La dimension financière concrète : quand la SP attaque aussi le portefeuille

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Femme assise à une table, une main soutenant sa tête, regardant des factures et de l’argent devant elle, dans un environnement intérieur en noir et blanc, illustrant le coût financier de vivre avec la SP au Québec.

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« La SP ne touche pas juste mon corps. Elle touche mon portefeuille, ma carrière, ma sécurité financière. Et c’est OK d’en parler. »

Sophie

[IMAGE À INSÉRER: Factures médicales et calculatrice, stress financier]

Personne ne parle vraiment de l’argent quand tu reçois un diagnostic de SP. Les médecins parlent des symptômes, des traitements, des adaptations. Les groupes de soutien parlent des émotions, de l’acceptation, de la résilience.

Mais l’argent? C’est le sujet tabou. Comme si c’était superficiel de s’inquiéter de ça quand ta santé est en jeu.

Sauf que l’argent, c’est pas superficiel. C’est un toit au-dessus de ta tête. C’est manger. C’est payer tes médicaments. C’est survivre.

Et vivre avec la SP au Québec, même avec notre système de santé public… ça coûte cher. Vraiment cher.

Sommaire

Le choc initial : découvrir le prix de rester en vie

Trois semaines après mon diagnostic, j’ai reçu ma première facture pour l’interferon bêta.

[IMAGE À INSÉRER: Facture de médicament SP, montant élevé]

Avant que la RAMQ et mon assurance ne couvrent leur part, le coût était de 2 800$ par mois. Par. Mois.

33 600$ par année. Juste pour UN médicament.

Je suis restée figée devant cette facture. Comment quelqu’un peut-il se permettre ça? Même avec mes assurances, ma part s’élevait à environ 400$ par mois à l’époque.

400$ par mois pour avoir le droit de ralentir ma maladie. Pas pour guérir. Pas même pour me sentir mieux. Juste pour… peut-être… ne pas empirer trop vite.

La réalité financière au quotidien

Voici ce que personne ne te dit : la SP transforme chaque aspect de ta vie en dépense additionnelle.

Les médicaments (et tous les autres)

Mon interferon bêta, c’est le gros morceau. Mais ce n’est pas tout.

[IMAGE À INSÉRER: Pharmacie avec multiples médicaments]

Il y a aussi :

  • Médicament pour la fatigue (180$/mois)
  • Médicament pour les douleurs neuropathiques (120$/mois)
  • Suppléments de vitamine D haute dose (45$/mois)
  • Médicaments contre les effets secondaires de l’interferon (90$/mois)

Au total, avec la franchise RAMQ de 22$ par mois et ma coassurance de 30%, je paie environ 550-650$ par mois en médicaments.

7 200$ par année. Minimum.

Et ça, c’est si tout va bien. Si je n’ai pas de poussée nécessitant des traitements additionnels.

La prime d’assurance médicaments

Depuis que j’ai quitté mon emploi, je suis au régime public d’assurance médicaments de la RAMQ.

[IMAGE À INSÉRER: Formulaire d’impôt, prime RAMQ]

La prime annuelle basée sur mon revenu de freelance instable? Environ 744$ par année. Le maximum.

Ironiquement, je paie le maximum parce que Marc travaille et notre revenu familial dépasse le seuil… mais pas assez pour que je me sente riche.

On est dans cette zone grise où on fait « trop » pour avoir de l’aide, mais pas assez pour vivre confortablement avec une maladie chronique.

Les soins non couverts

Le système de santé québécois couvre beaucoup. Mais pas tout.

[IMAGE À INSÉRER: Clinique privée, services payants]

Ma physiothérapie pour mes problèmes d’équilibre? 85$ par séance. Je devrais y aller deux fois par semaine. Je n’y vais qu’une fois toutes les deux semaines. Parce que je ne peux pas me permettre 680$ par mois en physio.

Mon ergothérapeute pour adapter mon espace de travail? 110$ par consultation. J’y suis allée trois fois, puis j’ai arrêté.

Mon psychologue pour gérer mon anxiété? 140$ par séance. Je devrais y aller chaque semaine. J’y vais quand je craque vraiment.

Le massage thérapeutique qui aide avec mes tensions musculaires? 90$ par séance.

Au total, j’essaie de limiter ces dépenses à 300-400$ par mois. Mais certains mois où je vais vraiment mal, ça grimpe à 600-800$.

Les suppléments et produits naturels

Parce que la RAMQ ne couvre pas tout, et parce que certains symptômes n’ont pas de médicament efficace, je dépense aussi pour :

[IMAGE À INSÉRER: Suppléments et produits naturels]

  • Probiotiques pour contrer les effets secondaires gastro (55$/mois)
  • Oméga-3 haute dose (40$/mois)
  • Magnésium pour les crampes (25$/mois)
  • Curcuma pour l’inflammation (30$/mois)

Environ 150$ par mois de plus. Que les assurances ne couvrent pas du tout.

Les adaptations à la maison

Notre appartement n’était pas conçu pour quelqu’un avec mes limitations.

[IMAGE À INSÉRER: Équipements et adaptations domiciliaires]

On a dû acheter :

  • Un matelas orthopédique (1 800$)
  • Une chaise de bureau ergonomique pour mon travail (950$)
  • Des barres d’appui dans la salle de bain (280$)
  • Un banc de douche (160$)
  • Des tapis antidérapants partout (120$)
  • Un purificateur d’air pour mes problèmes respiratoires (450$)

Total : 3 760$. En un an.

Et ce sont juste les achats « essentiels ». Je n’ai même pas un fauteuil roulant pour les mauvais jours (1 200-3 500$ selon le modèle), parce que « je ne suis pas encore assez invalide » pour que ça soit couvert.

Le transport

Avant la SP, je marchais partout. Drummondville n’est pas grande.

Maintenant, quand ma fatigue frappe, marcher 10 minutes peut me clouer au lit pour le reste de la journée.

[IMAGE À INSÉRER: Taxi ou transport adapté]

Alors je prends le taxi. Ou Uber. Environ 3-4 fois par semaine.

15-20$ par course. Environ 250-300$ par mois.

Marc me conduit quand il peut, mais il travaille. Je ne peux pas toujours dépendre de lui.

Le transport adapté existe, mais il faut réserver d’avance. Et avec ma fatigue imprévisible, je ne sais jamais à l’avance quand j’en aurai besoin.

Les aliments spécialisés

Ma fatigue m’empêche de cuisiner certains jours. Alors on achète plus de plats préparés qu’avant.

[IMAGE À INSÉRER: Épicerie, aliments préparés coûteux]

Et j’essaie de manger anti-inflammatoire : plus de légumes bio, de poisson sauvage, d’huile d’olive de qualité.

Notre facture d’épicerie est passée de 500$ à 750$ par mois. 250$ de plus. Juste pour essayer de mieux manger pour ma santé.

Le calcul qui fait mal

Quand je mets tout ça ensemble, voici combien la SP me coûte vraiment chaque mois :

[IMAGE À INSÉRER: Budget mensuel détaillé avec impact SP]

  • Médicaments : 600$
  • Prime RAMQ : 62$ (divisée sur 12 mois)
  • Soins non couverts : 350$ (moyenne)
  • Suppléments : 150$
  • Transport additionnel : 275$
  • Épicerie supplémentaire : 250$

Total mensuel : 1 687$ Total annuel : 20 244$

Vingt mille dollars par année. Juste pour gérer ma SP au quotidien.

Sans compter les adaptations ponctuelles à la maison, les urgences médicales, ou les dépenses imprévues quand je fais une poussée.

La perte de revenus : l’autre moitié de l’équation

Mais ce n’est pas juste ce que la SP coûte. C’est aussi ce qu’elle m’a fait perdre en revenus.

Avant la SP

Comme graphiste en agence, je gagnais 52 000$ par année. Salaire stable. Avantages sociaux. Assurances payées par l’employeur.

[IMAGE À INSÉRER: Comparaison revenus avant/après diagnostic]

Après la SP

Comme graphiste freelance, mes revenus varient entre 28 000$ et 38 000$ par année selon la quantité de contrats que je peux accepter.

Disons en moyenne 33 000$.

J’ai perdu environ 19 000$ par année de revenus en quittant mon emploi stable.

Le double coup

Alors résumons :

  • Je gagne 19 000$ de moins par année
  • Je dépense 20 000$ de plus par année

C’est une différence de 39 000$ par année dans mon budget.

Trente-neuf mille dollars. Presque l’équivalent de mon salaire actuel complet.

Comment quelqu’un est censé survivre avec ça?

Comment on survit (à peine)

Marc assume plus que sa part

La vérité c’est que je ne survivrais pas financièrement sans Marc.

[IMAGE À INSÉRER: Couple discutant finances, tension visible]

Son salaire d’enseignant (56 000$/année) porte notre couple maintenant. Nous partageons toutes les dépenses 50-50 avant la SP. Maintenant, il paie environ 70% de nos frais communs.

C’est généreux. C’est aimant. Mais ça crée aussi une dynamique de couple difficile.

Je me sens dépendante. Comme un fardeau financier.

Marc dit que ça ne le dérange pas. Que nous sommes une équipe. Mais moi, ça me dérange. Beaucoup.

Je refuse des soins dont j’ai besoin

Je devrais aller en physio deux fois par semaine. J’y vais deux fois par mois.

Je devrais voir mon psychologue chaque semaine. J’y vais une fois par mois, quand ça va vraiment mal.

[IMAGE À INSÉRER: Choix impossibles entre soins nécessaires]

Je devrais avoir un massage thérapeutique régulier. Je n’en ai pas eu depuis six mois.

Je choisis activement de négliger certains aspects de ma santé parce que je ne peux pas me permettre tout.

C’est ça, la réalité de la maladie chronique au Québec en 2025, même avec notre système de santé « universel ».

On vit de façon ultra-minimaliste

Plus de sorties au restaurant. Plus de voyages. Plus d’achats impulsifs.

[IMAGE À INSÉRER: Style de vie restreint, budget serré]

Chaque dollar est calculé. Chaque dépense est pesée.

« Est-ce que j’ai vraiment besoin de ça, ou est-ce que cet argent devrait aller vers mes médicaments? »

C’est épuisant mentalement, en plus de tout le reste.

Je puise dans mes économies

Avant la SP, j’avais environ 18 000$ d’économies. Mon coussin de sécurité. Mon fonds d’urgence.

Maintenant, il reste 4 200$.

[IMAGE À INSÉRER: Compte d’épargne qui diminue]

À ce rythme, dans un an, je n’aurai plus rien.

Et après? Je ne sais pas.

Les programmes d’aide : moins utiles qu’on pense

« Mais il y a des programmes d’aide! » me disent les gens.

Oui. Il y en a. Voici pourquoi ils ne m’aident pas vraiment :

Régime québécois d’assurance invalidité (RRQ)

Pour être admissible, il faut que mon invalidité soit « grave et permanente » et m’empêche de faire « tout type de travail ».

[IMAGE À INSÉRER: Formulaires gouvernementaux complexes]

Je peux encore travailler. Pas autant qu’avant. Pas de façon stable. Mais je peux.

Alors je ne qualifie pas.

Le système est tout ou rien : soit tu es complètement invalide, soit tu ne reçois rien.

Il n’y a rien pour les gens comme moi qui sont partiellement invalides.

Crédit d’impôt pour personnes handicapées

J’ai appliqué. Deux fois.

Refusée. Deux fois.

[IMAGE À INSÉRER: Lettre de refus gouvernemental]

Motif : « Votre condition ne vous empêche pas de façon marquée d’accomplir les activités de base de la vie quotidienne. »

Parce que je peux encore m’habiller seule (même si ça me prend trois fois plus de temps qu’avant). Parce que je peux encore manger seule (même si je suis trop fatiguée pour cuisiner).

Le système n’est pas conçu pour les maladies invisibles et imprévisibles comme la SP.

Aide sociale

Je gagne trop pour être admissible à l’aide sociale.

33 000$ par année, ça me disqualifie.

[IMAGE À INSÉRER: Zone grise entre revenus et admissibilité]

Peu importe que ce revenu soit instable. Peu importe mes dépenses médicales astronomiques.

Je fais « trop » d’argent sur papier.

Programmes de SP Canada

SP Canada offre parfois de l’aide financière ponctuelle. J’ai reçu 500$ une fois pour m’aider à payer mon équipement de salle de bain.

C’était incroyablement utile. Mais c’est ponctuel, limité, et il faut réappliquer chaque fois.

Ce n’est pas une solution à long terme.

L’impact psychologique de la précarité financière

L’argent, ce n’est pas juste des chiffres dans un compte bancaire.

[IMAGE À INSÉRER: Anxiété financière, stress constant]

C’est du stress constant. De l’anxiété qui ne dort jamais.

Je me réveille la nuit en pensant aux factures. Je fais des cauchemars où je ne peux plus me payer mes médicaments.

La SP me donne déjà de l’anxiété. Le stress financier la multiplie par dix.

La culpabilité envers Marc

Chaque fois que Marc paie plus que sa part, je sens un poids dans ma poitrine.

[IMAGE À INSÉRER: Couple, déséquilibre financier visible]

Je devrais contribuer également. Nous sommes censés être des partenaires égaux.

Mais je ne peux pas. Et ça me ronge.

Même s’il me répète que ça ne le dérange pas, je me sens comme un fardeau.

Les choix impossibles

Certains mois, je dois choisir :

  • Est-ce que je paie ma physio ou est-ce que je contribue plus au loyer?
  • Est-ce que j’achète mes suppléments ou est-ce que je mets de l’argent de côté pour les imprévus?
  • Est-ce que je prends un taxi pour aller à mon rendez-vous médical ou est-ce que j’essaie de marcher et risque de m’épuiser?

[IMAGE À INSÉRER: Balance entre besoins et moyens financiers]

Personne ne devrait avoir à faire ces choix.

Mais je les fais. Chaque mois.

Le sentiment d’échec

J’ai 35 ans. Je devrais être en train de bâtir ma vie. D’économiser. De planifier l’avenir.

Au lieu de ça, je m’enfonce financièrement chaque année.

[IMAGE À INSÉRER: Planification financière abandonnée]

Marc et moi parlions d’acheter une maison. C’est impossible maintenant.

Nous parlions d’avoir des enfants. Comment pourrions-nous nous le permettre?

Mes amis achètent des condos, partent en voyage, planifient leur retraite.

Moi, j’espère juste pouvoir payer mes médicaments l’année prochaine.

Les coûts invisibles dont personne ne parle

Au-delà des factures concrètes, il y a tous ces coûts que personne ne comptabilise :

Le coût d’opportunité professionnel

Si je n’avais pas la SP, je serais peut-être directrice artistique maintenant. 65 000-75 000$ par année.

[IMAGE À INSÉRER: Progression de carrière perdue]

Au lieu de ça, je suis freelance précaire à 33 000$.

Sur 10 ans, ça représente une perte de revenus d’environ 400 000$.

Quatre cent mille dollars de carrière perdue.

Marc perd aussi des opportunités

Marc a refusé une promotion l’année dernière. Elle exigeait plus de déplacements, des soirs et weekends.

[IMAGE À INSÉRER: Partenaire sacrifiant opportunités]

Il a dit non parce qu’il veut être là pour moi. Pour m’aider les jours difficiles. Pour me conduire à mes rendez-vous.

Cette promotion aurait ajouté 8 000$ par année à son salaire.

Ma SP coûte aussi à Marc. Financièrement et professionnellement.

Le temps c’est de l’argent

Entre mes rendez-vous médicaux, mes arrêts pour gérer ma fatigue, mes journées perdues à cause de poussées… je perds environ 15-20 heures de travail par mois.

[IMAGE À INSÉRER: Temps perdu vs productivité]

À mon taux horaire freelance de 45/h,c\carepreˊsente675900/h,c\c​arepreˊsente675−900 de revenus perdus chaque mois.

8 100-10 800$ par année.

Juste en temps perdu à gérer ma maladie.

Ce que je voudrais que les gens comprennent

La SP n’est pas juste une maladie médicale. C’est une catastrophe financière.

[IMAGE À INSÉRER: Impact global SP – santé et finances]

Même au Québec, avec notre système de santé universel, vivre avec une maladie chronique coûte une fortune.

Les médicaments sont chers. Les soins complémentaires sont chers. L’équipement est cher.

Et en même temps, ta capacité de gagner ta vie diminue.

C’est un piège. Un cercle vicieux dont il est presque impossible de sortir.

Pour ceux qui ont un emploi stable

Si vous avez des assurances collectives, accrochez-vous-y.

[IMAGE À INSÉRER: Assurances employeur, protection précieuse]

Ne prenez pas de risques professionnels qui pourraient vous faire perdre vos avantages sociaux.

Je sais, ça limite vos options. Mais la liberté que j’ai gagnée en devenant freelance a un prix financier énorme.

Pesez très soigneusement ce choix.

Pour les familles et proches

Oui, votre soutien financier aide énormément. Mais il crée aussi de la culpabilité et du ressentiment (pas envers vous, envers la situation).

[IMAGE À INSÉRER: Soutien familial, dynamiques complexes]

Si vous pouvez aider, merci. Vraiment.

Mais essayez aussi de comprendre pourquoi on refuse parfois votre aide : parce qu’on veut désespérément garder un sentiment d’indépendance et de dignité.

Pour les décideurs politiques

Le système actuel punit les gens qui essaient de rester actifs malgré leur maladie.

[IMAGE À INSÉRER: Zones grises systèmes d’aide]

Si je travaillais moins, je qualifierais peut-être pour plus d’aide. Mais je veux travailler. Je veux contribuer.

Il faut des programmes qui soutiennent les gens partiellement invalides. Pas juste ceux qui sont complètement incapables de travailler.

Un système qui reconnaît que les maladies chroniques existent sur un spectre, pas en tout-ou-rien.

Ma stratégie de survie (imparfaite mais réelle)

Voici comment je m’en sors, jour après jour :

J’ai accepté la dépendance envers Marc

C’est dur pour mon ego. Mais c’est la réalité.

[IMAGE À INSÉRER: Acceptation difficile de dépendance financière]

Nous en parlons ouvertement maintenant. De comment ça me fait sentir. De comment on peut rééquilibrer autrement notre relation.

Ce n’est pas parfait. Mais c’est honnête.

Je priorise impitoyablement

Mes médicaments de base : non négociable.

Mes rendez-vous avec le neurologue : non négociable.

Tout le reste? Négociable selon le budget du mois.

[IMAGE À INSÉRER: Priorités médicales vs budget]

Certains mois, je sacrifie la physio. D’autres, je saute le psychologue.

Je fais de mon mieux avec ce que j’ai.

Je garde des traces méticuleuses

J’ai un fichier Excel avec toutes mes dépenses médicales.

Pour mes impôts (crédit d’impôt pour frais médicaux). Pour savoir où va mon argent. Pour avoir des preuves si je réapplique pour le crédit d’impôt pour personnes handicapées.

[IMAGE À INSÉRER: Suivi détaillé dépenses médicales]

C’est du travail additionnel. Mais c’est nécessaire.

Je dis oui à l’aide quand elle est offerte

Si mes parents veulent payer ma physio ce mois-ci? Je dis oui.

Si SP Canada a un programme d’aide ponctuelle? J’applique.

[IMAGE À INSÉRER: Acceptation d’aide, fierté mise de côté]

J’ai mis mon orgueil de côté. Parce que survivre est plus important que mon ego.

J’essaie de ne pas penser trop loin

Penser à combien tout ça va coûter dans 10 ans, 20 ans? C’est paralysant.

[IMAGE À INSÉRER: Vie au jour le jour vs planification impossible]

Alors je me concentre sur ce mois-ci. Cette année.

Un jour à la fois. Financièrement parlant.

La vérité sans filtre

Vivre avec la SP au Québec, c’est jongler constamment entre ta santé et ton portefeuille.

[IMAGE À INSÉRER: Équilibre précaire santé-finances]

C’est choisir entre te soigner et payer ton loyer.

C’est te sentir coupable d’être malade parce que ça coûte cher à ton partenaire.

C’est regarder tes économies fondre et te demander comment tu vas survivre quand il ne restera plus rien.

C’est vivre avec la peur constante que ta situation empire et que tu ne puisses plus te permettre tes médicaments.

Personne ne devrait avoir à vivre comme ça. Mais des milliers de personnes avec des maladies chroniques au Québec vivent exactement ça.

On fait de notre mieux. On survit. À peine.

Mais on survit quand même.

NOTE IMPORTANTE

Ce texte représente mon expérience personnelle avec les coûts liés à la SP. Chaque situation financière est différente selon les revenus, assurances, et sévérité de la maladie. Les montants indiqués reflètent ma réalité en 2025 et peuvent varier. Consultez un planificateur financier et explorez tous les programmes d’aide disponibles pour votre situation spécifique.

NOTE DE SOPHIE

Ce fut l’article le plus difficile à écrire. Parler d’argent, c’est vulnérable d’une façon différente.

J’ai hésité longtemps. Est-ce que je veux vraiment que tout le monde sache que je galère financièrement? Que je dépends de Marc? Que mes économies disparaissent?

Mais si je cache cette réalité, je perpétue le mythe que vivre avec une maladie chronique, c’est juste une question de « rester positif » et « bien gérer ses symptômes ».

Non. C’est aussi stresser chaque mois en regardant ton compte bancaire. C’est choisir entre deux soins dont tu as besoin. C’est voir tes rêves d’avenir s’effondrer parce que tu ne peux pas te le permettre financièrement.

Alors oui, je partage. Parce que quelqu’un d’autre vit peut-être la même chose et se sent seul dans cette galère financière.

Avec toutes mes factures et ma calculatrice,

Pour aller plus loin : études et ressources scientifiques

L’impact financier de la sclérose en plaques est bien documenté scientifiquement, avec des données sur les coûts directs, indirects et l’impact sur l’emploi.

Coûts globaux et fardeau économique

Impact économique total de la SP

Coûts des médicaments

Impact des traitements modificateurs sur finances personnelles

Impact sur l’emploi et revenus

Perte d’emploi et revenus

Coûts de soins non couverts

Dépenses personnelles et soins complémentaires

Toxicité financière

Impact psychologique et décisions de soins

[IMAGE À INSÉRER: Stratégies d’adaptation face coûts SP]

Impact sur partenaires et aidants

Coûts et pertes pour conjoints

Inadéquation des programmes d’aide

Zones grises et accès limité

Planification financière et adaptations

Stratégies de gestion des coûts

Inégalités et accès aux soins

Disparités socioéconomiques

Dépenses cachées et temps perdu

Coûts d’opportunité

Fardeau progressif avec sévérité

Augmentation coûts avec progression

Impact sur qualité de vie

Corrélation détresse financière et bien-être

Assurances et couverture au Canada

Système mixte public-privé canadien

Programmes d’assistance pharmaceutique

Efficacité des programmes aide médicaments

Stratégies d’optimisation budgétaire

Maximisation des ressources disponibles


Ressources québécoises spécifiques

Programmes d’aide financière au Québec

Services de planification financière

Note médicale importante : Ces études documentent l’impact financier réel de la SP. La planification financière précoce, la maximisation des programmes d’aide disponibles, et le counseling professionnel peuvent aider à gérer ce fardeau. Consultez un planificateur financier familier avec les maladies chroniques et explorez tous les programmes d’aide gouvernementaux et communautaires applicables à votre situation.