Les différents types de SP et ce que ça signifie au quotidien

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[IMAGE: Illustration montrant trois chemins différents représentant les trois types de SP – un chemin avec des bosses et des périodes plates (rémittente), un chemin qui monte graduellement (progressive), et un chemin mixte]

Salut! C’est Léa. Tu as peut-être entendu ton parent ou les médecins parler de « SP rémittente » ou « SP progressive ». Aujourd’hui, je vais t’expliquer ce que ça veut vraiment dire et, surtout, ce que ça change dans la vraie vie.

Parce que comprendre le type de SP que ton parent a, ça peut t’aider à mieux saisir ce qui se passe et ce à quoi t’attendre.

Pourquoi il existe différents types?

La SP n’affecte pas tout le monde de la même façon. C’est comme si chaque personne avait sa propre « version » de la maladie. Les médecins ont créé des catégories pour mieux comprendre et traiter la SP, mais rappelle-toi : même deux personnes avec le même type peuvent vivre des choses très différentes.

Il y a trois grands types de SP que tu dois connaître. Je vais te les expliquer simplement.

[IMAGE: Graphique simple montrant que 85% des personnes ont la SP rémittente, 10-15% ont la SP progressive primaire]

La SP rémittente-récurrente (SP-RR) : les montagnes russes

C’est le type le plus commun. Environ 85% des personnes atteintes de SP ont ce type au départ. C’est probablement le type que ton parent a si la maladie vient d’être diagnostiquée.

Comment ça fonctionne:

La SP rémittente, c’est comme des vagues. Il y a des périodes où de nouveaux symptômes apparaissent ou où les anciens symptômes empirent – on appelle ça des « poussées ». Ensuite, il y a des périodes où les symptômes s’améliorent ou disparaissent complètement – ce sont les « rémissions ».

Pense à ça comme des montagnes russes : des hauts, des bas, et des moments plus calmes entre les deux.

Dans la vraie vie, ça veut dire quoi?

Ton parent peut passer par des périodes difficiles (poussées) qui durent quelques jours, quelques semaines, ou parfois quelques mois. Pendant ces périodes, il peut :

  • Être beaucoup plus fatigué que d’habitude
  • Avoir plus de difficulté à bouger
  • Avoir des problèmes de vision
  • Se sentir plus engourdi ou avoir des picotements

Ensuite, les choses s’améliorent. Pendant les rémissions, ton parent peut se sentir presque normal, ou du moins beaucoup mieux.

[IMAGE: Calendrier montrant des jours colorés différemment – rouge pour les poussées, vert pour les bonnes périodes, jaune pour les périodes moyennes]

L’imprévisibilité:

Le plus difficile avec la SP rémittente, c’est que personne ne peut prédire quand viendra la prochaine poussée. Ça peut être dans quelques mois, dans un an, ou plus. Cette imprévisibilité de la SP [ARTICLE À CRÉER] est l’une des choses les plus dures à vivre.

Ton parent peut annuler des plans à la dernière minute parce qu’une poussée commence. Ce n’est pas qu’il ne veut pas y aller – c’est que son corps a décidé autrement. Pour mieux comprendre comment gérer quand les plans changent [ARTICLE À CRÉER], nous avons un article complet sur le sujet.

Les traitements:

Pour la SP rémittente, il existe plusieurs traitements qu’on appelle « traitements modificateurs de la maladie ». L’objectif de ces traitements est de :

  • Réduire le nombre de poussées
  • Rendre les poussées moins graves
  • Ralentir la progression de la maladie

Ces traitements ne guérissent pas la SP, mais ils aident vraiment à mieux la contrôler.

La SP progressive secondaire (SP-SP) : quand les choses changent

Avec le temps, environ 50% des personnes qui ont la SP rémittente vont évoluer vers la SP progressive secondaire. Ça arrive généralement après 10 à 20 ans de la forme rémittente.

Comment ça fonctionne:

Au lieu d’avoir des poussées claires suivies de rémissions, la maladie commence à progresser plus graduellement et continuellement. Les symptômes s’aggravent lentement au fil du temps, même sans poussées évidentes.

C’est comme si les montagnes russes se transformaient en une pente qui monte doucement mais de façon constante.

Dans la vraie vie, ça veut dire quoi?

Si ton parent est passé à cette forme de SP, tu remarqueras peut-être :

  • Les poussées deviennent moins fréquentes ou disparaissent
  • Mais les symptômes ne s’améliorent plus autant qu’avant entre les poussées
  • Il y a une progression plus constante du handicap
  • Les « bonnes périodes » deviennent plus rares

C’est souvent une transition difficile à accepter, autant pour ton parent que pour la famille. Parce que ça signifie que les choses ne reviennent plus à « la normale » comme avant.

Ce qui ne change pas:

Même avec la SP progressive secondaire, ton parent reste la même personne. Il peut encore avoir des bons moments, rire, profiter de la vie. C’est juste que les défis deviennent plus constants.

La SP progressive primaire (SP-PP) : progressive dès le début

Environ 10-15% des personnes ont ce type de SP dès le diagnostic. C’est moins commun que la forme rémittente.

Comment ça fonctionne:

Avec la SP progressive primaire, il n’y a pas vraiment de poussées et de rémissions dès le début. La maladie progresse graduellement et continuellement dès le départ.

C’est comme une pente douce mais régulière, sans les hauts et les bas de la forme rémittente.

Dans la vraie vie, ça veut dire quoi?

Si ton parent a ce type de SP :

  • Les symptômes s’aggravent lentement mais régulièrement
  • Il n’y a pas de « bonnes périodes » où tout s’améliore
  • Les principaux problèmes sont souvent liés à la marche et à la mobilité
  • Ça touche autant les hommes que les femmes (contrairement à la forme rémittente qui touche plus les femmes)

Le côté positif:

Même si ça peut sembler décourageant, la progression de la SP progressive primaire est souvent lente. Ton parent peut rester stable pendant longtemps avec le bon soutien et les bonnes adaptations.

[IMAGE: Graphique montrant la progression lente et régulière de la SP progressive primaire]

Ce que tous les types ont en commun

Même si ces trois types sont différents, ils partagent certaines choses importantes :

La fatigue:

Peu importe le type de SP, la fatigue est presque toujours présente. C’est l’un des symptômes les plus communs et les plus difficiles.

Les symptômes invisibles:

Les symptômes que tu ne peux pas voir [ARTICLE À CRÉER] (comme la fatigue, la douleur, ou les problèmes de mémoire) sont présents dans tous les types de SP.

L’imprévisibilité au quotidien:

Même avec la forme progressive, les symptômes peuvent varier d’un jour à l’autre. Certains jours seront meilleurs que d’autres.

L’unicité de chaque cas:

Deux personnes avec le même type de SP peuvent avoir des expériences très différentes. Il n’y a pas deux histoires de SP identiques.

Pourquoi c’est important de savoir quel type ton parent a?

Comprendre le type de SP de ton parent t’aide à :

1. Mieux comprendre ce qui se passe

Si ton parent a la SP rémittente, tu sauras que les mauvaises périodes ne dureront probablement pas pour toujours. Si c’est la forme progressive, tu comprendras pourquoi il n’y a pas de grandes améliorations même après du repos.

2. Ajuster tes attentes

Connaître le type de SP aide à savoir à quoi s’attendre. Avec la forme rémittente, tu apprendras à naviguer l’imprévisibilité. Avec la forme progressive, tu apprendras à t’adapter aux changements graduels.

3. Être plus patient et compréhensif

Quand tu comprends que ton parent ne contrôle pas sa maladie, c’est plus facile d’être patient quand les plans changent ou quand il ne peut pas faire certaines choses.

Les poussées : comprendre ce qui se passe

Pour la SP rémittente, comprendre ce qu’est une poussée peut vraiment aider.

C’est quoi exactement une poussée?

Une poussée, c’est quand de nouveaux symptômes apparaissent ou quand les symptômes existants empirent soudainement. Pour que ce soit considéré comme une vraie poussée, ça doit durer au moins 24 heures (et généralement beaucoup plus longtemps).

Ce qui peut déclencher une poussée:

  • Le stress important
  • Les infections (comme un rhume ou une grippe)
  • La chaleur excessive
  • Le manque de sommeil
  • Parfois… rien du tout. Ça arrive juste.

Pendant une poussée:

Ton parent peut recevoir des traitements pour aider à réduire l’inflammation, comme des corticoïdes. Ces traitements peuvent aider à récupérer plus vite, mais ils ne préviennent pas les futures poussées.

Notre article sur la première poussée après le diagnostic explique bien ce qui se passe pendant ces périodes.

[IMAGE: Diagramme montrant ce qui se passe dans le corps pendant une poussée – inflammation, attaque de la myéline]

Comment la SP peut évoluer avec le temps

Pour la SP rémittente:

Au début, les poussées peuvent être suivies d’une récupération complète. Ton parent revient à son état « normal » entre les poussées.

Avec le temps, la récupération peut être moins complète. Chaque poussée peut laisser quelques symptômes résiduels.

Éventuellement, chez certaines personnes, ça peut évoluer vers la forme progressive secondaire.

Pour la SP progressive:

L’évolution est plus graduelle et constante. Les changements sont plus lents mais plus continus.

Ce qui peut influencer l’évolution:

  • Les traitements suivis
  • Le mode de vie (alimentation, exercice, gestion du stress)
  • La rapidité du diagnostic et du début du traitement
  • Des facteurs individuels qu’on ne comprend pas encore complètement

Vivre avec l’incertitude

Quel que soit le type de SP, l’incertitude fait partie de l’équation. Même les médecins ne peuvent pas prédire exactement comment la maladie va évoluer pour ton parent.

Cette incertitude peut être angoissante. Tu te demandes peut-être :

  • « Comment sera mon parent dans 5 ans? 10 ans? »
  • « Est-ce que ça va empirer vite? »
  • « Est-ce qu’il pourra toujours faire les choses qu’il aime? »

La vérité: Personne ne le sait avec certitude. Mais voici ce qu’on sait :

  • Les traitements s’améliorent constamment
  • Beaucoup de personnes avec la SP vivent longtemps avec une bonne qualité de vie
  • Se concentrer sur le présent plutôt que sur l’avenir hypothétique aide

Vivre avec cette incertitude de la SP est un défi pour toute la famille.

Ce que tu peux faire avec cette information

Maintenant que tu comprends mieux les types de SP, tu peux :

1. Poser de meilleures questions

Si ton parent ou les médecins parlent de « poussées », tu sauras de quoi ils parlent. Tu peux poser des questions plus spécifiques sur ce qui se passe.

2. Mieux gérer tes émotions

Comprendre que les mauvaises périodes (pour la SP rémittente) ne sont pas permanentes peut aider. Savoir que les changements graduels (pour la SP progressive) sont normaux peut aussi aider à accepter la réalité.

3. Planifier de façon plus réaliste

Si ton parent a la SP rémittente, tu sauras qu’il vaut mieux avoir un plan B pour les activités importantes. Si c’est la forme progressive, tu sauras que certaines adaptations seront nécessaires avec le temps.

Le type de SP ne définit pas ton parent

Voici la chose la plus importante à retenir : le type de SP que ton parent a n’est qu’une étiquette médicale.

Ça ne définit pas qui il est comme personne. Ça ne change pas qu’il t’aime. Ça ne change pas ses qualités, ses passions, son humour, ou ce qui le rend unique.

La SP rémittente, progressive primaire, ou progressive secondaire – ce sont juste des mots que les médecins utilisent pour mieux traiter la maladie. Ton parent reste ton parent, avec tout ce que ça implique.

[IMAGE: Personne entourée de bulles montrant ses qualités et passions, avec une petite étiquette « SP » dans un coin – montrant que la maladie n’est qu’une petite partie de qui elle est]

En résumé

Il existe trois principaux types de SP : rémittente-récurrente (avec des poussées et des rémissions), progressive secondaire (qui commence comme rémittente puis devient progressive), et progressive primaire (progressive dès le début).

Chaque type a ses défis particuliers, mais tous partagent des symptômes communs comme la fatigue et l’imprévisibilité.

Comprendre le type de SP de ton parent t’aide à mieux saisir ce qui se passe et à ajuster tes attentes. Mais rappelle-toi : le type de SP n’est qu’une partie de l’histoire. Chaque personne vit la maladie différemment.

L’important, c’est de rester flexible, patient, et de te rappeler que ta vie continue aussi, peu importe le type de SP que ton parent a.