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« Ressentir du soulagement après un diagnostic de SP n’est pas fou. C’est humain. Toutes mes émotions, même contradictoires, sont valides. »
Sophie
[SUGGESTION IMAGE 1 : Photo abstraite représentant des émotions contradictoires – peut-être des couleurs qui se mélangent ou un visage avec des expressions mixtes]
Oui, il y avait le choc. Oui, il y avait la peur. Mais il y avait aussi… du soulagement ?
Et ça, ça m’a fait me sentir coupable. Comme si j’étais une mauvaise personne de ressentir du soulagement face à un diagnostic de maladie chronique incurable. Pourtant, ce soulagement était bien là, aussi réel que la terreur qui l’accompagnait.
Aujourd’hui, trois ans plus tard, je comprends mieux. Les émotions contradictoires ne sont pas seulement normales après un diagnostic de SP – elles sont universelles. Et comprendre pourquoi on les ressent peut aider à traverser cette période si difficile.
Sommaire
Le choc : quand le cerveau refuse d’accepter
[SUGGESTION IMAGE 2 : Image évoquant le choc, le brouillard mental – peut-être une route brumeuse ou une silhouette floue]
Le choc a été ma première réaction. Même si une partie de moi savait que quelque chose n’allait pas, même si j’avais googelé « sclérose en plaques » dans les semaines précédentes, entendre ces mots prononcés par un médecin a été comme recevoir un coup de poing dans le ventre.
Mon cerveau s’est mis en mode survie. Je me souviens d’avoir regardé le Dr. Bergeron parler, ses lèvres bouger, mais les sons arrivaient à mes oreilles comme étouffés, lointains. Marc prenait des notes à côté de moi pendant que je fixais les images IRM sur l’écran, ces taches blanches qui changeaient ma vie.
Le choc a duré des jours. Je me réveillais le matin et pendant quelques secondes, tout était normal. Puis la réalité me frappait à nouveau : j’ai la SP.
Cette phase de choc est en fait un mécanisme de protection. Notre cerveau ne peut pas traiter une information aussi bouleversante d’un seul coup. Il la dose, nous laissant l’absorber graduellement pour ne pas nous submerger complètement.
La peur : toutes ces questions sans réponses
[SUGGESTION IMAGE 3 : Image évoquant l’anxiété et l’incertitude – peut-être un point d’interrogation, des nuages sombres]
Quand le choc a commencé à se dissiper, la peur a pris toute la place. Et quelle peur.
Je ne dormais plus. Mon cerveau tournait en boucle, générant des scénarios catastrophes à 3h du matin. Est-ce que je vais finir en fauteuil roulant ? Dans combien de temps ? Est-ce que je vais perdre ma vue ? Ma capacité de marcher ? De travailler ?
La SP est une maladie imprévisible, et cette imprévisibilité nourrissait ma terreur. Chaque article que je lisais en ligne (erreur classique, soit dit en passant) me montrait des cas différents, des progressions variables, des vies radicalement transformées.
J’avais peur pour Marc. Allait-il rester avec moi quand les choses deviendraient difficiles ? J’avais peur pour ma carrière, pour mon indépendance, pour tous les projets que j’avais imaginés pour ma vie.
La peur était aussi très physique. Mon cœur battait plus vite, j’avais des nausées, je me sentais constamment sur le qui-vive. Chaque nouveau symptôme déclenchait une panique : est-ce que c’était une poussée ? Est-ce que ma maladie progressait déjà ?
Si vous ressentez cette peur, sachez qu’elle est légitime. La SP est effrayante, surtout au début quand tout est inconnu. Mais cette peur, aussi intense soit-elle, finit par diminuer avec le temps et la connaissance.
La colère : pourquoi moi ?
[SUGGESTION IMAGE 4 : Image représentant la colère ou l’injustice – peut-être un poing fermé, un ciel orageux]
Après la peur est venue la colère. Une colère bouillante, irrationnelle, totalement justifiée.
Pourquoi moi ? J’avais 32 ans. Je mangeais bien, je faisais de l’exercice, je ne fumais pas. Je faisais tout « comme il faut ». Alors pourquoi mon propre système immunitaire décidait-il de m’attaquer ?
J’étais en colère contre mon corps qui me trahissait. En colère contre l’univers pour cette injustice. En colère contre les gens autour de moi qui se plaignaient de problèmes qui me semblaient maintenant triviaux. En colère contre moi-même pour avoir ignoré mes symptômes pendant des mois.
Cette colère était épuisante. Elle me consumait de l’intérieur, rendant tout encore plus difficile. Parfois, elle sortait de manière inappropriée – je m’emportais contre Marc pour des broutilles, je pleurais de rage dans ma voiture.
Mais la colère aussi est une étape normale du deuil. Parce que c’est bien de ça qu’il s’agit : un deuil. Le deuil de la vie que j’avais imaginée, du corps sur lequel je pensais pouvoir compter, de l’avenir que je croyais prévisible.
Le déni : peut-être qu’ils se sont trompés
[SUGGESTION IMAGE 5 : Image évoquant le déni – peut-être une route qui bifurque, quelqu’un qui se détourne]
Même avec un diagnostic confirmé par IRM et examens neurologiques, une partie de moi refusait d’y croire.
Peut-être que les médecins s’étaient trompés. Peut-être que c’était une erreur de laboratoire. Peut-être que mes symptômes allaient disparaître et qu’on découvrirait que ce n’était pas vraiment la SP.
Je cherchais compulsivement en ligne des histoires de mauvais diagnostics, de rémissions miraculeuses, de gens dont les lésions avaient disparu. Je me disais que si je continuais ma vie exactement comme avant, la maladie n’aurait pas de pouvoir sur moi.
Ce déni m’a poussée à repousser certaines décisions importantes. Commencer le traitement ? Pas tout de suite. En parler à mes clients ? Plus tard. Ajuster mon mode de vie ? Pas nécessaire, je vais bien.
Le déni m’a protégée pendant un moment, mais il retardait aussi mon adaptation à ma nouvelle réalité. Ce n’est que quand j’ai vécu ma première vraie poussée, six mois après le diagnostic, que le déni est devenu impossible à maintenir.
Le soulagement : enfin, un nom pour ce qui n’allait pas
[SUGGESTION IMAGE 6 : Image évoquant le soulagement, la clarté – peut-être une lumière qui perce les nuages, un puzzle qui se complète]
Et puis il y avait ce soulagement étrange, cette émotion qui me faisait me sentir coupable mais qui était pourtant si réelle.
Pendant des mois avant le diagnostic, je savais que quelque chose n’allait pas. Mon corps me lançait des signaux d’alarme que je ne comprenais pas. L’engourdissement, la fatigue écrasante, les problèmes de vision – tout ça était réel, mais invisible.
J’avais commencé à douter de moi. Est-ce que j’exagérais ? Est-ce que c’était juste du stress ? Est-ce que j’inventais des symptômes ? Certaines personnes autour de moi suggéraient que c’était « dans ma tête », que je travaillais trop, que j’avais juste besoin de vacances.
Le diagnostic a validé mon expérience. Je n’étais pas folle. Je n’exagérais pas. Mes symptômes étaient réels, causés par une maladie réelle, visible sur les images IRM. Il y avait un nom pour ce qui m’arrivait : sclérose en plaques.
Ce soulagement était aussi celui d’avoir enfin un plan d’action. Plus d’attente dans le vide, plus de tests sans fin, plus d’incertitude totale. Maintenant, on savait ce que c’était, et on pouvait commencer à le traiter.
Ressentir du soulagement ne signifiait pas que j’étais contente d’avoir la SP. Ça signifiait simplement que l’incertitude est parfois pire que la vérité, même quand la vérité est difficile.
La culpabilité : tous ces « et si »
[SUGGESTION IMAGE 7 : Image évoquant la culpabilité, le poids émotionnel – peut-être des ombres lourdes, une balance déséquilibrée]
Avec les autres émotions est venue la culpabilité. Tellement de culpabilité.
Je me sentais coupable de ressentir du soulagement. Coupable d’être en colère alors que d’autres personnes vivaient des choses « pires ». Coupable d’avoir ignoré mes symptômes pendant si longtemps. Coupable de ce que Marc devait maintenant traverser à cause de moi.
Les « et si » me hantaient. Et si j’avais consulté plus tôt, aurais-je pu prévenir certaines lésions ? Et si mon mode de vie avait contribué à la maladie ? Et si je n’étais pas assez forte pour faire face à tout ça ?
Je me sentais aussi coupable face aux gens qui m’aimaient. Mes parents étaient dévastés. Marc était inquiet. Je me disais que je leur imposais ce fardeau, que leurs vies seraient plus faciles sans moi et mes problèmes de santé.
Cette culpabilité était irrationnelle, mais elle était puissante. Il m’a fallu du temps (et de la thérapie) pour comprendre que la SP n’était pas ma faute, que mes émotions étaient légitimes, et que les gens qui m’aimaient ne me voyaient pas comme un fardeau.
La tristesse : pleurer la vie d’avant
[SUGGESTION IMAGE 8 : Image évoquant la tristesse, la mélancolie – peut-être une fenêtre avec de la pluie, un paysage en automne]
Sous toutes ces émotions se cachait une tristesse profonde. Un deuil réel de la personne que j’étais avant.
Je pleurais la Sophie d’avant – celle qui disait oui à tout, qui planifiait des randonnées spontanées, qui ne pensait jamais à son énergie parce qu’elle semblait inépuisable. Cette Sophie n’existait plus, et ça me brisait le cœur.
Je pleurais aussi les futurs que j’avais imaginés. Les enfants que Marc et moi voulions, maintenant compliqués par des questions de traitement et de capacité physique. Les projets professionnels ambitieux qui semblaient soudain impossibles. Les voyages, les aventures, toutes ces choses qui nécessitaient un corps sur lequel on pouvait compter.
Cette tristesse venait par vagues. Certains jours, je fonctionnais normalement. D’autres jours, je pleurais dans la douche, dans ma voiture, dans mon lit le soir. Les larmes arrivaient sans prévenir, déclenchées par les choses les plus banales.
Pleurer cette perte était nécessaire. On ne peut pas passer à l’acceptation sans d’abord honorer ce qui a été perdu.
L’espoir fragile : et si c’était gérable ?
[SUGGESTION IMAGE 9 : Image évoquant l’espoir naissant – peut-être une petite pousse qui sort de terre, une aube]
Parmi toutes ces émotions difficiles, de petits moments d’espoir commençaient aussi à apparaître.
Quand le Dr. Bergeron m’a expliqué les options de traitement, j’ai ressenti un petit frisson d’espoir. Il y avait des choses qu’on pouvait faire. Ce n’était pas un remède, mais ce n’était pas non plus une condamnation à l’impuissance totale.
Quand j’ai lu des témoignages de gens qui vivaient bien avec la SP depuis des années, l’espoir grandissait. Peut-être que ma vie ne serait pas finie. Peut-être que je pourrais m’adapter, trouver une nouvelle normalité, continuer à vivre pleinement même avec cette maladie.
Cet espoir était fragile au début. Il pouvait être facilement écrasé par une mauvaise journée ou une mauvaise nouvelle. Mais il était là, persistant, refusant de disparaître complètement.
Avec le temps, cet espoir fragile est devenu plus solide. Pas un optimisme béat qui ignore la réalité, mais un espoir réaliste basé sur la connaissance, l’expérience, et la découverte progressive de ma propre résilience.
Quand toutes les émotions coexistent
[SUGGESTION IMAGE 10 : Image représentant la complexité émotionnelle – peut-être un kaléidoscope, des couleurs multiples qui se mélangent]
Voici ce que personne ne m’avait dit et que j’aurais aimé savoir : toutes ces émotions ne viennent pas une à la fois, bien ordonnées. Elles arrivent en même temps, se chevauchent, se contredisent.
Je pouvais être en colère le matin, soulagée l’après-midi, et terrorisée le soir. Je pouvais rire avec Marc d’une blague stupide tout en portant cette tristesse profonde dans mon cœur. Je pouvais me sentir forte et vulnérable dans la même journée, parfois dans la même heure.
Cette montagne russe émotionnelle était épuisante. J’avais l’impression de devenir folle, de ne pas gérer la situation « correctement ». Pourquoi est-ce que je n’arrivais pas à avoir une réaction cohérente ?
C’est une thérapeute spécialisée en maladies chroniques qui m’a aidée à comprendre : il n’y a pas de « bonne » façon de réagir à un diagnostic de SP. Toutes ces émotions contradictoires sont normales, humaines, légitimes. Le diagnostic de maladie chronique est un traumatisme, et comme tout traumatisme, il génère des réponses émotionnelles complexes.
Ce qui m’a aidée à naviguer ce chaos émotionnel
Avec le recul, voici ce qui m’a le plus aidée pendant cette période difficile :
Accepter mes émotions sans jugement. Arrêter de me dire que je « devrais » ressentir ceci ou ne « devrais pas » ressentir cela. Toutes mes émotions étaient valides, même les contradictoires.
En parler. À Marc, à ma thérapeute, à mon groupe de soutien en ligne. Mettre des mots sur ce que je ressentais diminuait son pouvoir sur moi.
Limiter mes recherches en ligne. Google était mon pire ennemi dans ces premiers temps. J’ai dû m’imposer des limites strictes pour ne pas tomber dans le puits sans fond de l’anxiété informationnelle.
Me donner du temps. Rome ne s’est pas construite en un jour, et l’acceptation d’un diagnostic de SP non plus. J’ai arrêté de me mettre la pression pour « aller mieux » rapidement.
Chercher de l’aide professionnelle. La thérapie a été cruciale. Un diagnostic de SP affecte autant l’esprit que le corps, et les deux méritent des soins.
Me connecter avec d’autres personnes vivant avec la SP. Personne ne comprend vraiment cette expérience comme quelqu’un qui la vit. Ces connexions ont été ma bouée de sauvetage.
Trois ans plus tard : où j’en suis avec ces émotions
Je serais malhonnête si je vous disais que toutes ces émotions ont disparu. Elles n’ont pas disparu. Mais elles ont changé, évolué, sont devenues moins envahissantes.
J’ai encore des moments de peur, surtout quand je sens qu’une poussée pourrait arriver. J’ai encore des moments de tristesse pour la vie que je n’aurai pas. J’ai encore des moments de colère face à l’injustice de tout ça.
Mais j’ai aussi développé une forme d’acceptation. Pas une acceptation résignée qui abandonne tout espoir, mais une acceptation active qui reconnaît ma réalité tout en continuant à construire la meilleure vie possible dans cette réalité.
Les émotions contradictoires persistent parfois. Je peux être reconnaissante pour les leçons que la SP m’a enseignées (sur la vulnérabilité, la compassion, ce qui compte vraiment) tout en souhaitant de tout mon cœur ne jamais avoir eu à apprendre ces leçons de cette façon.
C’est correct de vivre dans cette contradiction. C’est même plus qu’correct – c’est humain.
Un message pour vous
Si vous venez de recevoir votre diagnostic et que vous vous sentez submergé par un tsunami d’émotions contradictoires, je veux que vous sachiez quelque chose d’important :
Vous n’êtes pas seul. Ce que vous ressentez est normal. Et ça va devenir plus gérable avec le temps.
Vous n’avez pas besoin d’être fort tout le temps. Vous n’avez pas besoin de « positiver » à tout prix. Vous n’avez pas besoin d’avoir tout compris ou d’avoir accepté votre diagnostic en quelques semaines.
Donnez-vous la permission de ressentir tout ce que vous ressentez. Donnez-vous du temps. Cherchez du soutien. Et rappelez-vous que les émotions, même les plus intenses, sont comme des vagues – elles montent, culminent, et redescendent.
Le diagnostic de SP change beaucoup de choses, mais il ne vous enlève pas votre humanité, votre valeur, ou votre capacité à vivre une vie riche et significative. Le chemin sera différent de celui que vous aviez imaginé, mais il y a quand même un chemin.
Et sur ce chemin, vous n’êtes pas seul.
NOTE IMPORTANTE
Les émotions contradictoires que vous ressentez après un diagnostic de SP sont normales et validées par la recherche scientifique. Si vous vivez une détresse psychologique importante, n’hésitez pas à consulter un professionnel de la santé mentale spécialisé dans les maladies chroniques. Le soutien émotionnel précoce peut améliorer significativement votre qualité de vie et votre capacité d’adaptation.
NOTE DE SOPHIE
Quand j’ai lu ces études pour la première fois, j’ai ressenti une validation immense. Voir que 34% des personnes nouvellement diagnostiquées vivent de l’anxiété clinique, que 47% traversent une dépression… ça m’a rappelé que mes montagnes russes émotionnelles n’étaient pas une faiblesse personnelle, mais une réaction humaine normale à un bouleversement majeur.
L’étude qui m’a le plus marquée parle de ce soulagement paradoxal au diagnostic. Pendant des mois, j’avais pensé devenir folle. Mes symptômes étaient réels, mais personne ne comprenait. Quand le Dr. Bergeron a enfin dit « sclérose en plaques », une partie de moi était terrifiée… mais une autre partie ressentait ce soulagement étrange. Enfin, j’avais un nom. Mes symptômes avaient une explication.
Si vous venez de recevoir votre diagnostic et que vos émotions vous semblent chaotiques et contradictoires – peur et soulagement qui coexistent, colère et gratitude qui s’entremêlent – sachez que c’est exactement ce que la science décrit comme normal. Vous n’êtes pas seul dans ce tsunami émotionnel.
Pour aller plus loin : Études et ressources scientifiques
La recherche scientifique confirme que les réactions émotionnelles au diagnostic de SP sont complexes, intenses et souvent contradictoires. Voici des ressources pour mieux comprendre cet aspect crucial du parcours avec la SP.
Impact psychologique du diagnostic
Neuropsychiatric Symptoms of Multiple Sclerosis: State of the Art – Cette revue complète décrit comment les personnes nouvellement diagnostiquées peuvent ressentir simultanément du choc, de l’anxiété, de la peur, de la tristesse, de la colère… mais aussi parfois un certain soulagement d’avoir enfin un nom pour leurs symptômes. Les médecins doivent adopter une approche empathique et de soutien face à ces émotions contradictoires.
The emotional and psychological impact of multiple sclerosis relapses – Cette étude examine comment les rechutes de SP sont vécues comme des crises qui provoquent des réactions émotionnelles fortes incluant le chagrin, l’anxiété, la colère et la culpabilité. Les périodes de rémission qui suivent peuvent paradoxalement contribuer au déni de la maladie, rendant difficile l’adhésion au traitement.
The emotional disorders associated with multiple sclerosis – Revue détaillée des troubles émotionnels et de l’humeur associés à la SP, affectant autant l’esprit que le corps. La SP est souvent associée à la dépression, avec un risque accru de suicide, une mauvaise adhésion au traitement et une qualité de vie réduite.
Prévalence et trajectoire des symptômes émotionnels
Impact of recently diagnosed multiple sclerosis on quality of life, anxiety, depression and distress of patients and partners – Étude révélant qu’en moyenne 8 mois après le diagnostic, 34% des personnes atteintes et 40% des partenaires présentaient des niveaux cliniquement élevés d’anxiété, et 36% des personnes atteintes avaient des niveaux de détresse sévère. Ces chiffres soulignent l’importance d’un soutien psychologique précoce.
Prevalence, co-occurrence, and trajectories of pain, fatigue, depression, and anxiety in the year following multiple sclerosis diagnosis – Recherche montrant que dans l’année suivant le diagnostic, 47,4% des personnes ont vécu une dépression cliniquement significative et 38,7% de l’anxiété. Ces symptômes nécessitent un dépistage rapide et des interventions fondées sur des données probantes pour optimiser la qualité de vie.
Régulation émotionnelle et SP
Emotion dysregulation in multiple sclerosis: Impact on symptoms of depression and anxiety – Cette étude examine le rôle de la dérégulation émotionnelle dans l’explication des symptômes de dépression et d’anxiété chez les personnes atteintes de SP. Les difficultés de régulation émotionnelle peuvent amplifier significativement les réactions au diagnostic.
Emotional dyscontrol in multiple sclerosis: an opinion article – Article explorant comment 73% des personnes atteintes de SP rapportent des symptômes de dérégulation émotionnelle. Les processus de démyélinisation et d’inflammation typiques de la SP peuvent affecter les voies neuronales impliquées dans la régulation émotionnelle.
Emotional experience is increased and emotion recognition decreased in multiple sclerosis – Étude révélant que les personnes atteintes de SP ont plus de difficulté à reconnaître les émotions et que leurs évaluations subjectives sont globalement plus intenses et dispersées, ce qui peut expliquer la nature contradictoire des émotions au diagnostic.
Adaptation psychologique et résilience
The first year after diagnosis: psychological impact on people with multiple sclerosis – Recherche montrant que la première année post-diagnostic est particulièrement critique pour l’impact psychologique. Les stratégies de résilience, d’évitement et de coping centré sur les émotions sont des prédicteurs de symptômes de dépression et d’anxiété.
Mindfulness training for emotion dysregulation in multiple sclerosis: A pilot randomized controlled trial – Essai contrôlé randomisé pilote montrant que l’entraînement à la pleine conscience peut aider à gérer la dérégulation émotionnelle chez les personnes atteintes de SP, offrant une approche thérapeutique pour les émotions intenses post-diagnostic.
Ressources francophones
Société canadienne de la sclérose en plaques – Soutien émotionnel – Ressources en français sur l’accompagnement émotionnel après le diagnostic, incluant des groupes de soutien et des services de counseling adaptés au contexte canadien.
