • Honnêteté : « Je sors du deuil, sois patiente avec moi »
  • Accepter les invitations même quand je n’en avais pas envie (parfois ça faisait du bien)
  • Refuser les invitations quand j’avais vraiment besoin d’être seule

Quand et comment retourner au travail

J’avais quitté mon emploi pour m’occuper de Marc à temps plein. Retourner au travail semblait impossible et nécessaire à la fois.

Les questions que je me posais :

  • Suis-je prête émotionnellement?
  • Ai-je encore les compétences? (quatre ans c’est long)
  • Vais-je m’effondrer au bureau?
  • Comment expliquer le trou dans mon CV?

Ce qui m’a aidée :

  • Commencer par du bénévolat (moins de pression, horaire flexible)
  • Formations pour rafraîchir mes compétences
  • Temps partiel au début (je n’avais pas l’énergie pour temps plein)
  • Honnêteté avec employeurs potentiels sur ma situation

Finalement, j’ai trouvé mon emploi actuel de coordonnatrice pour aidants. Ironiquement, mon expérience d’aidante est devenue mon plus grand atout professionnel.

Le deuil à long terme : ce que personne ne dit

On vous dit que « le temps guérit tout ». C’est vrai. Et faux à la fois.

[IMAGE : Arbre avec racines profondes et branches vers le ciel, métaphore de croissance à travers la douleur]

Les dates anniversaires et les déclencheurs

Certains jours sont plus difficiles que d’autres. Et parfois, ils vous prennent par surprise.

Moments difficiles prévisibles :

  • Anniversaire du décès
  • Son anniversaire de naissance
  • Anniversaire de mariage
  • Fêtes familiales (Noël, Pâques, etc.)

Déclencheurs imprévisibles :

  • Une chanson à la radio
  • L’odeur de son parfum sur quelqu’un dans la rue
  • Un couple âgé qui se tient la main
  • La date de renouvellement d’un médicament qu’il prenait

Cinq ans après le décès de Marc, certains jours, je pleure encore. Moins souvent. Moins longtemps. Mais ça arrive.

Et c’est normal. Le deuil n’a pas de date d’expiration.

La culpabilité de continuer à vivre

« Je ne peux pas être heureuse. Marc est mort. »

Cette pensée m’a bloquée pendant plus d’un an.

Puis un jour, une amie m’a dit quelque chose qui a tout changé : « Tu crois vraiment que Marc voudrait que tu sois malheureuse pour toujours? Que tu sacrifies le reste de ta vie? »

Non. Marc n’aurait pas voulu ça. Il m’aimait. Il aurait voulu que je vive. Vraiment vive.

Se donner la permission :

  • De rire sans se sentir coupable
  • De tomber amoureux à nouveau (si ça arrive)
  • D’être excité pour l’avenir
  • De vivre pleinement

Ce n’est pas trahir la mémoire de votre proche. C’est honorer leur amour en vivant la vie qu’ils auraient voulu pour vous.

Trouver un nouveau sens à l’expérience

Mon expérience d’aidante ne pouvait pas être pour rien. Elle devait avoir un sens au-delà de la souffrance.

C’est pourquoi j’ai choisi de travailler avec les aidants. C’est pourquoi je partage mon histoire. C’est pourquoi j’aide les familles à naviguer ce que j’ai navigué.

Conférence 1 : Le microbiote

Mon parcours d’aidante m’a brisée. Mais il m’a aussi transformée. M’a apprise la compassion, la résilience, l’humilité.

Vous trouverez votre propre sens. Peut-être pas maintenant. Peut-être pas dans un an. Mais un jour, vous regarderez en arrière et vous verrez comment cette expérience, aussi terrible qu’elle ait été, vous a aussi façonné en quelqu’un de plus profond, de plus empathique, de plus humain.

Les signes que vous devez demander de l’aide professionnelle

Le deuil est normal. Mais parfois, il devient quelque chose de plus sombre qui nécessite une intervention.

Cherchez de l’aide si :

  • Pensées suicidaires ou d’automutilation
  • Incapacité totale de fonctionner après plusieurs mois
  • Abus d’alcool ou de substances pour gérer la douleur
  • Dépression sévère qui ne s’améliore pas
  • Isolement social complet et prolongé
  • Idéalisation excessive du défunt au point de ne plus vivre

Ressources disponibles :

  • Psychologue spécialisé en deuil
  • Groupes de soutien au deuil
  • Ligne d’écoute deuil: 1 888 LE DEUIL (1 888 533-3845)
  • Votre médecin de famille
  • Services de votre CLSC

Demander de l’aide n’est pas une faiblesse. C’est reconnaître que certaines douleurs sont trop grandes pour être portées seul.

NOTE IMPORTANTE

Le deuil de chaque personne est unique. Il n’y a pas de « bon » chemin. Pas de délai « normal ». Pas de façon « correcte » de pleurer.

Certaines personnes rebondissent rapidement. D’autres prennent des années. Les deux sont corrects.

Soyez patient avec vous-même. Et méfiez-vous de ceux qui vous disent « tu devrais être passé à autre chose maintenant ». Ils ne comprennent pas. Et ce n’est pas grave. Vous n’avez pas besoin de leur compréhension pour guérir à votre rythme.

NOTE DE JULIE

Je termine cette série d’articles comme je l’ai commencée : avec honnêteté. Avec vulnérabilité. Et avec espoir.

Oui, l’aidance est difficile. Le deuil aussi. La reconstruction encore plus.

Mais aujourd’hui, sept ans après le décès de Marc, je peux dire que j’ai une vie qui a du sens. Pas la vie que j’avais imaginée. Pas la vie que j’aurais choisie. Mais une vie qui est mienne, authentique, et belle à sa façon.

Marc fait toujours partie de moi. Il m’a façonnée. Mais il ne me définit plus.

Je suis Julie. Pas juste « l’aidante de Marc » ou « la veuve de Marc ». Julie. Avec mes propres intérêts, mes propres rêves, ma propre vie.

Et vous aussi, un jour, vous serez plus que votre rôle d’aidant. Vous retrouverez – ou découvrirez – qui vous êtes au-delà de ce que vous avez fait pour votre proche.

Ça prendra du temps. Ça sera difficile. Mais je vous promets que c’est possible.

Prenez soin de vous. Soyez patient. Et quand vous serez prêt, osez revivre.

Pour aller plus loin : Ressources professionnelles

Soutien au deuil :

  • Ligne d’écoute deuil : 1 888 LE DEUIL (1 888 533-3845)
    • 365 jours/année, 10h à 22h
    • Écoute attentive et références vers ressources locales
  • Albatros : Services gratuits de soutien au deuil (plusieurs régions du Québec)
    • albatrosquebec.ca – 418 204-1533, poste 4 (région de Québec)
    • Accompagnement individuel et groupes de soutien
  • infodeuil : infodeuil.ca – Répertoire complet de ressources par région
  • Tel-Écoute : 514 493-4484 – Services 10h à 22h, 365 jours
  • Tel-Aînés : 514 353-2463 – Pour les 60 ans et plus

Groupes de soutien au deuil :

  • Parents orphelins : parentsorphelins.org – 514 686-4880
  • Deuil-Jeunesse : deuil-jeunesse.com – 418 624-3666 (Québec)
  • Lumi-Vie : lumivie.com – 450 687-8311 (Laval)
  • Centre St-Pierre : Service de soutien aux personnes en deuil (SAPED) – 514 524-3561, poste 3317
  • Maison Monbourquette : Accompagnement au deuil (Montréal)

Soutien psychologique :

  • Ordre des psychologues du Québec : ordrepsy.qc.ca – Trouver un psychologue spécialisé en deuil
  • Services de votre CLSC : Souvent gratuits, liste d’attente possible
  • Programme d’aide aux employés (PAE) : Si disponible via votre employeur

Pour les aidants après le décès :

  • L’Appui pour les proches aidants : lappui.org1 855 852-7784
    • Soutien même après le décès du proche
    • Groupes pour aidants en deuil
    • Ressources de reconstruction
  • Proche aidance Québec : procheaidance.quebec

Gestion financière et succession :

  • Éducaloi : Guide succession et héritage – Information juridique gratuite
  • Revenu Québec : revenuquebec.ca – Pour déclaration de revenus du défunt
  • Chambre des notaires du Québec : cnq.org – Trouver un notaire pour succession
  • Service budgétaire communautaire : Plusieurs organismes offrent aide gratuite

Retour au travail :

  • Services Québec : quebec.ca/emploi – Programmes de retour au travail
  • Ordre des conseillers en ressources humaines : Aide pour révision de CV et réintégration

En cas de crise :

  • Info-Social : 811, option 2 (24/7)
  • Service de prévention du suicide : 1 866 APPELLE (1 866 277-3553) (24/7)
  • En danger immédiat : 911

Lectures recommandées :

  • « Le deuil : comment y faire face? » – Christophe Fauré
  • « Vivre le deuil au jour le jour » – Christophe Fauré
  • Publications de L’Appui : guides pour aidants en deuil

Article précédent : Quand l’aidance à domicile n’est plus possible – La décision difficile du placement et comment la gérer.

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